Des militants Greenpeace ont amené un modèle d’oléoduc et déployé une bannière géante lors de l’assemblée générale du Credit Suisse à Zurich. L’objectif était d’exiger encore une fois de la banque qu’elle mette un terme à ses relations d’affaires avec les entreprises impliquées dans la construction du Dakota Access Pipeline (DAPL). Ce projet très controversé porte atteinte aux droits fondamentaux des populations autochtones, menace les réserves en eau potable de millions de personnes et accélère la crise climatique.

Les actionnaires du Credit Suisse doivent connaître la nature scandaleuse des investissements réalisés avec leur argent. Environ une demi-heure avant le début de l’assemblée générale, les militants ont installé un faux oléoduc en acier d’une dizaine de mètres de long et pesant plus de 900 kilos dans l’entrée du bâtiment. En plus du logo Credit Suisse, cette structure portait l’inscription « Dirty Pipeline Deals ». Des militants ont également distribué des flyers aux actionnaires présents pour les informer sur les affaires controversées menées par la banque.

 © Greenpeace / Ex-Press / Miriam Künzli
© Greenpeace / Ex-Press / Miriam Künzli

Arrêter de soutenir DAPL

Pendant l’assemblée générale, d’autres militants ont déployé une énorme bannière portant l’inscription « Credit Suisse: Stop Dirty Pipeline Deals » pendant le discours du PDG de la banque, Tidjane Thiam. Greenpeace Suisse dénonce depuis des semaines les liens entre le géant bancaire et le Dakota Access Pipeline (DAPL). Le Credit Suisse joue un rôle clé dans le financement du projet et des entreprises impliquées.

Les directives internes de la banque interdisent pourtant clairement de mener des affaires avec des partenaires dont les activités portent atteinte aux droits fondamentaux des populations autochtones. Greenpeace et les communautés sioux directement impactées exigent du Credit Suisse qu’il mette un terme à son soutien au projet et aux entreprises impliquées. Ce genre d’affaires appartient au passé. Continuer à les mener est non seulement dangereux pour les personnes directement touchées, mais en raison de la crise climatique, ça l’est également pour chacun d’entre nous.

Action pacifique

L’action à l’assemblée générale de Credit Suisse s’est déroulée dans le calme. L’identité des militants a été contrôlée. A midi, cinq d’entre eux étaient encore retenus par la police.