Le bateau Greenpeace Arctic Sunrise qui a été abordé par les autorités russes est presque à la fin de son remorquage. Il se trouve à proximité de Mourmansk et attend de pouvoir accéder à ce port.


L’Arctic Sunrise à la remorque du bateau des garde-côtes russes. ©Greenpeace/Podgorny

 Une équipe Greenpeace se trouve sur place et espère pouvoir entrer en contact avec l’équipage et les militants – dont un Suisse. Un soutien judiciaire est organisé. Nous n’avons actuellement pas de contact avec Marco Weber, le militant suisse de 28 ans.

Le Dr. Stefan Kirchner, professeur de droit spécialisé dans le droit maritime, critique la façon de faire des autorités russes dans une prise de position personnelle: « Sur la base des informations disponibles il semble que la Russie ne respecte pas ses obligations internationales en forçant des militants écologistes à mettre fin à leurs protestations pacifiques. »

Cela fait 40 ans que Greenpeace proteste pacifiquement en faveur de la protection de l’environnement et de ses habitants. C’est sur ces principes que se basaient les actions de la semaine passée contre les forages pétroliers dans l’Arctique. Les militants Greenpeace n’ont rien fait qui aurait justifié l’intervention brutale des autorités russes.

Cela fait maintenant quatre jours que le bateau Greenpeace a été abordé. Les accusations ont fusé de toutes parts. Mais nous n’avons encore reçu aucune mise en accusation officielle. Et les militants n’ont toujours pas eu le droit de contacter des avocats et les services consulaires de leurs pays.

Les défenseurs de l’Arctique se sont engagés pour protéger un des derniers écosystèmes encore intacts sur notre planète contre des forages pétroliers sans égards et extrêmement dangereux, et contre les effets des changements climatiques. Greenpeace exige leur libération immédiate.

C’est le projet de Gazprom, le groupe pétrolier de l’Etat russe, de forer dans l’Arctique qui est à l’origine de la dissension. Ces forages en mer de Petchora sont hautement risqués. La plateforme Prirazlomnaya est constituée de pièces bonnes pour la ferraille et ne correspond même pas aux normes russes les plus basses.

Cela fait des années que l’extraction de pétrole est remise à plus tard. Certaines parties de la plateforme ont été construites en 1984 déjà et renforcées contre les glaces à la fin des années 1990. Les plans d’urgence de Gazprom ne suffisent pas pour faire face à un éventuel accident pétrolier. L’éloignement par rapport à tous les moyens de sauvetage et les rudes conditions météorologiques peuvent transformer le moindre accident en catastrophe écologique. Des ours polaires, des morses et des oiseaux marins rares vivent dans les trois zones de protection de la nature de cette région.