Les dommages observés sur les éléments de combustible de la centrale nucléaire de Leibstadt sont manifestement plus grave que ce qui avait été annoncé à l’origine. Cela mène à une prolongation de l’arrêt de la centrale jusqu’à février 2017. Greenpeace accueille la nouvelle avec inquiétude et exige que la cause de ces problèmes soit expliquée de façon exhaustive et transparente.

 Action de militants Greenpeace à la centrale nucléaire de Leibstadt, 2003, © Greenpeace / Ex-Press / David AdairLe nombre d’éléments de combustibles touchés est plus élevé que ce qui avait été annoncé en août par la centrale. Cette augmentation permet malheureusement de supposer qu’une faute commise par l’exploitant est à l’origine de cette situation.

Un réacteur surexploité
Les responsables de la centrale gardent le silence sur les causes de ces dommages, une analyse étant encore en cours. On peut légitimement se demander si les augmentations de puissance opérée à Leibstadt sont à l’origine de ces problèmes. Depuis la mise en service de la centrale, la production a été augmentée d’un tiers. Cela implique que le réacteur est nettement plus sollicité que ce qui avait été prévu à l’origine. Il est tout à fait possible que Leibstadt paie la facture d’une surexploitation des capacités de son réacteur.

Indispensable transparence
Greenpeace exige de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) et de l’exploitant de faire la lumière sur la situation et de rendre disponible toutes les informations concernant ces dommages. Le silence observé par l’IFSN depuis le mois d’août est particulièrement regrettable. Il est important que les experts et le grand public puisse comprendre ce qui s’est passé en ce moment à Leibstadt. La votation sur l’initiative « Pour la sortie programmée » fin novembre rend cette transparence encore plus importante, afin que la population puisse se décider en connaissance de cause.

Mathias Schlegel est porte-parole Climat & Energie de Greenpeace Suisse

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