Huit équipes de Greenpeace ont mis sur pied des expéditions sur trois continents, dont l’une dans les Alpes suisses. Objectif: recueillir des échantillons d’eau et de neige dans des régions éloignées afin de les analyser. Les tests indiqueront à quel point la contamination de perfluorocarbures (PFC) – produits chimiques persistants et dangereux utilisés comme imperméabilisant – est répandue.

Expéditions Outdoor

Certaines expéditions constituaient un véritable défi en raison de conditions météorologiques extrêmes et d’une dénivellation importante. D’autres étaient plus agréables avec de superbes paysages. Très souvent, les populations locales voulaient en savoir plus à propos de la présence possible de produits chimiques toxiques dans des endroits éloignés de toute civilisation.

Dans les Alpes, par exemple, le Parc national suisse a délivré une permission spéciale en vue de prélever des échantillons du lac de Macun et a fourni un guide pour soutenir ce travail. « Ces paysages extraordinaires et variés sont à couper le souffle », souligne Mirjam Kopp, responsable du projet Detox outdoor. « Mais ce qui me préoccupe davantage, c’est de penser que les produits chimiques dangereux persistants tels que les PFC ont probablement déjà atteint ces zones vierges. »

En Chine, de la neige a été prélevée à plus de 5100 mètres. L’équipe de l’expédition s’est réveillée à l’aube pour gravir près de 1000 mètres, recueillir des échantillons et revenir au camp de base avant le coucher du soleil.

Au Chili, dans le parc national de Torres del Paine, les bénévoles ont dû affronter  des températures allant jusqu’à -13° Celsius et des vents de plus de 50 km/h. Les membres ont marché 64 km sur la neige et la glace afin de prélever des échantillons au pied des montagnes. La descente a duré six heures dans des conditions météorologiques extrêmes jusqu’au milieu de la nuit. Pas moyen de se reposer, car le risque de gel était trop important.

Dans le sud de la Sibérie, une autre équipe a gravi les montagnes dorées de l’Altaï, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.  « Nous n’avons pas rencontré d’ours, mais nous avons vu de nombreuses empreintes sur notre chemin », explique Nina Lesikhina, membre de l’équipe de l’expédition russe.

Les échantillons de neige et de l’eau du lac suisse recueillis sont actuellement analysés dans un laboratoire spécialisé PFC. Ces substances toxiques se trouvent partout: dans les profondeurs des océans, au sommet des montagnes et dans les organismes vivants. De plus, elles sont persistantes et les générations futures continueront à être exposées car l’eau, l’air et les aliments sont déjà contaminés.

Restez attentifs et suivez-nous pour connaître les résultats de notre enquête et savoir si en Suisse la présence de PFC sera confirmée. Nous avons besoin de règles plus strictes pour protéger l’environnement et la santé humaine. Greenpeace exige que l’ensemble du groupe de PFC soit interdit et remplacé par des alternatives plus sûres.

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