Le 23 octobre 2013, les autorités russes ont fait part de leur intention de substituer une accusation de hooliganisme aux accusations de piraterie contre les 30 militants et membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise, ce qui est tout aussi absurde. Les accusations de piraterie n’ayant pas encore été abandonnées, les « 30 de l’Arctique » sont accusés à la fois de piraterie et de hooliganisme jusqu’à nouvel avis.


En août, dans le port de Kirkenes (Norvège), une partie de l’équipage de l’Arctic Sunrise: Marco Weber (Suisse), Philip Ball (GB), Tomasz Dziemianczuk (Pologne), Anthony Perrett (GB), Sini Saarela (Finlande) et Camila Speziale (Argentine) ©Greenpeace

 « Les 30 militants et membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise ne sont pas plus des hooligans que des pirates », déclare Vladimir Chuprov responsable des question énergétique pour Greenpeace Russie. » Il s’agit encore une fois d’accusations complètement disproportionnées, pouvant entraîner jusqu’à sept ans de prison. Voilà qui n’est rien de moins qu’une attaque contre le principe même de la manifestation pacifique. » Ces militants se sont rendus dans l’Arctique armés seulement de leur désir de faire la lumière sur des projets de prospection pétrolière irresponsable. Ils devraient être libres, auprès de leurs familles et de leurs proches, et non emprisonnés à Mourmansk. 

Greenpeace contestera les accusations de hooliganisme forgées de toutes pièces avec la même détermination que  pour les allégations de piraterie. Dans les deux cas, il s’agit de charges fantaisistes sans  aucun lien avec la réalité. Le comité d’enquête affirme également qu’ils accuseront possiblement certains activistes de l’usage de la force contre les officiers, ce qui pourrait entraîner jusqu’à dix ans d’incarcération. C’est totalement absurde.

Greenpeace a un passé de 42 années d’activisme entièrement pacifique, et les militants n’ont jamais failli à cette réputation. L’Arctic Sunrise a été abordée et saisie par des hommes armés de couteaux et de fusils, tandis que les 30 militants et membres de l’équipage se sont rendus sans heurts. Greenpeace exige leur libération immédiate et sans conditions.