Les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) se réunissent cette semaine dans une réunion de travail devant aboutir à la publication du second volet de son 5e rapport sur l’évolution du climat. La question du changement climatique sera abordée sous l’angle de l’impact de l’adaptation et de la vulnérabilité.


Le changement climatique est la principale menace de notre époque. ©Greenpeace/Souteyrat

Concrètement, en plus de nous expliquer l’impact désastreux que l’usage des énergies fossiles a pour notre planète, le GIEC va aussi mettre en lumière les conséquences futures,  qui toucheront forcément les enfants qui naissent aujourd’hui. Cet avenir dépend des choix qui seront faits dans les semaines et les mois à venir.

La première partie du 5ème rapport du GIEC, publié en septembre dernier, réaffirmait que le changement climatique a bien lieu, et qu’il est lié aux activités humaines. La décennie 2000 est la plus chaude depuis 1850. L’Organisation météorologique mondiale évoque une « décennie d’extrêmes climatiques ». Des années durant lesquelles la montée du niveau des océans, la fonte des glaciers et celle des calottes glacières se sont dramatiquement accélérées. La seconde partie du rapport, publiée officiellement le 31 mars prochain, se concentrera essentiellement sur les impacts de ces changements sur l’Homme.

Le changement climatique est la principale menace de notre époque et les gouvernements ont gaspillé bien trop  d’années sans se donner les moyens d’y répondre. Pourtant la solution est simple. Chaque tonne de pétrole, de charbon et de gaz que nous sortons du sol pour le brûler aggrave le problème. Il faut donc cesser de recourir à ces énergies. Les principales compagnies actives dans le secteur des fossiles empochent des milliards de dollars de profits alors qu’une catastrophe climatique pointe à l’horizon. Ces entreprises doivent rendre des comptes et leurs plans d’expansion doivent être stoppés.

Nous vivons aujourd’hui dans un monde touché par une augmentation de 0,8 degré de la température globale, avec d’ores et déjà des conséquences dramatiques pour la population. Il nous faut absolument agir maintenant et accélérer la transition vers les énergies renouvelables, si nous voulons éviter un réchauffement de plus de 2°, seuil à partir duquel on observerait un emballement catastrophique du changement climatique.

La bonne nouvelle, c’est que depuis le dernier rapport du GIEC en 2007, les énergies renouvelables ont énormément progressé. Leurs productions ont explosé, leurs prix ont plongé et elles pourraient d’ores et déjà concurrencer les énergies fossiles, si les gouvernements l’autorisaient. Il faut aujourd’hui mettre en œuvre les politiques ambitieuses qui nous permettront d’opérer une transition vers un approvisionnement en énergie entièrement couvert par les renouvelables.