En Russie, Greenpeace a remporté une victoire importante pour l’environnement: une partie des infrastructures des Jeux Olympiques d’hiver prévus en 2014 à Sotchi ne pourra être construite, comme cela était prévu, dans l’enceinte du Parc national de Sotchi, zone extrêmement riche sur le plan écologique.


Parc national de Sotchi (Russie) ©Greenpeace

Vladimir Poutine a décidé de faire ériger les
infrastructures en question dans un autre endroit, obéissant ainsi
à la forte pression exercée par Greenpeace ainsi que d’autres
organisations environnementales et l’ONU. A l’origine, il était
prévu de construire la piste de bobsleigh, avec des tribunes
pouvant accueillir 11’000 spectateurs, et le village olympique dans
le Grushevy Ridge, un site particulièrement sensible et protégé
pour plusieurs raisons.

Il se trouve en effet sur le territoire du Parc
national de Sotchi et dans la zone tampon du Caucase occidental
inscrite au patrimoine naturel mondial; il borde en outre la
réserve biosphérique du Caucase. Avec sa diversité unique de
paysages et d’espèces – on y a recensé plus d’une centaine
d’espèces menacées! – cette région est l’une des «perles»
écologiques que compte la Russie; elle est d’importance
mondiale.

«Cette décision nous réjouit énormément. Cela
nous laisse espérer que les J.O. de Sotchi 2014 puissent devenir de
véritables olympiades vertes», déclare Mikhail Kreindlin,
responsable des espaces protégés chez Greenpeace Russie. «Certes,
nous avons du pain sur la planche; mais le problème majeur de ces
J.O. 2014 semble être résolu.»

Depuis 2007, Greenpeace et d’autres
organisations de protection de l’environnement russes s’engagent
pour un déplacement des infrastructures les plus préjudiciables. Il
n’a jamais été question d’empêcher la réalisation des Jeux, mais de
les concevoir, dans la mesure du possible, de manière plus
écologique.