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Entre 150'000 et 350'000 tortues sont menacées par la construction d’un port situé à Dharma, dans l’Etat de l’Orissa au Sud-est de l'Inde. En effet, l’opération de dragage nécessaire aux travaux de sa construction pourrait endommager de manière irréversible l’un des derniers sites mondial de reproduction des tortues dites "olivâtres".
La tortue olivâtre est une des plus petites espèces de tortues marines. Elle doit son nom à la couleur olive de sa carapace. Cette espèce est en voie de régression. Afin qu’une étude approfondie puisse être menée sur l’impact écologique d’un tel projet, le dragage doit absolument être stoppé.
Prônant le développement durable et le respect de l’environnement la firme multinationale indienne Tata - en charge du projet - vient pourtant d’annoncer son refus de suspendre ses travaux de construction. Selon Ashish Fernandes, chargé de campagne Océans pour Greenpeace "Ce refus est en total incohérence avec les engagements de l’entreprise Tata qui s’était engagée à redéfinir son projet si une menace environnementale était avérée. C’est pourtant chose faite mais Tata s’obstine et ne veut rien entendre."
Chaque année, entre les mois de décembre et d’avril, des milliers de tortues olivâtres en provenance d’Australie et des Philippines viennent se reproduire dans cette zone. Elles parcourent ainsi des milliers de kilomètres pour atteindre les plages de Gahirmatha et venir se reproduire à l’endroit où elles sont nées. Mais les travaux menés par la construction du port pourraient bien empêcher la nidification de cette espèce déjà menacée. Le taux de mortalité des tortues olivâtres ne cesse d’augmenter au large des côtes de l’Orissa.
Un port de plus – une espèce de moins
En raison de la croissance économique indienne, un des derniers lieux de ponte planétaires des tortues olivâtres risque de céder la place à un nouveau port commercial.
Dites non à l'extinction des tortues
Clip de Greenpeace Inde pour protester contre la construction d'un port.
Greenpeace Inde
Soutenez l'action de nos collègues indiens et écrivez à M. Tata pour protester (en anglais).