En conclusion au Marathon parlementaire concernant la Stratégie énergétique 2050, les Conseillers nationaux débatteront lundi à propos de la durée de service des centrales nucléaires du pays. Dans le meilleur des cas, les 3 réacteurs vétustes des centrales de Mühleberg et Beznau seront mis à l’arrêt définitif après une durée maximale de 50 années de fonctionnement. Greenpeace Suisse fait participer la population au débat.

En conclusion au Marathon parlementaire concernant la Stratégie énergétique 2050, les Conseillers nationaux débatteront lundi à propos de la durée de service des centrales nucléaires du pays. Dans le meilleur des cas, les 3 réacteurs vétustes des centrales de Mühleberg et Beznau seront mis à l’arrêt définitif après une durée maximale de 50 années de fonctionnement. Greenpeace Suisse fait participer la population au débat.

« Arrêtons les centrales, le prix à payer est trop élevé pour avoir de l’énergie bon marché »,  » Pensez à vos petits enfants », « Trouver d’autres solutions pour l’énergie en Suisse, soyons innovants! », sont trois messages parmi de nombreux autres adressés par des citoyens suisses aux parlementaires fédéraux. Greenpeace les fait parvenir directement aux parlementaires par Twitter, après les avoir récolté dans le cadre de sa campagne concernant la distribution de comprimés d’iode.

Mais quelle est la nature exacte des débats? Voici les variantes les plus probables pour la sortie du nucléaire dans notre pays:

Mühleberg et Beznau hors service
Une motion du Parti socialiste demande que les plus vieux réacteurs du pays aient une durée de service maximale de 50 ans. Le réacteur de Beznau 1 fermerait ainsi en 2019, le réacteur 2 en 2021 et celui de la centrale de Mühleberg en 2022. Il s’agit d’un véritable progrès par rapport à la situation actuelle, même si d’un point de vue de la sécurité, il faudrait fermer ces installations immédiatement. Les centrales plus récentes de Gösgen et Leibstadt seraient soumises au régime expliqué ci-dessous.

Normes de sécurité plus strictes
La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national (CEATE-N) a proposé que les exploitants de centrales déposent un « concept d’exploitation à long terme » afin de prolonger de 10 ans l’activité des centrales après 40 ans de service. Ce document doit décrire les mesures et les investissements à réaliser pour renforcer la sécurité des installations. Ce processus pourrait être répété tous les 10 ans, ce qui maintiendrait les réacteurs en fonctionnement bien plus longtemps que la durée prévue initialement. Malheureusement, il s’agit là d’une amélioration de façade de la sécurité. La population n’est pas prête d’être débarrassée de la menace du nucléaire.

Mathias Schlegel est porte-parole de la campagne Climat & Energie de Greenpeace Suisse

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