Axpo, l’exploitant du plus vieux réacteur nucléaire du monde, estime que les énergies renouvelables constitueront sa principale source de revenu dès l’an prochain. Lors de l’annonce de ses résultats du premier semestre, l’entreprise a donné l’impression de vouloir de prendre en marche le train de la transition énergétique. Mais dans les faits, Axpo refuse encore et toujours d’abandonner le nucléaire.

Publicité vantant le patrimoine nucléaire suisse, le plus vieux du monde. (Fausse publicité Greenpeace, dans l'axe d'approche de l'aéroport de Kloten), © Nicolas Fojtu / GreenpeaceAxpo est en crise. Ses bénéfices au premier semestre ont fondu par rapport à l’an dernier. Pour Greenpeace Suisse, cela s’explique par le fait que l’exploitant de Beznau refuse de se lancer dans la transition énergétique. L’annonce selon laquelle les énergies renouvelables vont représenter la principale source de revenu de l’entreprise l’an prochain n’y change rien.

Une véritable transition énergétique signifie l’abandon du nucléaire! Axpo en est loin. L’exploitant insiste sur le fait qu’il désire relancer l’activité du plus vieux réacteur nucléaire du monde à la fin de l’année. Greenpeace Suisse estime qu’il ferait bien de tirer un trait définitif sur le dossier Beznau. Les cuves de pression défectueuses ne sont pas indemnisables. Et que fera l’entreprise lorsque le peuple décidera de tirer définitivement la prise de Beznau lors de la votation sur l’initiative « Pour la sortie programmée du nucléaire » en novembre prochain?

Mathias Schlegel est porte-parole Climat & Energie de Greenpeace Suisse


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