{"id":26877,"date":"2017-07-05T00:00:00","date_gmt":"2017-07-04T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/magazin-article-fr\/26877\/un-nouveau-laboratoire-pour-meditants-militants\/"},"modified":"2019-05-31T08:26:24","modified_gmt":"2019-05-31T06:26:24","slug":"un-nouveau-laboratoire-pour-meditants-militants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/article-de-magazine\/26877\/un-nouveau-laboratoire-pour-meditants-militants\/","title":{"rendered":"Un nouveau laboratoire pour m\u00e9ditants-militants"},"content":{"rendered":"<p><strong>Comment chercher \u00e0 transformer le monde si l\u2019on ne se transforme pas soi-m\u00eame\u00a0? C\u2019est la raison d\u2019\u00eatre du nouveau laboratoire de la transition int\u00e9rieure, initi\u00e9 en ao\u00fbt 2016 par Michel Maxime Egger. Le sociologue et \u00e9co-th\u00e9ologien est collaborateur de Pain pour le prochain, cette ONG qui s\u2019engage, au Nord comme au Sud, en faveur d\u2019une transition vers de nouveaux mod\u00e8les agricoles et \u00e9conomiques. Entretien.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pourquoi avoir cr\u00e9\u00e9 un tel laboratoire?<\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes \u00e0 un moment carrefour de l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9. Le syst\u00e8me \u00e9conomique dominant, croissanciste, productiviste et consum\u00e9riste, qui repose sur l\u2019illusion d\u2019une croissance mat\u00e9rielle et \u00e9nerg\u00e9tique illimit\u00e9e, arrive \u00e0 une impasse. Il se heurte aux limites de la plan\u00e8te comme de l\u2019\u00eatre humain. Face \u00e0 un tel bouleversement syst\u00e9mique et aux menaces d\u2019effondrement qui l\u2019accompagnent, il ne suffit plus de r\u00e9former le syst\u00e8me pour qu\u2019il prenne davantage en compte des \u00e9l\u00e9ments sociaux et \u00e9cologiques, comme le pr\u00e9conise le d\u00e9veloppement durable. Il faut aller au-del\u00e0 et entreprendre une transition en profondeur, c\u2019est-\u00e0-dire un v\u00e9ritable changement de paradigme.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quelle sorte de transition?<\/strong><\/p>\n<p>La transition a une dimension ext\u00e9rieure qui s\u2019exprime par l\u2019\u00e9mergence, sur toute la plan\u00e8te, d\u2019alternatives que le film <em>Demain: Parcourir le monde des solutions (2015) <\/em>illustre \u00e0 merveille. Notamment dans les domaines de l\u2019\u00e9nergie, de l\u2019\u00e9ducation, de l\u2019habitat, de l\u2019agriculture urbaine, des monnaies compl\u00e9mentaires, des \u00e9co-quartiers ou des villes en transition. Mais la transition comporte aussi une dimension int\u00e9rieure. Comme le souligne le paysan, \u00e9crivain et philosophe Pierre Rabhi, toutes ces initiatives sont n\u00e9cessaires mais si l\u2019\u00eatre humain n\u2019\u00e9volue pas, ce sera un \u00e9chec de plus.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Comment se manifeste cette transition int\u00e9rieure?<\/strong><\/p>\n<p>Cela commence par un questionnement radical, qui va \u00e0 la racine des probl\u00e8mes. Nous pouvons par exemple d\u00e9cider de consommer moins, bio et de mani\u00e8re \u00e9quitable, d\u2019utiliser davantage les transports publics et de composter nos d\u00e9chets. L\u2019exp\u00e9rience montre que ces \u00e9cogestes ne prennent v\u00e9ritablement leur sens et ne sont durables que s\u2019ils sont enracin\u00e9s dans l\u2019\u00eatre. Le consum\u00e9risme questionne notre id\u00e9al d\u2019accomplissement humain. Que faisons-nous de notre puissance de d\u00e9sir? Cherchons-nous \u00e0 la lib\u00e9rer de tous les m\u00e9canismes par lesquels les march\u00e9s la capturent et l\u2019instrumentalisent?<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Prot\u00e9ger l\u2019environnement ne suffit donc pas?<\/strong><\/p>\n<p>Le vrai enjeu va bien au-del\u00e0 de la protection de l\u2019environnement. Il s\u2019agit d\u2019op\u00e9rer une \u00ab\u00a0r\u00e9volution culturelle courageuse\u00a0\u00bb, pour reprendre la formule du pape Fran\u00e7ois dans sa lettre encyclique Laudato si\u2019.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pourquoi l\u2019organisation Pain pour le prochain a-t-elle d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019engager dans cette voie?<\/strong><\/p>\n<p>Pain pour le prochain est l\u2019une des grandes ONG suisses de d\u00e9veloppement, issue des Eglises protestantes. Nous nous engageons au Nord et au pour une transition vers de nouveaux mod\u00e8les d\u2019\u00e9conomie et de production alimentaire. Pain pour le prochain joue aussi un r\u00f4le de lobbying politique\u00a0; nous avons par exemple contribu\u00e9 de mani\u00e8re importante au lancement de l\u2019initiative pour des multinationales responsables. Nous menons chaque ann\u00e9e avec Action de Car\u00eame, dans les semaines avant P\u00e2ques, une campagne de sensibilisation de la population sur les enjeux Nord-Sud et la promotion de modes de vie responsables. En compl\u00e9ment de toutes ces activit\u00e9s, nous sommes convaincus de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un changement radical vers un autre syst\u00e8me. L\u2019id\u00e9e n\u2019est pas de cr\u00e9er de nouveaux projets d\u2019\u00e9nergie alternative ou d\u2019agriculture urbaine qui existent d\u00e9j\u00e0, mais de mettre l\u2019accent sur les dimensions int\u00e9rieures de la transition en lien avec les racines spirituelles de Pain pour le prochain.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quel sens donner au laboratoire que vous avez fond\u00e9?<\/strong><\/p>\n<p>Ce laboratoire a pour vocation de faire le lien entre la transformation du monde et la transformation de soi. Il propose une nouvelle mani\u00e8re de s\u2019engager, celle du m\u00e9ditant-militant. Il est \u00e0 l\u2019interface de deux mondes\u00a0: les milieux d\u2019Eglise avec l\u2019\u00e9cospiritualit\u00e9 comme premi\u00e8re porte d\u2019entr\u00e9e, et la soci\u00e9t\u00e9 civile avec un accent sur l\u2019\u00e9copsychologie. L\u2019\u00e9cospiritualit\u00e9 fait explicitement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une transcendance, \u00e0 un myst\u00e8re divin; l\u2019\u00e9copsychologie explore les interrelations entre la psych\u00e9 humaine et la nature, sans forc\u00e9ment s\u2019ouvrir au sacr\u00e9. Ce laboratoire est un lieu d\u2019exp\u00e9rimentation qui, dans un premier temps, n\u2019existe qu\u2019en Suisse romande.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous encouragez donc les liens entre les milieux d\u2019Eglise et la soci\u00e9t\u00e9 civile?<\/strong><\/p>\n<p>La spiritualit\u00e9 peut agir comme un moteur de la transition, et inversement la transition peut aussi agir comme un moteur de renouveau spirituel dans les milieux li\u00e9s aux Eglises. Le courant circule dans les deux sens.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Comment avez-vous proc\u00e9d\u00e9 pour mettre sur pied ce laboratoire?<\/strong><\/p>\n<p>Ma premi\u00e8re t\u00e2che a \u00e9t\u00e9 d\u2019identifier les personnes ou les organisations avec lesquelles je sentais un potentiel de co-cr\u00e9ation. J\u2019ai men\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent plus de cinquante entretiens, une moiti\u00e9 dans les milieux d\u2019Eglise, l\u2019autre dans la soci\u00e9t\u00e9 civile. L\u2019id\u00e9e est de faire \u00e9merger des partenariats. Une membrane de collaboration est en train de na\u00eetre autour du laboratoire avec des personnes choisies pour leur proximit\u00e9 de c\u0153ur et d\u2019esprit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Dans les faits, comment se manifeste cette transition?<\/strong><\/p>\n<p>Si nous voulons \u00eatre cr\u00e9dibles comme organisation dans notre engagement pour la transition, nous devons aussi revoir fondamentalement notre fonctionnement interne. C\u2019est pourquoi Pain pour le prochain est en marche vers l\u2019holacratie, une forme de gouvernance partag\u00e9e, fond\u00e9e sur de nouveaux modes d\u2019intelligence collective. Nous avons par exemple renonc\u00e9 \u00e0 nos cahiers des charges et travaillons par r\u00f4les. Chacun se voit confier davantage de responsabilit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quelles sont les principales activit\u00e9s du laboratoire?<\/strong><\/p>\n<p>Elles se d\u00e9ploient sur plusieurs axes. Il y a d\u2019abord des activit\u00e9s de sensibilisation, avec notamment des tables rondes, conf\u00e9rences, ateliers, la participation \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements comme le G21, le Festival de la Terre ou Alternatiba L\u00e9man. Nous avons aussi une page d\u00e9di\u00e9e sur le site web de Pain pour le prochain et une plateforme Facebook. La formation, autre activit\u00e9 essentielle, vise \u00e0 d\u00e9velopper nos ressources int\u00e9rieures et \u00e0 changer notre imaginaire pour un nouveau monde possible (voir l\u2019infographie \u00ab\u00a0Nous encourageons \u00e0 agir, au Nord comme au Sud\u00a0\u00bb). Cela passe par exemple par le \u00ab\u00a0compostage\u00a0\u00bb d\u2019\u00e9motions tr\u00e8s r\u00e9pandues aujourd\u2019hui comme le d\u00e9couragement, la peur et l\u2019impuissance, pour en faire des \u00e9nergies mobilisatrices. De l\u00e0 devraient \u00e9merger des multiplicateurs, des personnes porteuses de la transition int\u00e9rieure.<\/p>\n<div id=\"attachment_36258\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-36258\" class=\"wp-image-36258 size-full\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2019\/05\/aba17f83-aba17f83-labo-ti_activite\u0301s-partenariats.jpeg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"480\" \/><p id=\"caption-attachment-36258\" class=\"wp-caption-text\">En co-cr\u00e9ation avec d\u2019autres partenaires, le laboratoire offre de multiples activit\u00e9s de sensibilisation et de formation pour dynamiser et faire rayonner la transition int\u00e9rieure.<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous mentionnez aussi les conversations carbone. De quoi s\u2019agit-il?<\/strong><\/p>\n<p>Les Artisans de la transition, une association issue de <em>La Revue durable<\/em>, ont commenc\u00e9 de promouvoir en Suisse une m\u00e9thode d\u00e9velopp\u00e9e dans le monde anglo-saxon: lors de six soir\u00e9es de deux heures, des ateliers participatifs de huit personnes combinent donn\u00e9es factuelles, discussions de groupe, exercices et jeux. L\u2019objectif est de susciter une r\u00e9duction concr\u00e8te de l\u2019empreinte carbone de chacun. Les participants sont confront\u00e9s \u00e0 leurs incoh\u00e9rences, \u00e0 leurs d\u00e9sirs parfois contradictoires et \u00e0 ce qui en eux fait obstacle aux changement requis. Des animateurs de groupe seront form\u00e9s pour lancer le mouvement. Un tel groupe a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 autour du laboratoire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous avez \u00e9galement constitu\u00e9 un cercle de r\u00e9flexion. Quel est son r\u00f4le?<\/strong><\/p>\n<p>Ce cercle est compos\u00e9 de treize personnes de comp\u00e9tences diverses, dont certaines ont un lien avec le monde acad\u00e9mique comme les universitaires Dominique Bourg, Christian Arnsperger ou Sophie Swaton. Nous tenons \u00e0 \u00eatre connect\u00e9s \u00e0 toutes les id\u00e9es et exp\u00e9riences en cours dans le monde. Les travaux de ce cercle, encore embryonnaires, ont pour but de donner du contenu \u00e0 la transition int\u00e9rieure.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Est-il possible de tout verbaliser?<\/strong><\/p>\n<p>Dans la m\u00e9thode de travail, nous ne cherchons pas \u00e0 presser notre intellect comme un citron. Nous vivons une dynamique de groupe qui mobilise les diff\u00e9rentes dimensions de notre \u00eatre, physique, \u00e9motionnelle, intuitive, voire spirituelle, afin de nourrir ce qui plus tard s\u2019exprimera sous une forme plus mentale. Cela suppose, dans l\u2019espace prot\u00e9g\u00e9 du groupe, que chacun laisse peu \u00e0 peu tomber ses armures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Finalement, personne ne sait vraiment ce qui va \u00e9merger de tout cela?<\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes un peu comme des alchimistes qui, apr\u00e8s avoir combin\u00e9 certains m\u00e9taux mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du feu, observent ce qui se passe. A l\u2019\u00e9preuve de la mise en lumi\u00e8re de nos exp\u00e9riences de vie, nous allons aussi observer ce qui se passe, en nous et chez les autres. C\u2019est un exercice d\u2019unit\u00e9 dans la diversit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Propos recueillis par Philippe Le B\u00e9<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div style=\"background-color: #58b006; color: white; padding: 25px;\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-36247 alignleft\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2019\/05\/fd79d670-fd79d670-michel-maxime-egger.jpeg\" alt=\"\" width=\"125\" height=\"188\" \/><\/p>\n<p>Sociologue, \u00e9coth\u00e9ologien et journaliste, Michel Maxime Egger est responsable du laboratoire de la \u00ab\u00a0transition int\u00e9rieure\u00a0\u00bb \u00e0 Pain pour le prochain. Il est co-directeur de la collection \u00ab\u00a0Fondations \u00e9cologiques\u00a0\u00bb aux \u00e9ditions Labor &amp; Fides. Il anime le r\u00e9seau www.trilogies.org qui met en dialogue traditions spirituelles et grands enjeux de notre temps. Il est l\u2019auteur d\u2019essais sur l\u2019\u00e9cospiritualit\u00e9 et l\u2019\u00e9copsychologie : \u00ab\u00a0La Terre comme soi-m\u00eame\u00a0\u00bb (Labor &amp; Fides, 2012), \u00ab\u00a0Soigner l\u2019esprit, gu\u00e9rir la Terre\u00a0\u00bb (Labor &amp; Fides, 2015), \u00ab\u00a0Ecopsychologie. Retrouver notre lien avec la Terre\u00a0\u00bb (Jouvence, 2017). D\u00e9sormais journaliste ind\u00e9pendant, Philippe Le B\u00e9 a pr\u00e9c\u00e9demment collabor\u00e9 \u00e0 divers m\u00e9dias : l\u2019ATS, Radio Suisse internationale, la Tribune de Gen\u00e8ve, Bilan, la RTS (Radio), L&rsquo;Hebdo, et Le Temps. Il a publi\u00e9 deux romans: \u00ab\u00a0Du vin d\u2019ici \u00e0 l\u2019au-del\u00e0\u00a0\u00bb (L\u2019Aire) et \u00ab\u00a02025: La situation est certes d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e mais ce n\u2019est pas grave\u00a0\u00bb (Edilivre).<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment chercher \u00e0 transformer le monde si l\u2019on ne se transforme pas soi-m\u00eame\u00a0? 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