{"id":26913,"date":"2017-08-18T00:00:00","date_gmt":"2017-08-17T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/magazin-article-fr\/26913\/sengager-pour-une-vie-comblee\/"},"modified":"2019-05-31T08:26:45","modified_gmt":"2019-05-31T06:26:45","slug":"sengager-pour-une-vie-comblee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/article-de-magazine\/26913\/sengager-pour-une-vie-comblee\/","title":{"rendered":"S\u2019engager pour une vie combl\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><strong>Nous aspirons tous \u00e0 mener une vie bonne, qui respecte la plan\u00e8te au lieu de la d\u00e9truire. Mais pourquoi est-il si difficile de le traduire en images?<\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\">Notre univers mental est colonis\u00e9 par la destruction environnementale, la mis\u00e8re et la guerre. Comment faire place \u00e0 des repr\u00e9sentations plus positives?<\/p>\n<p class=\"p1\">Les populations autochtones en \u00c9quateur ont invent\u00e9 le <i>buen vivir<\/i>, la vie en harmonie avec la diversit\u00e9 naturelle. En langue quechua, cette notion est exprim\u00e9e par la formule<i> sumak kawsay<\/i>, qui signifie \u00abla vie combl\u00e9e\u00bb. Dans l\u2019esprit du<i> buen vivir<\/i>, aucun membre de la communaut\u00e9 n\u2019est en droit de mettre son propre bien-\u00eatre au-dessus de celui des autres ni de d\u00e9truire la nature qui rend la vie possible. C\u2019est la vision du monde traditionnelle des populations autochtones d\u2019Am\u00e9rique latine. Mais c\u2019est aussi un concept postmoderne, postcolonial et post-\u00adcapitaliste, qui remet fondamentalement en cause les rapports de domination, notamment entre hommes et femmes.<\/p>\n<p class=\"p1\">Cette \u00e9dition du magazine rend hommage au courage des femmes d\u2019Am\u00e9rique latine. Dans le cadre de son projet <i>Vivre et mourir pour la for\u00eat tropicale<\/i>, la photographe br\u00e9silienne Marizilda Cruppe accompagne trois femmes autochtones qui militent pour l\u2019environnement, en prenant de grands risques pour prot\u00e9ger la for\u00eat amazonienne. Ce projet a remport\u00e9 le prix du public du Greenpeace Photo Award 2016. En \u00c9quateur, la photographe Karen Miranda Rivadeneira documente la vie d\u2019une population autochtone en lutte contre l\u2019industrie foresti\u00e8re et p\u00e9troli\u00e8re qui envahit la for\u00eat tropicale. En faisant le portrait de personnes qui d\u00e9fendent leur espace et leur mode de vie, les deux artistes photographes contribuent, \u00e0 leur mani\u00e8re, \u00e0 la lutte pour une vie bonne.<\/p>\n<p class=\"p1\">Le concept du <i>buen vivir<\/i> est difficilement transposable \u00e0 notre mode de vie en Suisse, mais il est riche en inspirations. Il nous invite \u00e0 r\u00e9\u00adfl\u00e9chir \u00e0 notre responsabilit\u00e9 envers la plan\u00e8te lorsque des entreprises suisses tirent profit de projets d\u2019infrastructure qui d\u00e9truisent l\u2019espace de vie des populations autochtones. L\u2019histoire r\u00e9cente de Greenpeace t\u00e9moigne de l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019engagement. C\u2019est ainsi que la population des Mundurukus est parvenue \u00e0 stopper un projet de barrage gigantesque sur le Rio Tapaj\u00f3s, en Amazonie. Une lutte soutenue par un large mouvement, par Greenpeace et d\u2019autres organisations, ainsi que par plus d\u2019un million de personnes dans le monde entier.<\/p>\n<p class=\"p1\">Pourquoi ne pas construire notre propre id\u00e9e de la vie combl\u00e9e sur le concept du <i>buen vivir<\/i>? Serait-il impossible d\u2019y int\u00e9grer certaines parti<span class=\"s1\">cularit\u00e9s et qualit\u00e9s suisses? Pour inventer <\/span>ensemble cette vie bonne, nous avons besoin de votre engagement, de votre cr\u00e9ativit\u00e9, de votre courage.<\/p>\n<p class=\"p1\"><strong>P.-S.<\/strong> Lors de sa session d\u2019\u00e9t\u00e9, le Parlement a accept\u00e9 <span class=\"s1\">la prolongation du moratoire sur le g\u00e9nie g\u00e9n\u00e9tique jusqu\u2019en 2021. L\u2019agriculture suisse restera donc exempte d\u2019OGM. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral pr\u00e9voyait pourtant d\u2019autoriser les cultures transg\u00e9niques \u00e0 la fin de la p\u00e9riode de prolongation. L\u2019engagement vigoureux de Greenpeace et d\u2019autres associations environnementales a permis de l\u2019emp\u00eacher. Un succ\u00e8s d\u2019\u00e9tape\u00a0rendu possible gr\u00e2ce aux nombreuses personnes qui nous soutiennent.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La docteure Max Liboiron est \u00e0 la fois sp\u00e9cialiste et activiste f\u00e9ministe des sciences de l\u2019environnement. Professeure assistante \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Memorial de Terre-Neuve (Canada), elle enseigne au d\u00e9partement de g\u00e9ographie et m\u00e8ne des recherches en \u00ab\u00a0Discard Studies\u00a0\u00bb (\u00e9tudes des d\u00e9chets). Elle est \u00e0 l\u2019origine du projet de science citoyenne \u00ab\u00a0Civic Laboratory for Environmental Action Research\u00a0\u00bb (CLEAR). Son blog traite des d\u00e9chets plastiques dans les oc\u00e9ans selon une perspective interdisciplinaire, \u00e0 la crois\u00e9e de la biologie, de la g\u00e9ographie et des sciences sociales. Elle \u00e9tudie \u00e9galement l\u2019impact de l\u2019activisme sur ce type d\u2019enjeux, car \u00ab\u00a0le plastique est un probl\u00e8me global.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":30,"featured_media":26914,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_planet4_optimize_post_is_variant":false,"_planet4_optimize_experiment_name":"","_planet4_optimize_variant_name":"","ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[84,85,78],"tags":[],"p4-page-type":[80],"gpch-article-type":[],"class_list":["post-26913","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-editorialpublications","category-magazine-editorialpublications","category-publications","p4-page-type-article-de-magazine"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26913","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/30"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26913"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26913\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/26914"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26913"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26913"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26913"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=26913"},{"taxonomy":"gpch-article-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/gpch-article-type?post=26913"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}