«Deux des principaux scientifiques chargés par l’EFSA d’aviser la pomme de terre transgénique ont mis en garde contre les effets négatifs de celle-ci sur la santé humaine et l’environnement. Greenpeace salue que des scientifiques de l’EFSA prennent enfin au sérieux les dangers inhérents aux OGM. Ce nouvel avis de l’EFSA prouve qu’une évaluation approfondie des risques liés aux OGM est indispensable et que toute autorisation d’OGM est irresponsable!» déclare Maurice Losch, chargé de campagne OGM chez Greenpeace Luxembourg.
La pomme de terre OGM de BASF a été développé il y a 13 ans en utilisant des pratiques parmi les plus primitives de la modification génétique. Dans le passé, l’EFSA avait déjà donné un avis positif relative à l’autorisation de la pomme de terre de BASF. Elle a finalement été forcée par la Commission européenne à réexaminer les risques liés aux gènes marqueurs utilisés dans le cas de la pomme de terre BASF et qui mènent à une résistance aux antibiotics.
L’EFSA n’était pas en mesure de répondre aux problèmes juridiques et sanitaires posés. Une directive européenne de 2001 demande de ne plus autoriser, à partir de 2004, des OGM qui entrainent des résistances à des antibiotics importants pour la santé humaine et animale. Or, selon l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) les antibiotiques utilisés dans le cas de la pomme de terre BASF sont vitals pour traiter des maladies et épidémies importantes, notamment la tuberculose.