En mars 2011, à la suite de la catastrophe de Fukushima, des habitants des alentours de Mühleberg déposaient une demande de retrait de l’autorisation d’exploiter cette centrale, faisant valoir de sérieux doutes quant à la sécurité des installations. Les fissures dans le manteau du réacteur, le fait que le système d’urgence ne puisse pas faire face aux séismes,  le trop faible degré de redondance du système de refroidissement et une alimentation électriques désuète au regard de la technologie actuelle sont autant d’éléments justifiant cette démarche auprès du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). Pourtant ce dernier refusait d’entrer en matière, préférant se reposer sur les conclusions de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

En mars 2011, à la suite de la catastrophe de Fukushima, des habitants des alentours de Mühleberg déposaient une demande de retrait de l’autorisation d’exploiter cette centrale, faisant valoir de sérieux doutes quant à la sécurité des installations. Les fissures dans le manteau du réacteur, le fait que le système d’urgence ne puisse pas faire face aux séismes,  le trop faible degré de redondance du système de refroidissement et une alimentation électriques désuète au regard de la technologie actuelle sont autant d’éléments justifiant cette démarche auprès du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). Pourtant ce dernier refusait d’entrer en matière, préférant se reposer sur les conclusions de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

Un recours a donc été déposé auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) et celui-ci vient de rendre son verdict. « Le DETEC aurait dû entrer en matière sur cette demande et procéder à un examen matériel afin de déterminer si un tel retrait se justifie. » Voici ce que l’on peut lire dans le communiqué de presse du TAF, qui a donc donnée raison aux riverains de la centrale.
   
Ce verdict confirme ce que Greenpeace a répété à plusieurs reprises. Le DETEC n’a pas fait ses devoirs. En tant qu’autorité chargée de délivrer les autorisations d’exploitation, le département doit réaliser ses propres évaluations quant à la sécurité des installations nucléaires et ne doit pas se reposer sur les conclusions de l’IFSN. Une institution dont l’indépendance a d’ailleurs été sérieusement mise en doute ces dernières semaines.

Au regard des déficits de sécurité constatés sur les plus anciennes centrales nucléaire du pays, Greenpeace exige dorénavant du DETEC qu’il vérifie si la centrale de Beznau ne réunit pas également les conditions justifiant une révocation de l’autorisation d’exploitation.

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