Le Parlement russe a décrété une amnistie pour les 30 de l’Arctique. Les militants Greenpeace qui ont passé deux mois en détention en Russie après avoir manifesté de manière pacifique dans l’Arctique sont soulagés que les accusations portées contre eux aient été laissées tomber. Mais ils ont également déclaré : « Pour l’Arctique, il n’existe toujours pas d’amnistie! »


Soulagement pour les 30 de l’Arctique. ©Greenpeace/Sinyakov

Le Suisse Marco Weber a déclaré dans une première réaction : « Je ne vois aucune raison de célébrer. L’Arctique est toujours menacée par l’avidité des compagnies pétrolières. L’Arctique a besoin de nous. Ce n’est que quand la protection de cet écosystème unique sera assurée que nous pourrons fêter. »

« Greenpeace est très soulagée. Nous nous réjouissons avec Marco, sa famille et ses amis. Nous ne savons pas exactement quand Marco pourra quitter la Russie, mais nous espérons qu’il pourra rentrer à la maison très bientôt », dit Verena Mühlberger, co-directrice de Greenpeace Suisse.

L’Arctique demeure toutefois en grand danger. Gazprom a en effet l’intention de lancer la production commerciale de pétrole en décembre sur la même plateforme de forage où l’action pacifique de Greenpeace a eu lieu il y a trois mois. Avec ses projets de forages pétroliers, la compagnie russe met en péril l’un des derniers écosystèmes intacts de la planète.

Le ’30 de l’Arctique’ n’ont actuellement pas les documents d’identification nécessaires pour quitter le pays. Arrêtés il y a trois mois dans les eaux internationales par un commando des forces russes et ramenés en Russie contre leur gré, ils n’ont ni visa d’entrée ni de sortie pour l’instant. L’avenir de l’Arctic Sunrise, le brise-glace de Greenpeace actuellement séquestré à Mourmansk, est encore incertain.