Élu président de la République française en mai 2012, François Hollande avait fait plusieurs promesses dans le domaine de l’énergie. Il a promis de réduire la part du nucléaire de 75 à 50% de l’électricité en France d’ici à 2025, d’enclencher la transition énergétique du pays et de faire une consultation auprès de la population lors d’un grand débat citoyen. Mais la manière avec laquelle il remplit ces engagements depuis son accession au pouvoir soulève bien des interrogations.  Fin novembre 2012, Greenpeace France décidait de ne pas prendre part  au Débat national sur la transition énergétique lancé par le gouvernement. La présence de personnalités ouvertement pro nucléaire dans le comité de pilotage de cette initiative, laissait craindre que les questions fondamentales concernant la filière nucléaire ne seraient pas abordées. De plus, le fait que la question des transports ne serait pas discutée dans ce débat, et les déclarations d’intention en faveur de l’exploitation du gaz de schiste décrédibilisent complètement la démarche. Pour Greenpeace, la vision défendue par le gouvernement appartient au passé. A l’approche de la « Journée citoyenne » du Débat national sur la transition énergétique les inquiétudes de Greenpeace se confirment. Le livret d’information envoyé aux citoyens sélectionnés pour participer aux débats fournit une information incomplète: le risque nucléaire n’est tout simplement pas développé, expliqué ou présenté. « Quand on débat de la transition énergétique dans le pays le plus nucléarisé du monde, on doit aussi parler des risques et des coûts réels du nucléaire. Combien va coûter la prolongation de nos vieilles centrales si elle est décidée? L’amélioration de la sûreté nucléaire suite à Fukushima? La gestion des déchets? » s’interroge Cyrille Cormier, chargé de campagne énergie pour Greenpeace France. « Pour l’heure, ces sujets sont absents des discussions et des documents donnés aux citoyens. Pour comparer les scénarios énergétiques pour les années à venir, les coûts, bénéfices, avantages et inconvénients de chaque trajectoire, tout doit être mis sur la table. Y compris les nombreux défauts du nucléaire. »En Suisse, on ne peut bien sûr que partager les préoccupations exprimées par Greenpeace France. Plusieurs centrales problématiques menacent notre pays, comme  les centrales de Fessenheim et du Bugey, qui se situent à proximité des villes de Bâle et de Genève. Leurs réacteurs sont parmi les plus anciens de France et présentent de nombreux défauts de sécurité. A bien des égards, la population suisse est concernée par le danger que représente le parc nucléaire français. Les omissions et les errements du gouvernement français en matière de politique énergétique sont donc tout aussi préoccupants de ce coté-ci de la frontière. Il est à espérer que le gouvernement français corrige le tir rapidement et s’engage dans la voie d’une véritable transition énergétique. En attendant,  Greenpeace France a publié une série de documents donnant aux Français et à leurs voisins les moyens de compréhension et de débat sur la politique énergétique. Des outils qui permettent de combler les lacunes de la communication officielle:

L'heure de la transition énergétique est venue pour la FranceÉlu président de la République française en mai 2012, François Hollande avait fait plusieurs promesses dans le domaine de l’énergie. Il a promis de réduire la part du nucléaire de 75 à 50% de l’électricité en France d’ici à 2025, d’enclencher la transition énergétique du pays et de faire une consultation auprès de la population lors d’un grand débat citoyen. Mais la manière avec laquelle il remplit ces engagements depuis son accession au pouvoir soulève bien des interrogations.  

Fin novembre 2012, Greenpeace France décidait de ne pas prendre part  au Débat national sur la transition énergétique lancé par le gouvernement. La présence de personnalités ouvertement pro nucléaire dans le comité de pilotage de cette initiative, laissait craindre que les questions fondamentales concernant la filière nucléaire ne seraient pas abordées. De plus, le fait que la question des transports ne serait pas discutée dans ce débat, et les déclarations d’intention en faveur de l’exploitation du gaz de schiste décrédibilisent complètement la démarche. Pour Greenpeace, la vision défendue par le gouvernement appartient au passé.

A l’approche de la « Journée citoyenne » du Débat national sur la transition énergétique les inquiétudes de Greenpeace se confirment. Le livret d’information envoyé aux citoyens sélectionnés pour participer aux débats fournit une information incomplète: le risque nucléaire n’est tout simplement pas développé, expliqué ou présenté. « Quand on débat de la transition énergétique dans le pays le plus nucléarisé du monde, on doit aussi parler des risques et des coûts réels du nucléaire. Combien va coûter la prolongation de nos vieilles centrales si elle est décidée? L’amélioration de la sûreté nucléaire suite à Fukushima? La gestion des déchets? » s’interroge Cyrille Cormier, chargé de campagne énergie pour Greenpeace France. « Pour l’heure, ces sujets sont absents des discussions et des documents donnés aux citoyens. Pour comparer les scénarios énergétiques pour les années à venir, les coûts, bénéfices, avantages et inconvénients de chaque trajectoire, tout doit être mis sur la table. Y compris les nombreux défauts du nucléaire. »

En Suisse, on ne peut bien sûr que partager les préoccupations exprimées par Greenpeace France. Plusieurs centrales problématiques menacent notre pays, comme  les centrales de Fessenheim et du Bugey, qui se situent à proximité des villes de Bâle et de Genève. Leurs réacteurs sont parmi les plus anciens de France et présentent de nombreux défauts de sécurité. A bien des égards, la population suisse est concernée par le danger que représente le parc nucléaire français. Les omissions et les errements du gouvernement français en matière de politique énergétique sont donc tout aussi préoccupants de ce coté-ci de la frontière.

Il est à espérer que le gouvernement français corrige le tir rapidement et s’engage dans la voie d’une véritable transition énergétique. En attendant,  Greenpeace France a publié une série de documents donnant aux Français et à leurs voisins les moyens de compréhension et de débat sur la politique énergétique. Des outils qui permettent de combler les lacunes de la communication officielle:

Mathias Schlegel est porte-parole de la campagne Climat & Energie de Greenpeace Suisse

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