{"id":27342,"date":"2018-02-22T00:00:00","date_gmt":"2018-02-21T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/magazin-article-fr\/27342\/menaces-sur-le-journalisme-classique\/"},"modified":"2019-05-31T09:28:17","modified_gmt":"2019-05-31T07:28:17","slug":"menaces-sur-le-journalisme-classique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/article-de-magazine\/27342\/menaces-sur-le-journalisme-classique\/","title":{"rendered":"Mena\u00e7es sur le journalisme classique"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\"><strong>\u00a0\u00bb Et si tu \u00e9crivais quelque chose de positif, pour changer ? \u00ab\u00a0<\/strong><strong> Sous l&rsquo;influence grandissante de Twitter et Facebook, le travail de journaliste se r\u00e9duit \u00e0 des articles courts et tape-\u00e0-l&rsquo;\u0153il. La logique inverse serait d&rsquo;\u00e9crire des textes de fond, qui informent et contribuent \u00e0 changer le monde.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Lors des situations de crise, des guerres et des catastrophes, les secours se d\u00e9ploient rapidement : m\u00e9decins, pompiers, secouristes, personnel des \u0153uvres d&rsquo;entraide, b\u00e9n\u00e9voles. Ils parent au plus press\u00e9, soulagent la douleur et la souffrance. Il est vrai que cette aide n&rsquo;est pas toujours bien con\u00e7ue. Et il existe des projets d&rsquo;entraide qui servent davantage \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer des dons ou \u00e0 se donner un profil int\u00e9ressant. Mais les personnes qui interviennent sur le terrain accomplissent g\u00e9n\u00e9ralement un effort formidable. Apr\u00e8s leur journ\u00e9e de travail, elles savent que leur engagement a un sens.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Et puis, il y a les journalistes. Toujours pr\u00e9sents lorsque des \u00eatres humains hurlent, prennent la fuite, meurent. Quand il y a d\u00e9tresse et souffrance, les journalistes sortent leur bloc-notes et leur stylo, dirigent la cam\u00e9ra sur les personnes qui souffrent et celles qui agonisent. Apr\u00e8s leur journ\u00e9e de travail, les journalistes savent qu&rsquo;ils \u00e9taient pr\u00e9sents. Mais ils n&rsquo;ont pas aid\u00e9.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Selon la d\u00e9ontologie, les journalistes devraient \u00eatre objectifs et ind\u00e9pendants, et id\u00e9alement faire preuve d&#8217;empathie. Ils ne devraient pas adh\u00e9rer aux causes qu&rsquo;ils traitent, m\u00eame s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une bonne cause. Mais qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est, adh\u00e9rer ? Est-ce d\u00e9j\u00e0 adh\u00e9rer \u00e0 une cause, que d&rsquo;\u00e9crire r\u00e9guli\u00e8rement sur une question donn\u00e9e ? Comme le faisait la journaliste russe Anna Politkovska\u00efa, qui n&rsquo;a pas pu se retenir de parler de la guerre de Tch\u00e9tch\u00e9nie, sachant qu&rsquo;elle allait \u00eatre assassin\u00e9e, t\u00f4t ou tard ? Est-ce d\u00e9j\u00e0 adh\u00e9rer \u00e0 une cause, que de l\u00e2cher le stylo et la cam\u00e9ra dans les situations de d\u00e9tresse ? Comme l&rsquo;ont fait les journalistes sur les \u00eeles de la M\u00e9diterran\u00e9e, au plus fort de la catastrophe des r\u00e9fugi\u00e9s, quand l&rsquo;urgence \u00e9tait d&rsquo;aider, \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e des barques surcharg\u00e9es ? \u00c0 ce stade, le journaliste qui restait passif \u00e9tait mal vu.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Dans quelle mesure les journalistes peuvent-ils s&rsquo;impliquer ? C&rsquo;est une question fr\u00e9quemment discut\u00e9e en lien avec les principes \u00e9thiques du journalisme. Dans son livre \u00a0\u00bb The Bang Bang Club \u00ab\u00a0, Greg Marinovich \u00e9voque le v\u00e9cu des photographes pendant les luttes contre l&rsquo;Apartheid en Afrique du Sud. Il d\u00e9crit la sc\u00e8ne d&rsquo;un homme en train de br\u00fbler, qui est ensuite poignard\u00e9. Pr\u00e9sent comme photographe, Greg Marinovich tente timidement de dissuader le meurtrier, puis se met \u00e0 photographier l&rsquo;agonie de la victime. La photo lui vaudra le prix Pulitzer, qu&rsquo;il f\u00eatera abondamment avec ses amis. Pour se justifier, il d\u00e9clare que sa t\u00e2che est de documenter la r\u00e9alit\u00e9, et non de la changer.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Dans ce m\u00eame ouvrage, Greg Marinovich relate l&rsquo;histoire du photographe Kevin Carter, qui d\u00e9croche lui aussi le prix Pulitzer, pour la photo d&rsquo;une petite fille soudanaise assise par terre, affaiblie par la faim, avec d\u00e9j\u00e0 un vautour qui la guette. Qu&rsquo;est-ce que le photographe a fait pour aider cette petite fille ? \u00c0 cette question de ses coll\u00e8gues, il ne sait que r\u00e9pondre.<br \/>\nRester en marge &#8211; ou aller au c\u0153ur des choses.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Face au mal et au malheur, les journalistes sont en g\u00e9n\u00e9ral simples spectateurs, et ne soulagent pas la souffrance. C&rsquo;est l\u00e0 leur dilemme. En psychologie du traumatisme, ce type de passivit\u00e9 est associ\u00e9 \u00e0 des troubles psychiques. Notre argument, en tant que journalistes, est alors de dire que nous donnons une voix aux victimes, et que nous interpellons la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 travers nos r\u00e9cits et nos images.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Mais est-ce que cela est encore vrai ? Quand j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 parcourir le monde en tant que journaliste ind\u00e9pendante, il y a bient\u00f4t vingt ans, je voulais que mes articles changent le cours des choses. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, il y avait des financements pour mes investigations et des preneurs pour mes articles. Les m\u00e9dias n&rsquo;\u00e9taient pas encore en crise, le journalisme \u00e9tait un m\u00e9tier respect\u00e9. Mes textes r\u00e9dig\u00e9s en voyage parlaient des \u00e9v\u00e9nements qui m&rsquo;arrivaient et des personnes que je rencontrais. Par exemple de Petimat, petite fille de Tch\u00e9tch\u00e9nie, p\u00e2le et maigre, malade du c\u0153ur, flottant entre la vie et la mort. Mes articles \u00e9taient \u00e9crits sans aucune distance, car j&rsquo;\u00e9tais profond\u00e9ment \u00e9mue. Et les lectrices et lecteurs ont r\u00e9agi. Leurs dons ont permis de financer l&rsquo;op\u00e9ration du c\u0153ur n\u00e9cessaire, et Petimat a grandi pour devenir une magnifique jeune femme.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Apr\u00e8s l&rsquo;attaque terroriste \u00e0 Beslan, en Oss\u00e9tie du Nord, qui a caus\u00e9 la mort de plus de 150 enfants, j&rsquo;ai visit\u00e9 avec les m\u00e8res les halles o\u00f9 \u00e9taient couch\u00e9s les corps, et assist\u00e9 aux enterrements. Sur les croix des tombes, les photos des visages innocents sont d\u00e9chirantes. Je r\u00e9dige mes articles les larmes aux yeux, le c\u0153ur serr\u00e9. Je ne voulais pas \u00eatre la journaliste distante qui se borne \u00e0 rapporter les \u00e9v\u00e9nements. Encore une fois, le lectorat a r\u00e9agi par des dons financiers g\u00e9n\u00e9reux. Je croyais \u00e0 mon m\u00e9tier, qui avait son r\u00f4le \u00e0 jouer dans le monde.<br \/>\nSaturation et lassitude<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Mais le monde a chang\u00e9, et avec lui le monde des m\u00e9dias. Tandis que les guerres et les catastrophes se suivent, les r\u00e9dactions et les lecteurs donnent des signes d&rsquo;\u00e9puisement. \u00a0\u00bb Et si tu \u00e9crivais quelque chose de positif, pour changer ? \u00ab\u00a0, me dit-on. Un nombre croissant de journalistes luttent pour placer leurs sujets dans des espaces r\u00e9dactionnels en d\u00e9clin. Pendant ce temps, Twitter et Facebook deviennent des sources majeures d&rsquo;information, tout comme les applis qui fournissent des nouvelles en temps r\u00e9el et les voyageurs qui documentent leurs p\u00e9riples sur des blogs.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Lorsque la r\u00e9mun\u00e9ration des reportages est devenue franchement insuffisante, j&rsquo;ai arr\u00eat\u00e9 d&rsquo;\u00e9crire ce que j&rsquo;observais, pour r\u00e9diger des propositions d&rsquo;articles, avec annonce du contenu, \u00e0 l&rsquo;intention des r\u00e9dactions. M\u00eame si je savais que la r\u00e9alit\u00e9 que je verrais sur place serait tr\u00e8s diff\u00e9rente. Une fois sur le terrain, j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 ignorer la souffrance, j&rsquo;ai cess\u00e9 de chercher les personnes qui incarnaient l&rsquo;espoir. C&rsquo;\u00e9tait ce que voulaient les r\u00e9dactions.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Mes mots ne suffisaient plus \u00e0 rendre la complexit\u00e9 du monde. Les articles devaient \u00eatre courts, si possible positifs et simples. \u00c0 cette \u00e9poque, je r\u00e9fl\u00e9chis r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 changer de m\u00e9tier. Si finalement je persiste dans le journalisme, c&rsquo;est aussi et surtout gr\u00e2ce \u00e0 quelques exp\u00e9riences positives, malgr\u00e9 les temps difficiles. Ainsi l&rsquo;exemple du paysan du Burkina-Faso, qui plante une for\u00eat dans une zone du Sahel. D\u00e8s qu&rsquo;il termine sa t\u00e2che, le gouvernement s&rsquo;accapare le terrain et annonce un projet de construction qui signifie la destruction de la nouvelle for\u00eat. Suite \u00e0 mon article, un lecteur me contacte. Il est pr\u00eat \u00e0 donner 50 000 euros pour acheter le terrain. La for\u00eat sera sauv\u00e9e.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Tout en me permettant de continuer mon travail, ces quelques exemples ne suffisent pas \u00e0 raviver ma passion pour le journalisme. Je passe alors beaucoup de temps \u00e0 r\u00e9diger des demandes de bourses pour des investigations sur des sujets complexes, que les r\u00e9dactions ne financent plus. Mes propositions de th\u00e8mes s&rsquo;adaptent \u00e0 la demande : gangs de filles dans les r\u00e9gions en guerre ; sp\u00e9cialistes en informatique et philanthropes en Afrique\u2026 \u00c0 la recherche de protagonistes branch\u00e9s, improbables, pionniers, carri\u00e9ristes, ou tout ceci \u00e0 la fois.<br \/>\nPourquoi il vaut la peine de persister<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">M\u00eame lorsque les frais d&rsquo;investigation sont couverts par une bourse, il reste le probl\u00e8me de la publication de l&rsquo;article. Quelle r\u00e9daction sera dispos\u00e9e \u00e0 publier un sujet sur une th\u00e9matique dense ? Il y a quelques temps, je travaillais sur la question des fistules, ces ouvertures qui se forment entre le vagin et la vessie ou l&rsquo;intestin. Elles peuvent r\u00e9sulter de situations obst\u00e9tricales difficiles, lorsque l&rsquo;accouchement ne progresse pas, ou encore d&rsquo;un viol. Les femmes concern\u00e9es deviennent incontinentes, ne peuvent donc plus retenir les urines et les selles. Elles ne peuvent plus accoucher, sont consid\u00e9r\u00e9es comme sans valeur et rejet\u00e9es \u00e0 l&rsquo;isolation sociale et \u00e0 la pauvret\u00e9. Pourtant, il serait facile d&rsquo;aider ces femmes, avec un syst\u00e8me de sant\u00e9 efficace, la pr\u00e9sence de sages-femmes, des structures m\u00e9dicales de proximit\u00e9. Si ces infrastructures font d\u00e9faut, ce n&rsquo;est g\u00e9n\u00e9ralement pas faute d&rsquo;argent. C&rsquo;est que les femmes pauvres d&rsquo;Afrique et d&rsquo;Asie n&rsquo;ont pas de lobby.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Gr\u00e2ce \u00e0 une bourse, j&rsquo;ai pu investiguer la question au Congo et en \u00c9thiopie, en compagnie d&rsquo;un photographe. Une fois notre reportage termin\u00e9, les r\u00e9ponses des r\u00e9dactions \u00e9taient tout sauf encourageantes : \u00a0\u00bb Oh, c&rsquo;est d\u00e9go\u00fbtant ! \u00ab\u00a0. Ou bien : \u00a0\u00bb Le viol des femmes africaines, \u00e7a n&rsquo;int\u00e9resse plus personne \u00ab\u00a0. Ou encore : \u00a0\u00bb Pourriez-vous tourner le sujet de mani\u00e8re positive ? \u00ab\u00a0. Lorsqu&rsquo;une r\u00e9daction se d\u00e9cide enfin \u00e0 publier la contribution, avec le contexte n\u00e9cessaire, la r\u00e9action du public est spectaculaire : ce sera une v\u00e9ritable avalanche de dons.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">M\u00eame r\u00e9activit\u00e9 des lectrices et lecteurs apr\u00e8s un article sur une s\u0153ur religieuse allemande au Rwanda. Apr\u00e8s le g\u00e9nocide, elle avait recueilli des centaines d&rsquo;orphelins dans sa maison. Elle r\u00e9ussit \u00e0 trouver des familles d&rsquo;accueil pour la plupart d&rsquo;entre eux, et en \u00e9l\u00e8ve certains elle-m\u00eame. M\u00eame exclue par sa congr\u00e9gation, S\u0153ur Milgitha n&rsquo;a pas besoin de l&rsquo;\u00c9glise pour faire le bien. Elle reste au Rwanda et s&rsquo;occupe des plus pauvres qu&rsquo;elle. \u00c0 la fin de ma visite, elle me b\u00e9nit, et m&rsquo;\u00e9crira ensuite : \u00a0\u00bb Ma ch\u00e8re Andrea, je prie pour que la lumi\u00e8re soit pr\u00e9sente dans ta vie. \u00a0\u00bb Mon reportage sur le d\u00e9vouement et l&rsquo;injustice recevra un accueil chaleureux.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\">Apr\u00e8s des p\u00e9riodes de doute et de d\u00e9sillusion, j&rsquo;ai retrouv\u00e9 ma foi en la capacit\u00e9 des personnes d&rsquo;\u00eatre \u00e9mues par la souffrance des autres. Mais pour que leurs histoires soient entendues, il faut l&rsquo;espace n\u00e9cessaire. On ne peut pas traiter en profondeur les guerres, les catastrophes, les ruptures existentielles et les moments de d\u00e9sespoir absolu via Twitter, Facebook ou la blogosph\u00e8re. En investiguant, en \u00e9crivant et en expliquant les tenants et aboutissants des choses, les journalistes ne restent plus en marge, mais font v\u00e9ritablement progresser le monde.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"font-120525\"><em>(Les propos n&rsquo;engagent que l&rsquo;auteur)<\/em><br \/>\n<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le royaume de Heidi Portmann est une maison individuelle \u00e0 Arlesheim, \u00e0 un quart d\u2019heure de B\u00e2le en tram. Enti\u00e8rement recouverte de vigne, la maisonnette est entour\u00e9e d\u2019un jardin sauvage avec des enclos \u00e0 lapins. C\u2019est dans le salon de cette petite merveille que la militante de 77\u00a0ans \u00e9dite son journal anti-nucl\u00e9aire intitul\u00e9 \u00ab\u00a0EnergieExpress\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"author":38,"featured_media":27343,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_planet4_optimize_post_is_variant":false,"_planet4_optimize_experiment_name":"","_planet4_optimize_variant_name":"","ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[103,104,78],"tags":[60],"p4-page-type":[80],"gpch-article-type":[],"class_list":["post-27342","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-essaipublications","category-magazinesociete-essaipublications","category-publications","tag-qui-sommes-nous","p4-page-type-article-de-magazine"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27342","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27342"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27342\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/27343"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27342"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27342"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27342"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=27342"},{"taxonomy":"gpch-article-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/gpch-article-type?post=27342"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}