Les organisations membres de l’Alliance « Sortons du nucléaire » se sont mobilisées ce vendredi 11 mars, 5ème anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Plus de 100’000 fausses pastilles d’iode ont été distribuées dans une vingtaine de gares de Suisse romande. En réalité de simples bonbons au citron, dont l’emballage rappelle que voter OUI à l’arrêt programmé des centrales protège mieux des risques du nucléaire que des pastilles d’iode.

5 ans après le début de la catastrophe de Fukushima, la « sortie du nucléaire », annoncée il y a 5 ans, a été largement vidée de son sens. Le Parlement a décidé de ne pas fixer de limite pour la durée d’exploitation des réacteurs nucléaires suisses, ni d’augmenter les marges de sécurité. « Avec ces décisions il semble clair que pour les autorités du pays, les intérêts financiers des exploitants des centrales pèsent plus que la sécurité de la population », déclare Christian van Singer, vice-président de l’Alliance « Sortons du nucléaire ». « A l’heure actuelle, la seule solution pour imposer une limite à la durée d’exploitation des centrales suisses consiste à voter OUI à l’initiative « Pour une sortie programmée du nucléaire ».

Les militants antinucléaires de Suisse romande n’ont pas choisi la date de la catastrophe de Fukushima par hasard pour leur action. « Avec ces fausses pastilles d’iode nous rappelons à la population le principal enseignement de Fukushima », ajoute Mathias Schlegel, porte-parole de Greenpeace Suisse. « Si un accident nucléaire peut se produire dans un pays possédant un niveau technologique aussi avancé que le Japon, alors il peut se produire partout. Il est donc inquiétant de voir que la Suisse laisse vieillir sans limites ses centrales, alors que notre pays possède d’ores et déjà le parc nucléaire le plus âgé de la planète ».


Mathias Schlegel est porte-parole de la campagne Climat & Energie de Greenpeace Suisse

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