Le comité d’enquête russe désire prolonger la détention préventive des « 30 de l’Arctique » de trois mois, afin de réaliser des investigations supplémentaires. Suite à leur action non violente de fin septembre contre la plateforme pétrolière de Gazprom, les 28 militants Greenpeace et les deux journalistes indépendants qui les accompagnaient, ont été placé en détention préventive pour une période de deux mois, accusés successivement de piraterie et de hooliganisme.


David John Haussmann, militant de Nouvelle-Zélande, à son arrivée au tribunal de Primorskiy à Saint-Pétersbourg. ©Greenpeace/Weikl

 Cette première détention arrive à son terme le 24 novembre prochain. Si la cour devait refuser cette prolongation les 30 de l’Arctique devraient être immédiatement libérés. Malheureusement, la cour de Saint-Pétersbourg a prolongé ce matin la détention préventive du militant australien Colin Russel. Les militants Ana Paula Maciels (Brésil), David John Haussmann (Nouvelle-Zélande), Ekaterina Zaspa (Russie), Andrey Allakhyerdov (Russie) et les journalistes indépendants Kieron Bryan (Royaume-Unis) et Denis Sinyakov (Russie) passeront également devant la cour aujourd’hui. 

Comment le comité d’enquête peut-il avoir besoin de trois mois d’investigation supplémentaires? Il est impensable que les deux premiers mois d’enquêtes aient été insuffisants pour rassembler les différents éléments permettant de juger l’action de protestation non violente qui justifie la détention des « 30 de l’Arctique ». Greenpeace continue d’exiger la libération immédiate des 30 personnes actuellement incarcérées à Saint-Pétersbourg et l’abandon des charges qui pèsent contre elles. Accusés de piraterie et de hooliganisme, les militants risquent jusqu’à 15 ans de prison.