Mardi 14 janvier se déroulait le procès des 29 militants Greenpeace ayant pris part, le 15 juillet dernier, à l’action visant la centrale nucléaire du Tricastin (France). Ils étaient  parvenus à s’introduire sur le site et déployer des banderoles sur des structures métalliques  contigües aux bâtiments des réacteurs 1 et 3 du site. L’action avait pour but de dénoncer les déficits de sécurité de la centrale. En effet, il n’aura fallu aux militants qu’une vingtaine de minutes pour atteindre leurs différents objectifs.

Mardi 14 janvier se déroulait le procès des 29 militants Greenpeace ayant pris part, le 15 juillet dernier, à l’action visant la centrale nucléaire du Tricastin (France). Ils étaient  parvenus à s’introduire sur le site et déployer des banderoles sur des structures métalliques  contigües aux bâtiments des réacteurs 1 et 3 du site. L’action avait pour but de dénoncer les déficits de sécurité de la centrale. En effet, il n’aura fallu aux militants qu’une vingtaine de minutes pour atteindre leurs différents objectifs.

 
Lors du procès, le procureur a requis de 6 mois à un an de prison avec sursis pour chacun des militants. C’est particulièrement sévère pour ce qui constitue une action citoyenne non violente déclenchée par des lanceurs d’alerte. Le fait de requérir une peine de prison pour une action citoyenne d’intérêt général est particulièrement préoccupant dans le cadre d’une démocratie. C’est d’autant plus inquiétant que les peines de prison sont maintenant devenues la norme dans les réquisitoires contre les militants de Greenpeace. Ce réflexe répressif n’a évidemment qu’un seul objectif: faire taire ceux qui, comme Greenpeace, dénoncent le risque nucléaire.

Mathias Schlegel est porte-parole de la campagne Climat & Energie de Greenpeace Suisse

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