Les pesticides constituent un danger pour les êtres humains, les animaux et l’environnement. La mort des colonies d’abeilles a également alarmé Aldi Suisse. Le grand distributeur veut maintenant renoncer à huit pesticides tueurs d’abeilles lors d’achat de fruits et de légumes suisses.


24.10.2015 Action Greenpeace à Berlin (Allemagne) ©Greenpeace/GordonWelters (Archives)
24.10.2015 Action Greenpeace à Berlin (Allemagne) ©Greenpeace/GordonWelters (Archives)

L’utilisation à outrance des pesticides dans les champs a des effets nocifs: d’une part, on trouve des résidus dans l’eau, dans le sol et dans la nourriture et d’autre part, on observe un déclin dramatique de la biodiversité.

Depuis le 1er janvier 2016, Aldi Suisse exige maintenant de ses producteurs suisses de ne plus utiliser les néonicotinoïdes tels que la clothianidine, l’imidaclopride, le thiaméthoxame et le sulfoxaflor (Syngenta). Aldi Süd s’était déjà engagé à le faire en Allemagne en début de semaine.

« Notre campagne commence à porter ses fruits », explique Philippe Schenkel, expert agricole à Greenpeace Suisse. Aldi Suisse joue donc un important rôle de pionnier. D’autres grands distributeurs sont désormais tenus d’emboîter le pas et de suivre ce mouvement. »

Des analyses de Greenpeace avaient déjà montré que trop de pesticides sont encore utilisés dans les champs et dans les plantations. Des pesticides chimiques de synthèse sont présents de la culture jusque dans notre assiette. Il est important d’aller au-delà des exigences légales minimales et de réduire leur usage lors de la production. Interdire les substances dangereuses pour les abeilles constituerait un premier pas important.

Avec les 8 pesticides qu’Aldi Suisse veut interdire, cela concernera les cultures suivantes: choux-rave, herbes, choux de Bruxelles, choux-fleurs, choux frisés, légumineuses, poivrons, aubergines, courgettes, concombres, pois, épinards, tomates, pommes de terre, pommes, abricots, salade etc. Greenpeace avait déjà demandé en 2013 que ces substances soient interdites afin de freiner le déclin des abeilles dans le monde entier.

La santé humaine est également affectée par les pesticides; c’est pourquoi l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse doit être considérablement réduite. Les substances dangereuses doivent être  interdites sans délai; jusqu’à maintenant les politiques ont échoué. « C’est donc un bon signe qu’une société commerciale telle qu’Aldi prenne les choses en mains. Mais il s’agit maintenant que le Conseil fédéral réduise l’utilisation des pesticides de façon spectaculaire – pour la santé des êtres humains et des animaux « , précise Philippe Schenkel.

En vertu du principe de précaution, Greenpeace exige des mesures concrètes de réduction pour tous les pesticides dans le cadre d’un plan d’action national de réduction des pesticides. Au lieu de continuer à investir dans une agriculture industrielle, nous avons besoin de promouvoir et de développer des méthodes de culture écologiques sans produits chimiques qui assurent une alimentation saine et un maintien de la fertilité du sol.