{"id":23583,"date":"2012-02-03T00:00:00","date_gmt":"2012-02-02T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/press-release-fr\/23583\/france-quels-sont-les-vrais-couts-du-nucleaire\/"},"modified":"2019-05-30T17:45:29","modified_gmt":"2019-05-30T15:45:29","slug":"france-quels-sont-les-vrais-couts-du-nucleaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/story-fr\/23583\/france-quels-sont-les-vrais-couts-du-nucleaire\/","title":{"rendered":"France: quels sont les vrais co\u00fbts du nucl\u00e9aire?"},"content":{"rendered":"<p><b>Le mardi 31 janvier dernier, la Cour des comptes fran\u00e7aise a publi\u00e9 un rapport intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Les co\u00fbts de la fili\u00e8re \u00e9lectronucl\u00e9aire\u00a0\u00bb dont le but consiste \u00e0 rassembler toutes les donn\u00e9es disponibles sur les co\u00fbts, pass\u00e9s, pr\u00e9sents et futurs de la fili\u00e8re nucl\u00e9aire, qui produit 80% de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 fran\u00e7aise. Un total de 228 milliards d\u2019euros a \u00e9t\u00e9 investi depuis 1950. Les conclusions du rapport sont accablantes. \u00ab\u00a0\u00c0 travers l\u2019absence de d\u00e9cision d\u2019investissement, une d\u00e9cision implicite a \u00e9t\u00e9 prise qui engage d\u00e9j\u00e0 la France: soit \u00e0 faire durer ses centrales au-del\u00e0 de 40 ans, soit \u00e0 faire \u00e9voluer (\u2026) rapidement le mix \u00e9nerg\u00e9tique\u00a0\u00bb, peut-on y lire. En d\u2019autres termes, les gouvernements successifs de la cinqui\u00e8me r\u00e9publique n\u2019ont pas os\u00e9 mettre le d\u00e9bat \u00e9nerg\u00e9tique \u00e0 leur agenda, laissant la prise de d\u00e9cision \u00e0 des technocrates. Le parlement et la population n\u2019ont jamais eu leur mot \u00e0 dire. Dans un pays d\u00e9mocratique et pour des questions aussi sensibles que l\u2019approvisionnement en \u00e9nergie et la s\u00e9curit\u00e9 nucl\u00e9aire, une telle situation est un v\u00e9ritable scandale. \u00ab\u00a0Par leur inaction, en laissant ces questions aux mains des technocrates au lieu de les soumettre au d\u00e9bat d\u00e9mocratique, les gouvernements successifs rendent quasi irr\u00e9versible le prolongement de la dur\u00e9e de vie des centrales au-del\u00e0 de 40 ans. Et ce quel que soit le co\u00fbt financier et les risques pour les populations et au m\u00e9pris le plus total du r\u00f4le de l\u2019Autorit\u00e9s de Suret\u00e9 Nucl\u00e9aire (ASN), seule instance habilit\u00e9e \u00e0 autoriser ou non le prolongement de la dur\u00e9e de vie d\u2019une centrale\u00a0\u00bb, commente Sophia Majnoni, en charge de la campagne Nucl\u00e9aire chez Greenpeace France. Le prolongement de l\u2019exploitation de centrales vieillissantes comme celles du Bugey ou de Fessenheim font \u00e9galement courir un risque \u00e0 la Suisse et aux autres pays voisins de la France.<\/b><\/p>\n<div class=\"post-content\">\n<div>\n<p><img decoding=\"async\" style=\"float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/32717_64274.jpg\" alt=\"\" width=\"200\">Le mardi 31 janvier dernier, la Cour des comptes fran\u00e7aise a publi\u00e9 un rapport intitul\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.ccomptes.fr\/fr\/CC\/Theme-290.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u00ab\u00a0Les co\u00fbts de la fili\u00e8re \u00e9lectronucl\u00e9aire\u00a0\u00bb<\/a> dont le but consiste \u00e0 rassembler toutes les donn\u00e9es disponibles sur les co\u00fbts, pass\u00e9s, pr\u00e9sents et futurs de la fili\u00e8re nucl\u00e9aire, qui produit 80% de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 fran\u00e7aise. Un total de 228 milliards d\u2019euros a \u00e9t\u00e9 investi depuis 1950. <\/p>\n<p>Les conclusions du rapport sont accablantes. \u00ab\u00a0\u00c0 travers l\u2019absence de d\u00e9cision d\u2019investissement, une d\u00e9cision implicite a \u00e9t\u00e9 prise qui engage d\u00e9j\u00e0 la France: soit \u00e0 faire durer ses centrales au-del\u00e0 de 40 ans, soit \u00e0 faire \u00e9voluer (\u2026) rapidement le mix \u00e9nerg\u00e9tique\u00a0\u00bb, peut-on y lire. En d\u2019autres termes, les gouvernements successifs de la cinqui\u00e8me r\u00e9publique n\u2019ont pas os\u00e9 mettre le d\u00e9bat \u00e9nerg\u00e9tique \u00e0 leur agenda, laissant la prise de d\u00e9cision \u00e0 des technocrates. Le parlement et la population n\u2019ont jamais eu leur mot \u00e0 dire. Dans un pays d\u00e9mocratique et pour des questions aussi sensibles que l\u2019approvisionnement en \u00e9nergie et la s\u00e9curit\u00e9 nucl\u00e9aire, une telle situation est un v\u00e9ritable scandale. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Par leur inaction, en laissant ces questions aux mains des technocrates au lieu de les soumettre au d\u00e9bat d\u00e9mocratique, les gouvernements successifs rendent quasi irr\u00e9versible le prolongement de la dur\u00e9e de vie des centrales au-del\u00e0 de 40 ans. Et ce quel que soit le co\u00fbt financier et les risques pour les populations et au m\u00e9pris le plus total du r\u00f4le de l\u2019Autorit\u00e9s de Suret\u00e9 Nucl\u00e9aire (ASN), seule instance habilit\u00e9e \u00e0 autoriser ou non le prolongement de la dur\u00e9e de vie d\u2019une centrale\u00a0\u00bb, commente Sophia Majnoni, en charge de la campagne Nucl\u00e9aire chez Greenpeace France. Le prolongement de l\u2019exploitation de centrales vieillissantes comme celles du Bugey ou de Fessenheim font \u00e9galement courir un risque \u00e0 la Suisse et aux autres pays voisins de la France.<\/p>\n<p>Le rapport souligne \u00e9galement les incertitudes li\u00e9es aux co\u00fbts du d\u00e9mant\u00e8lement des centrales. La Cour les estime tr\u00e8s sous-\u00e9valu\u00e9es et envisage une augmentation de 50 \u00e0 100%. \u00ab\u00a0L\u00e0 aussi, il y a toutes les chances que l\u2019al\u00e9a soit bien sup\u00e9rieur, note Sophia Majnoni. Aujourd\u2019hui, le co\u00fbt du d\u00e9mant\u00e8lement provisionn\u00e9 s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 18 milliards d\u2019euros, soit 320 millions en moyenne par r\u00e9acteur. Or rien que pour Superph\u00e9nix, dont le d\u00e9mant\u00e8lement est loin d\u2019\u00eatre achev\u00e9, la facture s\u2019\u00e9l\u00e8ve d\u00e9j\u00e0 \u00e0 plus de 2 milliards!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La Cour estime enfin que les \u00e9valuations financi\u00e8res r\u00e9alis\u00e9es pour les diff\u00e9rents sc\u00e9narios d\u2019accident en France sont \u00e9galement insuffisantes. L\u2019Institut de radioprotection et de s\u00fbret\u00e9 nucl\u00e9aire table sur 70 milliards d\u2019euros pour un accident mod\u00e9r\u00e9 sur un r\u00e9acteur, et oscille entre 600 et 1&rsquo;000 milliards pour des catastrophes comme Tchernobyl ou Fukushima. Or aujourd\u2019hui, les exploitants nucl\u00e9aires fran\u00e7ais assurent leurs installations pour 91 millions d\u2019euros seulement. En mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9, les investissements auxquels il faudra consentir pour adapter les centrales fran\u00e7aises aux standards post-Fukushima sont \u00e9galement largement sous estim\u00e9s par la fili\u00e8re. EDF avance le chiffre de 10 milliards d\u2019euros, ce que l\u2019ASN juge \u00ab\u00a0optimiste\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En plus d\u2019\u00eatre sale et dangereuse, il appara\u00eet que l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 nucl\u00e9aire soit bien plus couteuse que ce que ses d\u00e9fenseurs veulent bien admettre.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le mardi 31 janvier dernier, la Cour des comptes fran\u00e7aise a publi\u00e9 un rapport intitul\u00e9 &#8220;Les co\u00fbts de la fili\u00e8re \u00e9lectronucl\u00e9aire&#8221; dont le but consiste \u00e0 rassembler toutes les donn\u00e9es&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":23,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_planet4_optimize_post_is_variant":false,"_planet4_optimize_experiment_name":"","_planet4_optimize_variant_name":"","ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[22],"tags":[],"p4-page-type":[77],"gpch-article-type":[],"class_list":["post-23583","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee","p4-page-type-story-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23583","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/23"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23583"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23583\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23583"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23583"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23583"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=23583"},{"taxonomy":"gpch-article-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/gpch-article-type?post=23583"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}