Les objectifs de la Suisse en matière de protection du climat représentent un danger pour la santé et entrent en conflit avec les principes énoncés dans la Constitution suisse et la Convention européenne des droits de l’homme. Les 459 aînées prenant part à la procédure veulent imposer le droit à la santé, pour elles-mêmes et pour les générations futures. En tant que victimes, elles se sont organisées au sein de l’association « Aînées pour la protection du climat ».

Les Aînées pour la protection du climat, lors du dépôt de la plainte, 25 octobre 2016, BerneLes membres de l’organisation sont essentiellement des femmes de plus de 75 ans, ou qui auront cet âge en 2020, plus vulnérables au réchauffement climatique que le reste de la population. La récurrence des canicules entraîne une augmentation du nombre de problèmes cardiaques et circulatoires, et, dans les cas extrêmes, des déshydratations, des pertes de connaissance et des coups de chaleur.

L’action en justice vise le Conseil fédéral, le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). L’objectif de réduction des émissions de CO2 de 20%  pour 2020, ainsi que celui du Conseil fédéral de réduire de 30% d’ici à 2030, sont dénoncés. Pour les membres d' »Aînées pour la protection du climat » ils sont contraire à la Constitution et la à Convention européenne des droits de l’homme.

Pour les plaignantes, les principes de durabilité (article 73 de la Constitution), de protection de l’environnement (article 74) et le droit à la vie et à la liberté personnelle (article 10) ne sont pas respectés par la politique climatique actuelle. C’est également le cas pour le droit à la vie et le droit au respect de la vie privée et familiale garantis respectivement par les articles 2 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. C’est pourquoi les « Aînées pour la protection du climat » sont prêtes à aller devant la Cour européenne des droits de l’homme s’il le faut.

Plus d’informations sur: ainees-climat.ch

Mathias Schlegel est porte-parole Climat & Énergies de Greenpeace Suisse

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