Ce matin sous la coupole fédérale, les interpellations et les questions se sont succédé au Conseil national. Adèle Thorens et Isabelle Chevalley ont rappelé que la coexistence des cultures traditionnelles et d’Organismes génétiquement modifiés (OGM) est complexe. Un rapport du Conseil fédéral avait d’ailleurs conclu à la non viabilité économique des OGM. Cela engendrerait une augmentation du coût des produits ainsi qu’une perte d’image non négligeable pour l’agriculture suisse. Doris Leuthard, conseillère fédérale, a elle aussi tenté de rassurer et de convaincre mais en vain. Les parlementaires ont finalement voté pour une prolongation du moratoire.

Greenpeace salue la décision du Conseil national de prolonger le moratoire de 4 ans sur la culture de plantes génétiquement modifiées et de renoncer aux règles de coexistence jugées superflues. Ainsi, le Parlement a adopté un moratoire et pris au sérieux l’attitude critique de la population, renforçant ainsi la stratégie de qualité suivie par l’agriculture suisse. Une prolongation illimitée aurait toutefois été une meilleure prise en compte des souhaits de tous et aurait signifié une plus grande sécurité de planification pour les agriculteurs.

Françoise Debons Minarro est porte-parole Biodiversité & Toxiques, Greenpeace Suisse.

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