Il en fallait 50’000, mais c’est plus de 125’000 signatures qui ont finalement été récoltées à travers le pays. Lors de la remise des paraphes à la Chancellerie fédérale, mardi 13 janvier 2015, des Tessinois et des Uranais se sont rendu à Berne afin de dire clairement qu’ils refusent de voir leur espace vital étouffer sous les gaz d’échappement des camions.

Remise des signatures à Berne le 13 janvier dernier. Il en fallait 50’000, mais c’est plus de 125’000 signatures qui ont finalement été récoltées à travers le pays. Lors de la remise des paraphes à la Chancellerie fédérale, mardi 13 janvier 2015, des Tessinois et des Uranais se sont rendu à Berne afin de dire clairement qu’ils refusent de voir leur espace vital étouffer sous les gaz d’échappement des camions.

L’association « Non au 2e tube au Gothard » réunit une cinquantaine d’organisations nationales, régionales et locales, dont Greenpeace Suisse. Ses membres s’opposent au percement d’un second tube routier au Gothard afin de protéger les Alpes de l’impact d’une augmentation du trafic routier. Les habitants du Tessin ont envoyé un signal très fort: ils refusent le second tube!

« Le gouvernement tessinois et les représentants bourgeois du Tessin ne traduisent en aucune façon l’opinion populaire au Palais fédéral », expliquait Jon Pult, coprésident de l’association « Non au 2e tube au Gothard » et président de l’Initiative des Alpes. Dans le Tessin méridional notamment, la population souffre depuis des années de la qualité déplorable de l’air et des conditions routières chaotiques.

« Le doublement du tunnel au Gothard aboutira tôt ou tard à un doublement des voies de circulation et par conséquent, à un doublement du nombre de poids lourds. » affirmait Caroline Beglinger, coprésidente de l’association « Non au 2e tube au Gothard » et codirectrice de l’ATE, Association transport environnement. Il résulterait de cette évolution du trafic, plus de bruit, de gaz d’échappement, d’embouteillages et d’accidents sur la totalité de l’axe routier nord-sud. Personne ne peut garantir que les mesures prévues permettront de contenir l’augmentation du trafic.

En 1994 (initiative « Pour la protection des régions alpines contre le trafic de transit ») et en 2004 (contre-projet à l´initiative Avanti), le peuple suisse s’est déjà prononcé par deux fois contre le percement d’un second tube au Gothard. On ne sait pas encore quand la prochaine votation aura lieu. Seul le Conseil fédéral peut le dire. Le nombre très important de signatures récoltées montre clairement que la résistance contre le second tube bénéficie d’un large soutien. On peut être confiant dans le fait que la protection des Alpes se verra renforcée dans les urnes.

Mathias Schlegel est porte-parole Climat & Energie pour Greenpeace Suisse

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