A Mourmansk, la justice russe a rejeté la demande de remise en liberté sous caution du militant de Greenpeace Marco Weber. Il doit donc rester en détention provisoire jusqu’au 24 novembre. Suite à une protestation pacifique contre les forages pétroliers dans l’Arctique, 28 militants Greenpeace ainsi qu’un caméraman et un photographe indépendants ont été inculpés de « piraterie en bande organisée ». Dans leur recours, les avocats des défenseurs de l’Arctique avaient demandé une libération sous caution.


Marco Weber au tribunal de Mourmansk. ©Greenpeace/Podgorny

 « La détention de ces militants et militantes Greenpeace est absolument injustifiable vu la nature pacifique de leurs actes. Ils sont accusés d’un crime qui n’a pas été commis. Ils sont en détention alors que personne ne les considère comme coupables. Ce sont des prisonniers politiques et le monde entier en porte la responsabilité », souligne Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International. « Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous allons poursuivre notre protestation pacifique contre Gazprom et toutes les autres compagnies pétrolières qui veulent forer dans l’Arctique. »

Le 18 septembre, l‘équipage de l’Arctic Sunrise avait protesté de manière pacifique contre une plateforme de forage pétrolier de Gazprom dans la mer de Pechora, en Arctique. 1,5 millions de personnes dans le monde entier ont déjà envoyé un courriel de protestation à l’ambassade russe pour demander la libération des « 30 de l’Arctique ».