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Un avenir sans plastique, une protection marine ou un monde solaire ?

D’immenses incendies de forêt, une sécheresse extrême, de graves inondations et d’autres catastrophes caractérisent l’année 2018, et il semble que nous soyons proches du point où il n’est plus possible de faire marche arrière.

Mais ce n’est pas le moment de l’impuissance – c’est le moment de devenir actif et de se tenir debout ensemble. L’espoir nous unit et l’espoir nous donne la force du changement.

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L'accord de Paris sur le climat

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En détail


L’analyse détaillée de l’accord de Paris, montre encore bien d’autres points sur lesquels il faut rester actif. Voici ceux qui nous semblent les plus critiques:

  • Les responsables du réchauffement climatique n’ont pas promis assez pour aider les victimes. Il est positif de voir que l’objectif d’alimenter le Fond vert pour le climat à hauteur de US$ 100 milliards par année a été maintenu, et que cette manne devra être augmentée après 2025. Mais pour l’heure les engagements pris par les pays les plus riches sont loin d’être suffisants pour atteindre cet objectif.
  • Il est reconnu que la gestion des pertes et dommages, d’ores et déjà causés par le réchauffement, est une tâche importante. Malheureusement il n’est pas prévu de système de compensation par les responsables de ce réchauffement: les pays industrialisés.
  • La nécessité de contrôler régulièrement les efforts réalisés en matière de protection du climat en toute transparence est reconnue. Mais il n’y a pour l’heure aucune proposition concrète sur la table.
  • Il est prévu d’évaluer les efforts des États tous les 5 ans afin de les améliorer constamment. Mais ici aussi il manque les prescriptions en ce qui concerne la mise en œuvre concrète de cette mesure. Il est pourtant primordial que les politiques climatiques des États soit immédiatement adaptées aux nouveaux objectifs définis à Paris. La fenêtre d’opportunité pour limiter le réchauffement à 1,5°C va se fermer rapidement.

Il est toujours possible de recourir au marché carbone, soit l’échange de certificats d’émissions entre pays, afin « d’atteindre » les objectifs de réduction des émissions de CO2. C’est particulièrement dangereux, car cela permet aux états, dont la Suisse, de repousser la transition énergétique aux calendes grecques. Sur la scène politique, il est malheureusement tentant de penser qu’il est plus simple et bien moins cher de réduire les émissions de CO2 dans des pays tiers, plutôt qu’à l’intérieur de ses propres frontières. Ajoutons, que le mécanisme de ces échanges n’a pas encore été clairement défini, et qu’on ne sait toujours pas quels garde-fous permettront d’éviter les erreurs du passé, où l’échange de certificat a régulièrement entraîné une augmentation des émissions.


Justice climatique dans le monde