{"id":26904,"date":"2017-08-25T00:00:00","date_gmt":"2017-08-24T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/magazin-article-fr\/26904\/il-faut-faire-du-bruit\/"},"modified":"2019-05-31T08:26:42","modified_gmt":"2019-05-31T06:26:42","slug":"il-faut-faire-du-bruit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/article-de-magazine\/26904\/il-faut-faire-du-bruit\/","title":{"rendered":"\u00abIl faut faire du bruit\u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><strong>La photographe br\u00e9silienne Marizilda Cruppe a\u00a0remport\u00e9 le prix du public du Greenpeace \u00adPhoto Award 2016. \u00c0 bord du Rainbow Warrior, elle \u00e9voque son projet multim\u00e9dia intitul\u00e9<i> \u00adVivre\u00a0et\u00a0mourir pour la for\u00eat tropicale<\/i>.<\/strong><\/p>\n<p>La photographe br\u00e9silienne Marizilda Cruppe a\u00a0remport\u00e9 le prix du public du Greenpeace \u00adPhoto Award 2016. \u00c0 bord du Rainbow Warrior, elle \u00e9voque son projet multim\u00e9dia intitul\u00e9<em> \u00adVivre\u00a0et\u00a0mourir pour la for\u00eat tropicale<\/em>.\u00a0Pas facile de rencontrer Marizilda Cruppe.\u00a0Celle qui se consid\u00e8re comme une militante de l\u2019image a choisi de documenter son nomadisme en gardant une trace photographique de tous les lits et hamacs dans lesquels elle passe la nuit. La s\u00e9rie compte d\u00e9j\u00e0 cent cinq clich\u00e9s depuis qu\u2019elle a d\u00e9finitivement quitt\u00e9 son appartement de Rio de Janeiro en 2015. \u00abJe vais l\u00e0 o\u00f9 la photographie me porte\u00bb, explique la photographe. Actuellement, elle s\u00e9journe dans la for\u00eat d\u2019Amazonie, la plus grande for\u00eat tropicale humide de la plan\u00e8te, situ\u00e9e \u00e0 deux tiers sur le territoire br\u00e9silien. Un paradis naturel menac\u00e9 par l\u2019abattage ill\u00e9gal et l\u2019expansion de l\u2019agrobusiness. Marizilda Cruppe \u00e9voque les femmes qui ont le courage de s\u2019opposer \u00e0 la destruction.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-37557 size-full\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/MARI7283.jpg\" alt=\"\" width=\"2600\" height=\"1733\" \/><\/p>\n<p>D\u00e9but mai, elle est en visite \u00e0 bord du Rainbow Warrior, amarr\u00e9 pour une semaine au port de Rio, la ville o\u00f9 elle a pass\u00e9 son enfance. Elle conna\u00eet bien ce navire pour y avoir v\u00e9cu des journ\u00e9es mouvement\u00e9es, notamment en 2012 lorsque Greenpeace bloquait l\u2019embarquement de fonte brute produite en Amazonie, au nord-est du Br\u00e9sil. \u00abJe suis une autodidacte de la photographie des actions\u00bb, explique-t-elle en riant.<\/p>\n<p>La vie de nomade n\u2019est pas toujours simple. Quand elle entend parler du Greenpeace Photo Award, Marizilda Cruppe est en d\u00e9placement dans une r\u00e9serve extractive (ou \u00abresex\u00bb, une aire de pr\u00e9servation environnementale) au bord du Rio Uatum\u00e3. Sur son ordinateur portable, elle produit rapidement un petit clip, qui s\u2019av\u00e8re impossible \u00e0 envoyer, faute de connexion Internet. Finalement, la vid\u00e9o sera enregistr\u00e9e sur une cl\u00e9 USB et confi\u00e9e \u00e0 une connaissance qui l\u2019emm\u00e8nera au sud du Br\u00e9sil. Marizilda Cruppe ne pensait pas que son \u00abdocumentaire narratif tout \u00e0 fait classique, sans aucune virtuosit\u00e9 esth\u00e9tique\u00bb aurait une chance de gagner. Son intention \u00e9tait simplement de faire exister les femmes dont elle dresse le portrait.<\/p>\n<blockquote>\n<p><strong>\u00abUn jour, elle se r\u00e9veille et comprend qu\u2019elle\u00a0a\u00a0une mission.\u00bb<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Dans ses photos, ses vid\u00e9os et ses enregistrements sonores, Marizilda Cruppe veut mettre en lumi\u00e8re des femmes qui ont pris le chemin de la lutte. Des femmes tout \u00e0 fait normales, mais appel\u00e9es par la vie \u00e0 remplir une mission. Comme Dilva Ara\u00fajo qui, il y a encore trois ans, vivait une vie tranquille au bord du Rio Jari, un affluent de l\u2019Amazone, jusqu\u2019\u00e0 ce que les projets d\u2019une usine de cellulose viennent menacer l\u2019avenir de son village et de cent sept autres localit\u00e9s de la r\u00e9gion. \u00abC\u2019\u00e9tait une transformation radicale, relate Marizilda Cruppe. Un jour, Dilva s\u2019est r\u00e9veill\u00e9e et a compris qu\u2019elle avait une mission.\u00bb Depuis, elle lutte pour amener le gouvernement \u00e0 transformer la r\u00e9gion en r\u00e9serve extractive exploit\u00e9e de mani\u00e8re durable par les communaut\u00e9s locales.<\/p>\n<p>[masterslider id=\u00a0\u00bb13&Prime;]<\/p>\n<p>Une histoire qui ressemble \u00e0 celle, plus ancienne, de Rosa Maria Viegas, appel\u00e9e Rosinha. Il y a quinze ans, quand les n\u00e9gociants de bois sont arriv\u00e9s dans sa r\u00e9gion, au centre de l\u2019\u00c9tat du Par\u00e1, les villages ont organis\u00e9 la r\u00e9sistance. Il faudra sept ans de lutte avant que soit cr\u00e9\u00e9e la resex Renascer, dont le nom signifie \u00abrenaissance\u00bb.<\/p>\n<p>Mais le combat de Rosinha continue.\u00a0Celle-ci s\u2019insurge en particulier contre le d\u00e9tournement des fonds destin\u00e9s \u00e0 la resex par des politiciens locaux.Ces derniers ripostent en faisant courir des rumeurs diffamatoires sur sa vie priv\u00e9e. \u00abOn essaie de faire taire ces femmes en d\u00e9truisant leur insertion sociale.\u00bb Il y aura m\u00eame des menaces de mort. Le gouvernement de Bras\u00edlia int\u00e9grera alors Rosinha \u00e0 son programme\u00a0de protection personnelle. \u00abMais en r\u00e9alit\u00e9, les policiers qui s\u2019occupent d\u2019elle ont partie li\u00e9e avec les politiciens corrompus\u00bb, commente Marizilda Cruppe.<\/p>\n<p>[masterslider id=\u00a0\u00bb14&Prime;]<\/p>\n<blockquote>\n<p><strong>Le Br\u00e9sil, pays des militants assassin\u00e9s<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Pour la seule ann\u00e9e 2015, le Br\u00e9sil compte cinquante d\u00e9fenseurs de l\u2019environnement tu\u00e9s. Des centaines vivent sous la menace de l\u2019assassinat. Parmi les victimes de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, on trouve le couple Jos\u00e9 Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Esp\u00edrito Santo, assassin\u00e9s en mai 2011. Ils avaient port\u00e9 plainte contre les n\u00e9gociants en bois qui s\u2019\u00e9taient introduits sur le territoire de la resex de Praialta-Piranheira, \u00e0 Nova Ipixuna, au sud-est de l\u2019\u00c9tat du Par\u00e1. La s\u0153ur de l\u2019\u00e9poux et celle de l\u2019\u00e9pouse, Claudelice Santos et La\u00edsa Santos Sampaio, se battent depuis lors pour que les responsables soient punis.<\/p>\n<p>\u00abChaque ann\u00e9e, \u00e0 la date de l\u2019assassinat, l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 de La\u00edsa se d\u00e9grade\u00bb, relate\u00a0 Marizilda Cruppe. Lors de la premi\u00e8re proc\u00e9dure en justice, elle a subi un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral et pass\u00e9 un mois dans le coma. Elle a d\u00fb r\u00e9apprendre tous les gestes de la vie courante: se mouvoir, parler, lire, \u00e9crire. \u00abMais elle a lutt\u00e9 pour reprendre le dessus.\u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, La\u00edsa Santos Sampaio n\u2019a pas quitt\u00e9 la r\u00e9serve. Claudelice Santos, quant \u00e0 elle, est partie vivre dans la ville proche de Marab\u00e1 avec ses deux filles. Elle y \u00e9tudie le droit foncier dans le cadre d\u2019une fili\u00e8re juridique sp\u00e9cialement cr\u00e9\u00e9e pour les personnes d\u2019origine paysanne. Marizilda Cruppe raconte que le groupe de soutien est parvenu \u00e0 porter le proc\u00e8s devant une cour de Bel\u00e9m, chef-lieu du Par\u00e1. Les meurtriers ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s, mais sont encore en fuite pour l\u2019instant.<\/p>\n<p>Pour les deux s\u0153urs, la vie continue, tout comme la lutte. \u00abElles veulent enfin sortir du carcan de l\u2019injustice et de la violence. Le deuil ne finit jamais lorsque l\u2019on perd un \u00eatre cher dans de pareilles circonstances.\u00bb Les deux auraient besoin de tirer un trait sur le pass\u00e9, mais c\u2019est impossible tant que justice n\u2019est pas faite.La photographe admet avoir h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 exposer ces femmes au regard du public, \u00e0 les rendre encore plus vuln\u00e9rables. \u00abMais elles ont toutes insist\u00e9 pour que leur histoire soit racont\u00e9e\u00bb,\u00a0commente Marizilda Cruppe. Leur espoir est que la pression internationale fasse bouger leur gouvernement. Ces femmes se heurtent toutefois \u00e0 la r\u00e9sistance non seulement du gouvernement, mais parfois aussi de leurs propres communaut\u00e9s villageoises, voire de leurs familles.<\/p>\n<p>[masterslider id=\u00a0\u00bb12&Prime;]<\/p>\n<p>Au cours de ses visites, Marizilda Cruppe trouve \u00e0 peine le temps de photographier. Car les femmes veulent d\u2019abord parler. Parler de leur isolement familial, de leurs d\u00e9convenues, de la misogynie qui veut les priver de parole. Les hommes sont souvent les premiers \u00e0 baisser les bras devant les puissants. Les femmes sont plus tenaces, constate Marizilda Cruppe. \u00abElles sont \u00e0 la pointe de la lutte. Mais cet engagement est invisible pour ceux qui se tiennent \u00e0 l\u2019\u00e9cart.\u00bb<\/p>\n<blockquote>\n<p><strong>L\u2019angle mort de la presse people<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00c0 Rio, personne n\u2019est au courant de la lutte de ces femmes. Les m\u00e9dias ne s\u2019int\u00e9ressent pas \u00e0\u00a0elles. Marizilda Cruppe est bien plac\u00e9e pour le\u00a0savoir, elle qui a pass\u00e9 seize ans \u00e0 photogra\u00adphier la haute soci\u00e9t\u00e9 de la capitale pour un quotidien. \u00abJe photographiais les 2% de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s qui ne vivent pas vraiment dans ce pays.\u00bb Pour ses reportages, elle se tourne aujourd\u2019hui vers les\u00a0histoires ignor\u00e9es. \u00abCe qui m\u2019attire, ce sont les r\u00e9cits des \u00eatres humains dont personne ne parle.\u00bb<\/p>\n<p>Il est vrai que son quotidien l\u2019envoyait parfois photographier les migrants internes qui \u00adquittent le nord du pays pour s\u2019\u00e9tablir dans les bidonvilles de Rio, les femmes enceintes vivant\u00a0dans la rue, les malades de la tuberculose dans les quartiers pauvres, les victimes de \u00admines\u00a0\u00adantipersonnel de Colombie. Des histoires qui n\u2019int\u00e9ressaient pas beaucoup la r\u00e9daction ou\u00a0les\u00a0lecteurs. \u00abLes riches de Rio mangent des noix\u00a0de Par\u00e1 sur les conseils de leur m\u00e9decin, mais ne veulent rien savoir de l\u2019origine de ces noix, de la souffrance des petits paysans. On veut \u00eatre l\u2019intellectuel branch\u00e9 dans son bar, qui parle de changer le monde, mais on ne veut rien\u00a0faire de concret.\u00bb Dans les villes br\u00e9siliennes, c\u2019est le\u00a0\u00abdegr\u00e9 z\u00e9ro de l\u2019empathie\u00bb, d\u00e9plore \u00adMarizilda Cruppe, qui choisit finalement de faire ses \u00adbagages.<\/p>\n<p>Du temps de l\u2019enfance de Dilva Ara\u00fajo, sur les bords du Rio Jari, la r\u00e9colte de noix du Par\u00e1 \u00e9tait un v\u00e9ritable \u00e9v\u00e9nement. Chaque village avait ses quelques noyers. Le terrain n\u2019\u00e9tait pas d\u00e9coup\u00e9 en parcelles. La r\u00e9colte se faisait en commun. \u00abMais les temps changent\u00bb, explique la photographe. Cette ann\u00e9e, une personne a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9e pour s\u2019\u00eatre aventur\u00e9e dans une zone foresti\u00e8re qui ne lui appartenait pas.<\/p>\n<p>Les femmes sont conscientes que leur lutte ne sera jamais vraiment finie. \u00abMais sans elles, qui se pr\u00e9occuperait de la situation en Amazonie? Qui d\u00e9noncerait la destruction de la for\u00eat, avec les violations des droits humains qu\u2019elle implique?\u00bb La for\u00eat n\u2019est pr\u00e9serv\u00e9e que l\u00e0 o\u00f9 les militants luttent pour la cr\u00e9ation de r\u00e9serves extractives, de r\u00e9serves naturelles et de territoires r\u00e9serv\u00e9s aux autochtones.<\/p>\n<p>Les gouvernements br\u00e9siliens ont tous \u00e9chou\u00e9, qu\u2019il s\u2019agisse de ceux du Partido dos Trabalhadores (PT) de gauche ou de l\u2019actuel gouvernement conservateur, qui a encore renforc\u00e9 la pression de l\u2019agrobusiness sur les commu\u00adnaut\u00e9s traditionnelles d\u2019Amazonie. \u00abIl faut faire du bruit pour \u00eatre entendu. Si ces femmes se taisent, qui d\u00e9noncera les abus?\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div style=\"background-color: #ecf1f7; color: black; padding: 25px;\">\n<p><strong>Marizilda Cruppe<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_37611\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-37611\" class=\"wp-image-37611 size-medium\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2019\/05\/5e59aff0-5e59aff0-marizildacruppe-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" \/><p id=\"caption-attachment-37611\" class=\"wp-caption-text\">@ Fabio Nascimento 2017<\/p><\/div>\n<p><span class=\"s1\">Marizilda Cruppe est n\u00e9e en 1968 \u00e0 S\u00e3o Paulo, au Br\u00e9sil. Elle a longtemps \u00e9t\u00e9 photographe salari\u00e9e du journal <i>O Globo<\/i>, l\u2019un des principaux quotidiens br\u00e9siliens. Depuis 2011, elle est photographe ind\u00e9pendante et se met au service de diverses organisations humanitaires et \u00e9cologistes qui travaillent sur les questions d\u2019in\u00e9galit\u00e9s, de droits humains et de genre. Deux fois membre du jury du World Press Photo Award, elle fonde en 2016 le mouvement YVY Women Image Makers qui r\u00e9unit des femmes de toutes les parties du Br\u00e9sil. Le mot YVY signifie \u00abterre\u00bb en tupi, la langue d\u2019une des plus grandes ethnies br\u00e9siliennes.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"background-color: #ecf1f7; color: black; padding: 25px;\">Thomas Milz, sp\u00e9cialiste en sciences politiques et historien allemand, travaille depuis quinze ans comme journaliste et photographe en Am\u00e9rique latine. Actuellement, il est rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019agence de presse catholique, \u00e0 Rio de Janeiro, et collabore \u00e0 la radio allemande ARD. Ses photos ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es notamment par la revue Spiegel et les quotidiens FAZ et Handelsblatt. En Suisse ce sp\u00e9cialiste de l\u2019Amazonie br\u00e9silienne a publi\u00e9 des articles dans la NZZ et les magazines Doppelpunkt et Sonntag.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La docteure Max Liboiron est \u00e0 la fois sp\u00e9cialiste et activiste f\u00e9ministe des sciences de l\u2019environnement. Professeure assistante \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Memorial de Terre-Neuve (Canada), elle enseigne au d\u00e9partement de g\u00e9ographie et m\u00e8ne des recherches en \u00ab\u00a0Discard Studies\u00a0\u00bb (\u00e9tudes des d\u00e9chets). Elle est \u00e0 l\u2019origine du projet de science citoyenne \u00ab\u00a0Civic Laboratory for Environmental Action Research\u00a0\u00bb (CLEAR). Son blog traite des d\u00e9chets plastiques dans les oc\u00e9ans selon une perspective interdisciplinaire, \u00e0 la crois\u00e9e de la biologie, de la g\u00e9ographie et des sciences sociales. Elle \u00e9tudie \u00e9galement l\u2019impact de l\u2019activisme sur ce type d\u2019enjeux, car \u00ab\u00a0le plastique est un probl\u00e8me global.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":30,"featured_media":26907,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_planet4_optimize_post_is_variant":false,"_planet4_optimize_experiment_name":"","_planet4_optimize_variant_name":"","ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[82,83,81],"tags":[],"p4-page-type":[80],"gpch-article-type":[],"class_list":["post-26904","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-foretspublications","category-magazine-foretspublications","category-themes","p4-page-type-article-de-magazine"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26904","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/30"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26904"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26904\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/26907"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26904"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26904"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26904"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=26904"},{"taxonomy":"gpch-article-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/gpch-article-type?post=26904"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}