{"id":28358,"date":"2018-09-19T00:00:00","date_gmt":"2018-09-18T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/magazin-article-fr\/28358\/le-son-du-silence\/"},"modified":"2019-05-31T11:22:42","modified_gmt":"2019-05-31T09:22:42","slug":"le-son-du-silence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/article-de-magazine\/28358\/le-son-du-silence\/","title":{"rendered":"Le son du silence"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le changement climatique a une dimension jusqu\u2019ici insoup\u00e7onn\u00e9e: il agit sur les sons de la nature et modifie les paysages sonores de notre environnement.<\/strong><\/p>\n<p>Pour Ludwig Berger, le changement climatique s\u2019est manifest\u00e9 d\u00e8s sa premi\u00e8re randonn\u00e9e au glacier de Morteratsch. Pas seulement parce qu\u2019il est pass\u00e9 devant de nombreuses balises enregistrant le recul de la glace comme la chronique d\u2019une mort annonc\u00e9e. C\u2019\u00e9tait en f\u00e9vrier 2016, une journ\u00e9e ensoleill\u00e9e et chaude. Nettement trop ensoleill\u00e9e et nettement trop chaude. Ludwig Berger a travers\u00e9 cette vall\u00e9e meul\u00e9e par la glace avec une s\u00e9rie de microphones dans ses bagages, du type de ceux qu\u2019on en utilise pour la photographie sous-marine. Dipl\u00f4m\u00e9 en musicologie et en composition \u00e9lectroacoustique, il \u00e9tait venu \u00e9couter la fonte des glaciers, comme un m\u00e9decin pose le st\u00e9thoscope sur un patient gravement malade. Depuis 1880, la langue glaciaire a recul\u00e9 de 2,5 kilom\u00e8tres, soit un quart de sa longueur. Le taux de fonte a plus que doubl\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Berger voulait percer des trous dans la glace, y ins\u00e9rer des micros et enregistrer les sons de cette d\u00e9sagr\u00e9gation.<\/p>\n<p>Mais l\u2019exp\u00e9rience s\u2019est termin\u00e9e de fa\u00e7on d\u00e9cevante: \u00abAu d\u00e9but, je n\u2019entendais que le son des micros, rien d\u2019autre\u00bb, d\u00e9clare-t-il aujourd\u2019hui de son poste de travail au MediaLab du d\u00e9partement d\u2019architecture du paysage de l\u2019\u00c9cole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale de Zurich. \u00abCe n\u2019est que lorsque les trous ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 nouveau gel\u00e9s que j\u2019ai entendu un grondement profond et constant: le bruit de base du glacier.\u00bb Berger sentait toutefois qu\u2019il pouvait faire mieux.<\/p>\n<div id=\"attachment_53623\" style=\"width: 735px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-53623\" class=\"wp-image-53623 size-large\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/sound_silence_blank-725x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"725\" height=\"1024\" \/><p id=\"caption-attachment-53623\" class=\"wp-caption-text\">@Lina M\u00fcller<\/p><\/div>\n<p><strong>Des grondements et des g\u00e9missements<\/strong><\/p>\n<p>Un mois plus tard, apr\u00e8s avoir assimil\u00e9 quelques astuces techniques, il est retourn\u00e9 dans les Grisons avec un groupe d\u2019\u00e9tudiants. C\u2019\u00e9tait la mimars, et alors que le printemps \u00e9tait sur le point d\u2019arriver, une temp\u00eate de neige s\u2019est d\u00e9cha\u00een\u00e9e. Berger a de nouveau cru percevoir les signes du changement climatique: \u00abIl n\u2019y a plus de saisons. \u00bb Pendant que le groupe t\u00e2tonnait dans la neige, il a revu sa strat\u00e9gie: \u00abJe n\u2019avais plus l\u2019intention de geler les micros, mais de les presser, envelopp\u00e9s dans la neige, contre le glacier.\u00bb Et \u00e7a a march\u00e9. Lorsque Berger a mis ses \u00e9couteurs, il a entendu pour la premi\u00e8re fois la vie du glacier de Morteratsch. Un bruit de bulles, des grondements, des craquements et des g\u00e9missements. Un bruissement, des \u00e9gouttements et des gargouillis. Un bourdonnement intergalactique, des grincements et des sifflements. Le glacier murmurait, chantait, fulminait, g\u00e9missait, jubilait et pleurait. Ce n\u2019est pas qu\u2019il consid\u00e8re le glacier de Morteratsch comme un \u00eatre vivant, explique Berger en \u00e9coutant les enregistrements au MediaLab. \u00abC\u2019est, comment dire, trop \u00e9motionnel et trop kitsch.\u00bb Mais quand il r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 ce qui se cache derri\u00e8re ces sons, pourquoi ils se produisent, cela le touche, \u00abet m\u00eame beaucoup \u00bb. Berger et ses \u00e9tudiants ont entre-temps mont\u00e9 une exposition pour rendre compte de leur rencontre avec le glacier, ils ont enregistr\u00e9 les sons sur vinyle et les ont, en partie, publi\u00e9s sur Internet.<\/p>\n<p><strong>Une signature acoustique<\/strong><\/p>\n<p>Le changement climatique a une dimension que l\u2019on ignorait jusqu\u2019ici: non seulement, il r\u00e9chauffe l\u2019atmosph\u00e8re, fait monter le niveau des mers et provoque des s\u00e9cheresses, mais il a aussi un impact sur le monde du bruit. Raymond Murray Schafer a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 reconna\u00eetre l\u2019importance de ce qu\u2019on appelle les soundscapes ou \u00abpaysages sonores\u00bb. Dans les ann\u00e9es 1960, le compositeur canadien a r\u00e9alis\u00e9 que la partition de la nature ne comprend pas uniquement des sons. Les paysages sonores refl\u00e8tent l\u2019environnement et fournissent des informations sur la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces. Chacun a sa propre signature acoustique. Si les cris d\u2019animaux manquent soudain parce que ces derniers ont \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s, d\u00e9cim\u00e9s ou extermin\u00e9s, la signature change. Les conclusions de Schafer correspondaient \u00e0 son \u00e9poque. Peu auparavant, la zoologiste Rachel Carson avait fait des recherches sur la fa\u00e7on dont un pesticide, le DDT, avait tu\u00e9 des millions d\u2019oiseaux chanteurs aux \u00c9tats-Unis et publi\u00e9 un livre intitul\u00e9 Silent Spring, le \u00abprintemps silencieux\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Le CO2, agent perturbateur<\/strong><\/p>\n<p>Pendant que Ludwig Berger \u00e9coutait le Morteratsch dans les Alpes suisses, le biologiste marin Tullio Rossi s\u2019occupait d\u2019un paysage sonore compl\u00e8tement diff\u00e9rent. N\u00e9 en Italie et domicili\u00e9 en Australie, Rossi enqu\u00eate sur une question qui, \u00abpour des raisons myst\u00e9rieuses\u00bb, n\u2019a longtemps pas \u00e9t\u00e9 prise en compte: le changement climatique affecte-t-il aussi la vie sous la surface de l\u2019eau? Concr\u00e8tement, le CO2 modifie-t-il la communication des habitants des mers?<\/p>\n<p>Pour trouver une r\u00e9ponse, Rossi a cherch\u00e9 dans le monde entier des eaux dont la teneur en CO2 est d\u00e9j\u00e0 aussi \u00e9lev\u00e9e que les taux pr\u00e9vus pour la fin du si\u00e8cle. Il les a trouv\u00e9es au large des \u00eeles d\u2019Ischia et de Vulcano, en M\u00e9diterran\u00e9e, et de White Island, dans l\u2019oc\u00e9an Indien. L\u00e0, des chemin\u00e9es sous-marines volcaniques lib\u00e8rent du CO2 dans les quantit\u00e9s attendues. Rossi a install\u00e9 des enregistreurs sous-marins sur des r\u00e9cifs \u00e0 proximit\u00e9. Ces r\u00e9cifs abritent des crevettes-pistolet qui ne mesurent que quelques centim\u00e8tres, mais sont la deuxi\u00e8me source de bruit sous l\u2019eau apr\u00e8s les cachalots. En fermant brusquement leur plus grosse pince, elles cr\u00e9ent une bulle qui implose peu de temps apr\u00e8s, provoquant une violente d\u00e9tonation. Si une colonie de crevettes claque leurs pinces, elles g\u00e9n\u00e8rent un bruit semblable au cr\u00e9pitement d\u2019une forte pluie d\u2019orage ou aux roulements de tambours d\u2019un groupe de jeunes cadets. Cela permet \u00e0 ces animaux de communiquer entre eux, mais aussi d\u2019\u00e9tourdir leur proie. Rossi a enregistr\u00e9 le niveau sonore et la fr\u00e9quence \u00e0 laquelle les crevettes-pistolet utilisaient leurs pinces, puis a compar\u00e9 les r\u00e9sultats avec des donn\u00e9es provenant d\u2019environnements marins moins charg\u00e9s en CO2.<\/p>\n<p>Quand il a vu les r\u00e9sultats, il a \u00e9t\u00e9 surpris. Il ne s\u2019attendait pas \u00e0 un constat aussi net: \u00abLes crabes des \u00eeles volcaniques claquent en effet leurs pinces nettement moins souvent et moins fort. \u00c7a veut dire&#8230; \u2013 Rossi cherche les mots justes \u2013 que dans quelques d\u00e9cennies, les oc\u00e9ans seront beaucoup plus tranquilles\u00bb. Cela a des cons\u00e9quences. Les crevettes servent d\u2019\u00e9claireurs aux larves de poissons. Dans leurs g\u00e8nes, les alevins ont stock\u00e9 l\u2019information selon laquelle ils trouvent une protection contre les pr\u00e9dateurs \u00e0 la source du bruit, dans les r\u00e9cifs. Ils nagent donc vers le lieu du claquement des pinces. Rossi suit le fil de sa pens\u00e9e: \u00abSi le bruit des crabes est trop faible et que les larves ne peuvent plus se r\u00e9fugier dans le r\u00e9cif, elles seront mang\u00e9es et l\u2019\u00e9cologie des oc\u00e9ans deviendra encore plus confuse qu\u2019elle ne l\u2019est d\u00e9j\u00e0. Cela veut dire qu\u2019\u00e0 un moment donn\u00e9, le poisson manquera aussi dans nos assiettes.\u00bb Avec pr\u00e8s de neuf milliards d\u2019habitants dans le monde, cela deviendra un probl\u00e8me. Tullio Rossi a intitul\u00e9 son travail scientifique sur les crabes Silent Oceans.<\/p>\n<p><strong>Des effets dramatiques<\/strong><\/p>\n<p>Les \u00abpaysages sonores\u00bb sont entre-temps devenus un champ de recherche et une orientation artistique \u00e0 part enti\u00e8re. Ils permettent d\u2019exp\u00e9rimenter le changement climatique \u00e0 un autre niveau. L\u2019Am\u00e9ricain Bernie Krause, expert mondialement reconnu sur ce sujet depuis quarante ans, a r\u00e9alis\u00e9 un long article dans lequel il pr\u00e9sente les cons\u00e9quences de l\u2019effet de serre sur le plan acoustique. Pour r\u00e9sumer, disons qu\u2019elles se manifestent partout. Dans le chant des oiseaux qui sont chass\u00e9s de leur habitat; dans le chant des baleines, qui adaptent la fr\u00e9quence, l\u2019intensit\u00e9 et la dur\u00e9e des sons qu\u2019elles \u00e9mettent; dans la port\u00e9e des ultrasons que les chauves-souris utilisent pour chasser; dans les vocalises des grenouilles lors de l\u2019accouplement, qui sont moins intenses, voire inexistantes. \u00abLe changement climatique provoque des transformations irr\u00e9versibles des biotopes. Il porte dramatiquement atteinte aux communaut\u00e9s animales et provoque l\u2019extinction rapide des esp\u00e8ces\u00bb, r\u00e9sume Krause.<\/p>\n<div id=\"attachment_53618\" style=\"width: 850px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-53618\" class=\"wp-image-53618 size-large\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/GP0STRP0Q_High_res-1024x683.jpg\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" \/><p id=\"caption-attachment-53618\" class=\"wp-caption-text\">@Awaludinnoer\/Greenpeace<\/p><\/div>\n<p><strong>Stress de la s\u00e9cheresse en Valais <\/strong><\/p>\n<p>Le changement climatique se manifeste \u00e9galement dans des domaines qui ne sont pas accessibles \u00e0 l\u2019oreille humaine, par exemple \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des arbres. Au printemps 2018, le scientifique et artiste sonore zurichois Marcus Maeder s\u2019est rendu dans le Valais et est mont\u00e9 \u00e0 Salgesch en direction de Trubelstock, jusqu\u2019\u00e0 un promontoire offrant une vue sur toute la vall\u00e9e. L\u00e0 se dresse un pin isol\u00e9. Maeder le salue comme un vieil ami. En 2015, il l\u2019a mis au centre de son installation intitul\u00e9e Trees, r\u00e9alis\u00e9e en coop\u00e9ration avec l\u2019\u00e9cophysiologue Roman Zweifel, une cr\u00e9ation multim\u00e9dia consacr\u00e9e aux effets du changement climatique sur les arbres.<\/p>\n<p>L\u2019installation a fait le tour du monde. Fran\u00e7ois Hollande, alors pr\u00e9sident de la R\u00e9publique fran\u00e7aise, avait invit\u00e9 Maeder et Zweifel \u00e0 la pr\u00e9senter lors de la Conf\u00e9rence de Paris sur le climat, \u00e0 laquelle participaient deux cents \u00c9tats. Marcus Maeder jauge le pin: \u00abIl va bien\u00bb. Il a l\u2019air soulag\u00e9. Petite pause. \u00abIl est encore jeune.\u00bb Ce n\u2019est pas le cas des arbres qui l\u2019entourent. Ils atteignent tout juste dix m\u00e8tres de haut, puis leur croissance s\u2019arr\u00eate, et de nombreuses branches de gui t\u00e9moignent de leur fragilit\u00e9 face aux parasites. Il fait beaucoup trop sec en Valais et le ph\u00e9nom\u00e8ne devrait s\u2019aggraver, estime Maeder. \u00abLes arbres sont stress\u00e9s, tr\u00e8s stress\u00e9s.\u00bb La principale raison? Le changement climatique. \u00abC\u2019est assez clairement prouv\u00e9 sur le plan scientifique.\u00bb Marcus Maeder s\u2019appr\u00eate \u00e0 rendre audibles ces cons\u00e9quences en s\u2019appuyant sur l\u2019exemple de son jeune pin. Il sort une \u00e9pingle dor\u00e9e d\u2019une bo\u00eete capitonn\u00e9e \u2013 elle lui sert de senseur acoustique \u2013, la plante dans l\u2019\u00e9corce du tronc et la connecte \u00e0 un amplificateur.<\/p>\n<p>Puis, il met son casque. Un l\u00e9ger bruit de bulles, un bruissement et un \u00e9coulement se font entendre et, de temps \u00e0 autre, un cr\u00e9pitement sourd, plus ou moins fort, retentit, comme si des allumettes se brisaient, comme des pas dans un chalet en bois, puis \u00e0 nouveau un bruit de bulles et des craquements&#8230; \u00abDes cavitations, dit Maeder. Elles se produisent lorsque la s\u00e8ve cesse de circuler \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du tronc et que de l\u2019air y p\u00e9n\u00e8tre.\u00bb Les cons\u00e9quences? Maeder indique les pins avoisinants: certains troncs sont d\u00e9j\u00e0 tout brun, d\u2019autres partiellement. L\u2019apport de substances nutritives ne suffit plus; les arbres d\u00e9p\u00e9rissent. Le jeune pin pr\u00e9sentera bient\u00f4t les m\u00eames sympt\u00f4mes. Puis il regarde en bas, dans la vall\u00e9e, la for\u00eat de Finges, vieille de dix mille ans, un parc naturel d\u2019importance r\u00e9gionale qui prot\u00e8ge en m\u00eame temps la commune de Lo\u00e8che. \u00abJ\u2019esp\u00e8re me tromper, mais cette for\u00eat aura sans doute un tout autre aspect dans cinquante ans.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Influence des sons sur l\u2019empathie<\/strong><\/p>\n<p>Qu\u2019il s\u2019agisse de Marcus Maeder, du biologiste marin Tullio Rossi ou du compositeur Ludwig Berger, tous s\u2019int\u00e9ressent aux paysages sonores pour la m\u00eame raison: les sons ont un acc\u00e8s direct \u00e0 notre coeur, ils nous touchent plus que d\u2019autres impressions. Des sons comme le rire et les pleurs sont responsables d\u2019une activit\u00e9 particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9e dans le cortex c\u00e9r\u00e9bral et nous am\u00e8nent \u00e0 \u00e9prouver de l\u2019empathie et \u00e0 nous impliquer. Les sons influencent \u00e9galement notre perception visuelle; nous vivons les impressions visuelles diff\u00e9remment lorsque nous \u00e9coutons de la musique triste ou joyeuse. En r\u00e9sum\u00e9: les sons influencent notre capacit\u00e9 d\u2019empathie. Pour Bernie Krause, les paysages sonores sont le meilleur moyen d\u2019accorder enfin l\u2019attention n\u00e9cessaire au changement climatique: \u00abUne image dit plus que mille mots. Mais un paysage sonore dit plus que mille images.\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"s1\">Christian Schmidt<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div style=\"background-color: #ecf1f7; color: black; padding: 25px;\">\n<p><span class=\"s1\"><strong>Christian Schmidt<\/strong> est journaliste, r\u00e9dacteur pour des ONG et \u00e9crivain. Ind\u00e9pendant par <\/span><span class=\"s1\">conviction, il a re\u00e7u diverses distinctions, notamment le Prix des journalistes zurichois. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><strong>Lina M\u00fcller<\/strong> a grandi dans le Jura soleurois. Elle a \u00e9tudi\u00e9 aux hautes \u00e9coles d\u2019art et de design de Zurich et de Lucerne ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Beaux-Arts de Cracovie. Elle travaille aujourd\u2019hui comme illustratrice et artiste ind\u00e9pendante.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le changement climatique a une dimension jusqu\u2019ici insoup\u00e7onn\u00e9e: il agit sur les sons de la nature et modifie les paysages sonores de notre environnement. 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