{"id":25771,"date":"2015-06-05T00:00:00","date_gmt":"2015-06-04T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/press-release-fr\/25771\/des-plongeurs-ont-trouve-des-fragments-de-plastique-dans-un-albatros\/"},"modified":"2019-05-30T18:56:14","modified_gmt":"2019-05-30T16:56:14","slug":"des-plongeurs-ont-trouve-des-fragments-de-plastique-dans-un-albatros","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/story-fr\/25771\/des-plongeurs-ont-trouve-des-fragments-de-plastique-dans-un-albatros\/","title":{"rendered":"Des plongeurs ont trouv\u00e9 des fragments de plastique dans un albatros."},"content":{"rendered":"<p><strong>Les plongeurs rencontrent de plus en plus souvent des animaux marins qui transportent des fragments de plastiques rest\u00e9s accroch\u00e9s sur leur corps \u2013 par exemple des requins baleines, des tortues ou des dauphins. Les chercheurs trouvent des baleines \u00e9chou\u00e9es dont l\u2019estomac est rempli de d\u00e9chets en plastique. Ou des albatros affam\u00e9s qui en ont tellement aval\u00e9s qu\u2019ils ne peuvent plus se nourrir. Nos oc\u00e9ans sont devenus une immense d\u00e9charge publique.<\/strong><\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, plus d\u2019un million d\u2019oiseaux et 100&rsquo;000 mammif\u00e8res marins meurent dans de grandes souffrances en raison des d\u00e9chets charri\u00e9s par cette inf\u00e2me soupe de plastique. Les animaux marins s\u2019\u00e9touffent avec des porte-canettes, s\u2019\u00e9tranglent avec des morceaux de filets flottant \u00e0 la d\u00e9rive, ou meurent de faim car leurs organes digestifs sont remplis de plastique. Ils ne sont pas les seuls menac\u00e9s. T\u00f4t ou tard, les particules de plastiques et les poisons qu\u2019elles contiennent sont renvoy\u00e9s \u00e0 l\u2019exp\u00e9diteur via la cha\u00eene alimentaire. Les politiques ont longtemps ignor\u00e9 le probl\u00e8me. L\u2019Organisation des Nations Unies (ONU) a enfin d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019y atteler. Pourtant, aucune solution n\u2019est pour l\u2019instant sur la table, alors qu\u2019il y a v\u00e9ritablement urgence\u00a0!<\/p>\n<p>Qu\u2019il s\u2019agisse de microplastiques ou d\u2019immenses filets fant\u00f4mes \u2013 les d\u00e9chets de plastique constituent un probl\u00e8me environnemental majeur dans toutes les mers du globe, du Sud au Nord, sur les c\u00f4tes de m\u00eame que dans les grandes profondeurs. Chaque ann\u00e9e, jusqu\u2019\u00e0 13 millions de tonnes de plastique partent au rebut dans les oc\u00e9ans.<\/p>\n<p>Les grands tourbillons form\u00e9s par les courants marins en concentrent d\u2019\u00e9normes quantit\u00e9s. Les d\u00e9chets s\u2019accumulent \u00e9galement au fond des mers o\u00f9 ils se m\u00ealent aux s\u00e9diments. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les flots de d\u00e9tritus rejet\u00e9s par 192 pays c\u00f4tiers, les experts australiens et am\u00e9ricains estiment que 4,8 \u00e0 12,7 millions de tonnes de plastique ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9vers\u00e9s dans les oc\u00e9ans durant la seule ann\u00e9e 2010. Ils tirent la sonnette d\u2019alarme dans un article de la revue \u00ab\u00a0Science\u00a0\u00bb: sans une r\u00e9duction drastique de l\u2019utilisation du plastique ou une meilleure \u00e9limination des d\u00e9chets, ces quantit\u00e9s pourraient augmenter jusqu\u2019\u00e0 155 millions de tonnes en 2025.<\/p>\n<p><strong>Des animaux effray\u00e9s par les filets fant\u00f4mes <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9limination des filets de p\u00eache usag\u00e9s a un co\u00fbt. Il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant qu\u2019ils soient parfois discr\u00e8tement abandonn\u00e9s au large. Les d\u00e9chets des p\u00eacheries repr\u00e9sentent environ 10% de la masse des d\u00e9tritus qui flotte dans les oc\u00e9ans. Ces filets \u00e0 la d\u00e9rive sont des pi\u00e8ges mortels pour la faune marine. Un exemple, les filets maillants en mati\u00e8re synth\u00e9tique d\u00e9ploy\u00e9s sur plus de 1000 m\u00e8tres qui se d\u00e9tachent fr\u00e9quemment des bateaux. Ces nappes de plastique recouvrent les r\u00e9cifs coralliens, les \u00e9ponges et les bancs de mollusques, emp\u00eachant la vie de s\u2019y d\u00e9velopper. Sous le plastique, les organismes ne re\u00e7oivent plus suffisamment d\u2019oxyg\u00e8ne et meurent d\u2019asphyxie. Des coraux rares sont menac\u00e9s. Une r\u00e9glementation plus stricte serait n\u00e9cessaire. Si les filets \u00e9taient munis de balises de localisation, ils pourraient \u00eatre retrouv\u00e9s et rep\u00each\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>La menace invisible des objets du quotidien <\/strong><\/p>\n<p>Dans l\u2019imm\u00e9diat, les \u00c9tats du G7 veulent mettre en \u0153uvre un plan d\u2019action commun pour emp\u00eacher que les oc\u00e9ans se transforment en poubelle. Il est grand temps. Les chefs d\u2019\u00c9tats et de gouvernements souhaitent initier un \u00ab\u00a0mouvement plan\u00e9taire\u00a0\u00bb. Une d\u00e9claration inhabituellement combattive, mais qui redonne espoir. Pour endiguer les flots de plastique, tous les acteurs doivent unir leurs forces, qu\u2019ils soient issus des milieux politiques, \u00e9conomiques, scientifiques ou simplement des consommatrices et des consommateurs. Des mesures tr\u00e8s concr\u00e8tes sont pr\u00e9vues pour \u00e9viter de produire des d\u00e9chets qui finiront dans les oc\u00e9ans, diminuer les quantit\u00e9s d\u00e9vers\u00e9es et \u00e9liminer ceux qui s\u2019y trouvent d\u00e9j\u00e0. Certains points pourront encore \u00eatre am\u00e9lior\u00e9s, mais globalement, c\u2019est un bon d\u00e9but. La Suisse doit aussi faire sa part, en commen\u00e7ant par s\u2019occuper de ses propres d\u00e9chets! Rappelons que ce plan d\u2019action ne vaudra que s\u2019il est suivi d\u2019actions.<\/p>\n<p>Le cas des sacs en plastique est embl\u00e9matique du gigantesque d\u00e9potoir que sont en train de devenir les mers. Fabriqu\u00e9s \u00e0 base de p\u00e9trole, ils continuent \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme un mode d\u2019emballage normal aux caisses des supermarch\u00e9s, et, comble de l\u2019absurdit\u00e9, au rayon des fruits et l\u00e9gumes. Si le probl\u00e8me est d\u00e9sormais reconnu \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne, on attend toujours une solution coh\u00e9rente au niveau l\u00e9gislatif. L\u2019UE exige que la consommation annuelle de sacs en plastique ne d\u00e9passe pas 40 unit\u00e9s par personne d\u2019ici \u00e0 2025. Ce n\u2019est certainement pas trop demander. Et en Suisse? L\u2019interdiction annonc\u00e9e a \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9e \u00e0 une date ind\u00e9termin\u00e9e.<\/p>\n<p>Un danger plus grave encore vient des microplastiques: ces minuscules fragments polluent les oc\u00e9ans, les lacs et les rivi\u00e8res. Ils proviennent d\u2019objets dont nous nous servons tous les jours: cosm\u00e9tiques, produits de nettoyage, textiles synth\u00e9tiques, pneus de voitures, bouteilles, emballages et sacs. Chaque fois qu\u2019un pull en mati\u00e8re polaire passe en machine, ce sont plus de 1900 fibres qui partent dans les eaux us\u00e9es. Le probl\u00e8me est que ces plastiques contiennent des substances toxiques tels les assouplissants et les ignifuges. Les particules microscopiques peuvent s\u2019introduire dans le corps humain via la cha\u00eene alimentaire. Les scientifiques ne se sont gu\u00e8re pench\u00e9s sur les d\u00e9g\u00e2ts qu\u2019ils pourraient y causer. Des adjuvants dangereux pour la sant\u00e9 des \u00eatres humains et des animaux sont en effet souvent ajout\u00e9s aux mati\u00e8res plastiques pour leur conf\u00e9rer certaines propri\u00e9t\u00e9s. Il s\u2019agit du bisph\u00e9nol-A, des phtalates (assouplissants) et des agents ignifuges brom\u00e9s qui peuvent perturber le d\u00e9veloppement sexuel, endommager le patrimoine g\u00e9n\u00e9tique et provoquer des cancers. Les d\u00e9chets en plastique ont la capacit\u00e9 d\u2019absorber comme des \u00e9ponges les poisons pr\u00e9sents dans l\u2019environnement tels que le DDT ou le PCB. Ces toxiques s\u2019accumulent dans les tissus adipeux des organismes aquatiques.<\/p>\n<p><strong>Mettre fin au gaspillage<\/strong><\/p>\n<p>La pollution des oc\u00e9ans a chaque ann\u00e9e de graves cons\u00e9quences \u00e9conomiques. Les r\u00e9gions touristiques sont menac\u00e9es, les plages doivent \u00eatre constamment nettoy\u00e9es, les d\u00e9chets se prennent r\u00e9guli\u00e8rement dans les h\u00e9lices des bateaux et les filets des p\u00eacheurs. L\u2019agriculture souffre \u00e9galement des terres souill\u00e9es par les d\u00e9tritus \u00e0 proximit\u00e9 des c\u00f4tes. Ceux-ci causent des dommages aux syst\u00e8mes de refroidissement des centrales \u00e9lectriques et bloquent le cycle de l\u2019eau dans des installations de dessalage.<\/p>\n<p>En 2006 d\u00e9j\u00e0, Greenpeace avait attir\u00e9 l\u2019attention sur ce probl\u00e8me lors de son exp\u00e9dition \u00ab\u00a0SOS Mers du monde\u00a0\u00bb. L\u2019usage insens\u00e9 qui est fait du plastique ne peut plus durer\u00a0! \u00ab\u00a0Neuf sacs en plastique sur dix ne sont utilis\u00e9s qu\u2019une seule fois, avant de finir \u00e0 la poubelle. C\u2019est du pur gaspillage. Aidez-nous \u00e0 changer cela\u00a0!\u00a0\u00bb s\u2019exclame Carmelina Bonanno de Greenpeace Suisse. \u00ab\u00a0Il faut interdire les sacs en plastique gratuits et les microplastiques pr\u00e9sents dans les cosm\u00e9tiques. Et prendre des mesures pour r\u00e9duire les emballages en plastique du commerce.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les plongeurs rencontrent de plus en plus souvent des animaux marins qui transportent des fragments de plastiques rest\u00e9s accroch\u00e9s sur leur corps \u2013 par exemple des requins baleines, des tortues&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":33,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_planet4_optimize_post_is_variant":false,"_planet4_optimize_experiment_name":"","_planet4_optimize_variant_name":"","ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[22],"tags":[],"p4-page-type":[77],"gpch-article-type":[],"class_list":["post-25771","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee","p4-page-type-story-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25771","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/33"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25771"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25771\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25771"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=25771"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=25771"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=25771"},{"taxonomy":"gpch-article-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/gpch-article-type?post=25771"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}