Lors d’une rencontre organisée aujourd’hui, Greenpeace a demandé aux représentants du Comité International Olympique (CIO) de soutenir les appels internationaux visant à protéger la zone tampon de la Réserve naturelle du Caucase, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Une partie des infrastructures prévues pour les Jeux olympiques d’hiver à Sotchi en 2014 se situe dans la zone tampon de la réserve et Greenpeace exige que ces infrastructures soient déplacées en-dehors de la zone.


Greenpeace appelle le CIO à relocaliser les infrastructures prévues dans la zone tampon de la Réserve naturelle du Caucase, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

A leur arrivée, les représentants de Greenpeace
ont remis au CIO une balance symbolique et un appel signé par plus
de 5000 Russes. La balance, formée de deux plateaux, représente
d’un côté un site d’une importance mondiale, de l’autre ce pour
quoi ce site devrait être sacrifié: une piste de bob et le village
olympique, qui seront uniquement utilisés durant les 3 semaines que
dureront les Jeux olympiques.

Greenpeace souhaite que le CIO soutienne la
relocalisation des infrastructures prévues pour les Jeux olympiques
de Sotchi 2014 dans la zone tampon de la Réserve naturelle du
Caucase, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, et dans la
chaîne montagneuse de Grushevy, zone à plus haute valeur de
conservation du Parc National de Sotchi, vers un endroit moins
sensible.

De nombreuses ONG environnementales et des
scientifiques de renommée ont insisté sur la nécessité de protéger
la région. La zone menacée abrite plusieurs animaux figurant sur la
liste rouge de l’Union mondiale pour la nature (IUCN), comme la
chèvre du Caucase de l’Ouest ou le chamois caucasien. Par ailleurs,
une des plus grandes forêts anciennes du Caucase de l’Ouest
pourrait être détruite.

Il y a un mois, le Gouvernement russe a
approuvé le programme de construction des infrastructures
olympiques dans les zones sensibles, qui exclut la possibilité de
les relocaliser à d’autres endroits.

Dans le même temps la société étatique
Olympstroy, désignée par le président pour superviser l’avancée des
travaux, croit qu’une relocalisation des infrastructures olympiques
contestées est possible. Lors d’un meeting en décembre 2007, un
représentant du Comité d’organisation de Sotchi 2014 a cependant
déclaré qu’une telle relocalisation n’était possible qu’après
consultation auprès du CIO.

Andrey Petrov, responsable de campagne de
Greenpeace Russie, déclare: «La responsabilité de la relocalisation
des infrastructures olympiques en question est désormais entre les
mains des dirigeants du CIO. S’ils négligent leurs responsabilités,
les Jeux Olympiques de Sotchi 2014 resteront dans l’histoire comme
les Jeux ayant provoqué la destruction d’un site d’importance
mondiale à très haute valeur de conservation, violant ainsi les
conventions internationales et la Charte olympique.»

«Si les autorités russes ne changent pas
d’avis, le Comité du patrimoine mondial  n’aura pas le choix et
devra transférer le Caucase de l’Ouest sur la Liste du patrimoine
mondial en péril. Ceci signifierait que la Russie viole
outrageusement la Convention pour la protection du patrimoine
mondial, culturel et naturel de l’UNESCO. Le CIO devrait en
partager la responsabilité.»