Alors qu’à la conférence de Lima, les gouvernements tentent de se fixer une ligne de conduite pour éviter le pire en matière de changement climatique, les effets du réchauffement se font déjà ressentir à différents endroits de la planète. Parmi les populations les plus exposées, on trouve des communautés qui vivent en harmonie avec la nature depuis des siècles.

Alors qu’à la conférence de Lima, les gouvernements tentent de se fixer une ligne de conduite pour éviter le pire en matière de changement climatique, les effets du réchauffement se font déjà ressentir à différents endroits de la planète. Parmi les populations les plus exposées, on trouve des communautés qui vivent en harmonie avec la nature depuis des siècles.

C’est le cas à Thulé, au Groenland, et à Tuvalu, dans le Sud du Pacifique, où le fragile équilibre dont dépendent les habitants est mis à mal par l’effet global de l’émission des gaz à effet de serre. Le film « Thulé Tuvalu », réalisé par Matthias Von Gunten, est un témoignage poignant de ces évolutions. Il est sorti sur les écrans de Suisse romande mercredi 3 décembre dernier. A cette occasion, 200 adhérents de Greenpeace ont eu l’honneur de le voir en avant-première.

« Je ne voulais pas expliquer ou juger, mais simplement montrer la normalité des habitants de Thulé et de Tuvalu », expliquait Matthias Von Gunten suite à la projection de son film, mercredi dernier. « Nous n’avons gardé uniquement les éléments nécessaires pour que tout le monde puisse comprendre la situation. » Plus qu’un documentaire, « Thule Tuvalu » est une rencontre avec deux communautés.

Au nord, on suit le quotidien d’une famille qui, dans le sillage de ses ancêtres, vit de la chasse. Par des températures polaires, ils s’aventurent sur la banquise avec leurs fourrures, leurs chiens et leurs traineaux pour subvenir à leurs besoins. Au sud, au milieu des récifs de coraux, une population insulaire se nourrit depuis des générations de poissons, de noix de coco et de la culture de légumes. Le film montre comment ces personnes abandonnent peu à peu leurs modes de vie traditionnels et se préparent à un avenir incertain. Je ne peux que vous recommander d’aller découvrir « Thulé Tuvalu » sur les écrans romands.

Mathias Schlegel est porte-parole de la campagne Climat & Energie de Greenpeace Suisse

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