{"id":107051,"date":"2024-03-26T08:00:00","date_gmt":"2024-03-26T07:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/?p=107051"},"modified":"2024-03-27T11:14:45","modified_gmt":"2024-03-27T10:14:45","slug":"revision-de-lordonnance-sur-les-produits-phytosanitaires-la-suisse-va-t-elle-devenir-le-receptacle-des-pesticides-problematiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/communique-de-presse\/107051\/revision-de-lordonnance-sur-les-produits-phytosanitaires-la-suisse-va-t-elle-devenir-le-receptacle-des-pesticides-problematiques\/","title":{"rendered":"R\u00e9vision de l\u2019ordonnance sur les produits phytosanitaires: la Suisse va-t-elle devenir le r\u00e9ceptacle des pesticides probl\u00e9matiques?"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p><strong>C\u00e9dant \u00e0 la pression d\u2019une majorit\u00e9 du Parlement, l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et des affaires v\u00e9t\u00e9rinaires veut r\u00e9viser l\u2019ordonnance sur les produits phytosanitaires. Voici pourquoi le projet qui vient d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 est dangereux.<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Celui-ci ne contient pas d&rsquo;\u00e9valuation des risques, ni pour l\u2019\u00eatre humain ni pour la nature, ce qui serait pourtant obligatoire pour un tel projet aux cons\u00e9quences potentiellement importantes.<\/li>\n\n\n\n<li>Au lieu de prot\u00e9ger suffisamment notre eau potable contre les r\u00e9sidus de pesticides persistants, le projet de loi ne tient pas compte du danger que repr\u00e9sentent les pesticides hautement toxiques.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Une r\u00e9vision de l\u2019ordonnance sur les produits phytosanitaires (OPPh) d\u2019une telle ampleur devrait forc\u00e9ment comprendre une analyse d\u2019impact de la r\u00e9glementation (AIR) sur les cons\u00e9quences potentiellement n\u00e9gatives pour la sant\u00e9 des \u00eatres humains, les ressources en eau potable et l\u2019environnement en g\u00e9n\u00e9ral, comme l\u2019exigent les <a href=\"https:\/\/www.seco.admin.ch\/seco\/fr\/home\/wirtschaftslage---wirtschaftspolitik\/wirtschaftspolitik\/regulierung\/regulierungsfolgenabschaetzung.html\">directives du Conseil f\u00e9d\u00e9ral concernant l\u2019analyse d\u2019impact de la r\u00e9glementation<\/a>. L\u2019OSAV a en effet omis de proc\u00e9der \u00e0 cette analyse dans son projet, alors qu\u2019il s\u2019agit habituellement d\u2019une formalit\u00e9. Il serait irresponsable de ne pas combler cette lacune. C\u2019est pourquoi les organisations de protection de la sant\u00e9, de l\u2019environnement et de l\u2019eau potable demandent instamment \u00e0 l\u2019OSAV de renvoyer le projet et de pr\u00e9senter une version corrig\u00e9e comportant une analyse d\u2019impact des risques.<\/p>\n\n<p><strong>Plus d\u2019analyses d\u2019impact sur la sant\u00e9 et l\u2019environnement en Suisse<\/strong><\/p>\n\n<p>Aujourd\u2019hui en Suisse, avant d\u2019\u00eatre autoris\u00e9, un pesticide est soumis \u00e0 une analyse d\u2019impact sur la sant\u00e9 et l\u2019environnement. Depuis des ann\u00e9es, les organisations environnementales critiquent le fait que l\u2019analyse d\u2019impact sur l\u2019environnement est lacunaire, car elle ignore par exemple les risques pour les amphibiens (79% des esp\u00e8ces inscrites sur la liste rouge), les insectes pollinisateurs (\u00e0 l\u2019exception des abeilles mellif\u00e8res) ou les champignons aquatiques (fondamentaux pour les \u00e9cosyst\u00e8mes aquatiques). Cela fait par ailleurs des ann\u00e9es que les distributeurs d\u2019eau publics d\u00e9plorent et d\u00e9montrent que les ressources en eau potable ne sont pas suffisamment prot\u00e9g\u00e9es contre les r\u00e9sidus de pesticides persistants. On aurait pu donc penser que ces probl\u00e8mes seraient abord\u00e9s dans le cadre de la nouvelle ordonnance, mais il n\u2019en est rien! Le projet pr\u00e9voit m\u00eame de supprimer les analyses d\u2019impact sur la sant\u00e9 et sur l\u2019environnement avec la reprise des d\u00e9cisions d\u2019homologation des pays de l\u2019UE. Ce changement de pratique, souhait\u00e9 par le lobby agricole et agrochimique, a trouv\u00e9 une majorit\u00e9 au sein du Parlement. Cette \u00abhomologation facilit\u00e9e\u00bb, telle qu\u2019elle est d\u00e9crite dans le projet de nouvelle OPPh (art.&nbsp;45), serait applicable aux \u00abproduits phytosanitaires identiques \u00e0 ceux qui sont d\u00e9j\u00e0 homologu\u00e9s dans un \u00c9tat membre o\u00f9 les conditions agronomiques, climatiques et environnementales sont comparables \u00e0 celles de la Suisse\u00bb. Toutefois, le projet d\u2019ordonnance ne pr\u00e9cise pas ce que l\u2019on entend par \u00abcomparables\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n<p><strong>Crainte d\u2019une pression massive sur l\u2019autorit\u00e9 d\u2019homologation<\/strong><\/p>\n\n<p>Les pesticides qui agissent intensivement et durablement contre les \u00abnuisibles\u00bb sont aussi ceux qui tuent le plus d\u2019amphibiens, d\u2019insectes pollinisateurs ou d\u2019organismes aquatiques et qui mettent souvent en danger la sant\u00e9 humaine. Ce sont toutefois aussi ceux qui se vendent le mieux. Cela pourrait avoir pour cons\u00e9quence que les vendeurs de pesticides annoncent surtout en Suisse les pesticides les plus nocifs des pays de l\u2019UE pour une \u00abhomologation facilit\u00e9e\u00bb. Etant donn\u00e9 que dans chacun de ces pays, une partie seulement des pesticides les plus nocifs pour l\u2019environnement est autoris\u00e9e, l\u2019homologation simplifi\u00e9e pourrait faire de la Suisse le r\u00e9ceptacle de tous les pesticides probl\u00e9matiques europ\u00e9ens. Rien que dans les pays voisins, 50&nbsp;substances actives, parfois tr\u00e8s probl\u00e9matiques, et des centaines de produits phytosanitaires contenant des substances actives, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent interdites en Suisse, sont actuellement autoris\u00e9s. Les organisations de protection de la sant\u00e9, de l\u2019environnement et de l\u2019eau potable craignent qu\u2019une pression massive s\u2019exerce sur les autorit\u00e9s d\u2019homologation afin qu\u2019elles facilitent l\u2019autorisation de ces produits en Suisse.<\/p>\n\n<p><strong>Contacts pour les m\u00e9dias:<\/strong><\/p>\n\n<p>WWF Suisse: Pierrette Rey, porte-parole, <a href=\"mailto:pierrette.rey@wwf.ch\">pierrette.rey@wwf.ch<\/a>, 021 966 73 75<\/p>\n\n<p>Pro Natura: Marcel Liner, responsable Politique agricole <a href=\"mailto:marcel.liner@pronatura.ch\">marcel.liner@pronatura.ch<\/a>, 061 317 92 40<\/p>\n\n<p>M\u00e9decins en faveur de l\u2019Environnement (MfE): Martin Forter, Directeur, <a href=\"mailto:martin.forter@aefu.ch\">martin.forter@aefu.ch<\/a>, 061 691 55 83<\/p>\n\n<p>Greenpeace Suisse: Florian Kasser, coordinateur de la campagne consommation, <a href=\"mailto:florian.kasser@greenpeace.org\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">florian.kasser@greenpeace.org<\/a>, 076 345 26 55<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u00e9dant \u00e0 la pression d\u2019une majorit\u00e9 du Parlement, l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et des affaires v\u00e9t\u00e9rinaires veut r\u00e9viser l\u2019ordonnance sur les produits phytosanitaires. Un projet dangereux.<\/p>\n","protected":false},"author":76,"featured_media":107013,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_planet4_optimize_post_is_variant":false,"_planet4_optimize_experiment_name":"","_planet4_optimize_variant_name":"","ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[22],"tags":[113,218],"p4-page-type":[73],"gpch-article-type":[],"class_list":["post-107051","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classifiee","tag-alimentation","tag-consommation","p4-page-type-communique-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107051","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/76"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=107051"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107051\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":107055,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107051\/revisions\/107055"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/107013"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=107051"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=107051"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=107051"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=107051"},{"taxonomy":"gpch-article-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/gpch-article-type?post=107051"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}