{"id":28596,"date":"2019-01-09T00:00:00","date_gmt":"2019-01-08T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/magazin-article-fr\/28596\/des-noms-pas-des-numeros\/"},"modified":"2019-05-31T11:36:20","modified_gmt":"2019-05-31T09:36:20","slug":"des-noms-pas-des-numeros","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/article-de-magazine\/28596\/des-noms-pas-des-numeros\/","title":{"rendered":"Des noms, pas des num\u00e9ros"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les animaux doivent avoir des droits fondamentaux, tels que le droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9, \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la vie. Les refuges pour animaux nous donnent une id\u00e9e de ce que pourrait \u00eatre une soci\u00e9t\u00e9 \u00e9quitable, partag\u00e9e entre les humains et les animaux.<\/strong><\/p>\n<p>\u00abLucy est n\u00e9e en 2010. Elle a toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s \u00e9veill\u00e9e, impertinente, sauvage.\u00bb Samar Grandjean raconte volontiers des anecdotes savoureuses, parfois consternantes, mais aussi merveilleuses, sur les animaux de son Arche de Samar pr\u00e8s de Berne. Ici, on ne leur demande pas de servir \u00e0 quelque chose; il n\u2019y a pas d\u2019abattoir. Ils ont le droit de vivre, tout simplement. Et ils ne portent pas de num\u00e9ro, mais ont un nom: Ami, Mimi, Boubou et, justement, Lucy.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_59235\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-59235\" class=\"wp-image-59235\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/lebenshof-6457-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"300\" \/><p id=\"caption-attachment-59235\" class=\"wp-caption-text\">Plus les animaux nous sont proches, plus nous voyons en eux des individus, des personnalit\u00e9s, des compagnons.<\/p><\/div>\n<p>En Suisse, il existe une douzaine de refuges de ce genre. Bon nombre de ces animaux proviennent des \u00e9levages en batterie. Les rescap\u00e9s sont repr\u00e9sentatifs des nombreux bovins de notre pays qui restent \u00e0 l\u2019\u00e9table 275 jours par an, attach\u00e9s \u00e0 la mangeoire, et qui n\u2019ont rien d\u2019autre \u00e0 faire que de manger, s\u2019allonger, se lever&#8230; Ou de tous les porcs qui v\u00e9g\u00e8tent, jour apr\u00e8s jour, sur les \u00abcaillebotis\u00bb en b\u00e9ton, sans liti\u00e8re et sans jamais sortir \u00e0 l\u2019air libre. Toutes ces pratiques sont tol\u00e9r\u00e9es par la loi f\u00e9d\u00e9rale sur la protection des animaux, pourtant cens\u00e9e \u00eatre l\u2019une des plus contraignantes au monde. Une id\u00e9e n\u00e9e du mouvement de d\u00e9fense des droits de l\u2019animal Il n\u2019en va pas seulement des animaux, d\u00e9clare Sarah Heiligtag, du refuge Hof Narr \u00e0 Hinteregg, dans le canton de Zurich, mais d\u2019une approche durable de la nature et du respect inconditionnel de l\u2019\u00eatre humain et de l\u2019animal. Sarah Heiligtag se consid\u00e8re comme membre d\u2019un mouvement Les animaux doivent avoir des droits fondamentaux, tels que le droit \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9, \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la vie. Les refuges pour animaux nous donnent une id\u00e9e de ce que pourrait \u00eatre une soci\u00e9t\u00e9 \u00e9quitable, partag\u00e9e entre les humains et les animaux.<\/p>\n<p>social qui pr\u00f4ne les droits de l\u2019animal: \u00abNous devons amener les gens \u00e0 remettre en question le syst\u00e8me d\u2019exploitation actuel.\u00bb Comment le faire dans une soci\u00e9t\u00e9 qui, comme la n\u00f4tre, prot\u00e8ge la dignit\u00e9 de l\u2019animal, mais permet en m\u00eame temps d\u2019abattre deux animaux par seconde? Pour les universitaires canadiens Sue Donaldson et Will Kymlicka, on n\u2019y arrivera qu\u2019en \u00e9tendant aux animaux les principes fondamentaux de la justice sociale. Dans leur livre au titre r\u00e9v\u00e9lateur, Zoopolis, ils ont propos\u00e9 de conf\u00e9rer une sorte de citoyennet\u00e9 aux animaux domestiqu\u00e9s. Cela impliquerait surtout de les reconna\u00eetre dans leur individualit\u00e9 et de les laisser participer \u00e0 notre vie.<\/p>\n<div id=\"attachment_59237\" style=\"width: 660px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-59237\" class=\"wp-image-59237\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/lebenshof-1484-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"433\" \/><p id=\"caption-attachment-59237\" class=\"wp-caption-text\">La dignit\u00e9 du porc est un point sensible: tous ne b\u00e9n\u00e9ficient pas de conditions aussi optimales que celui-ci. 40% des porcs \u00e0 l\u2019engrais ne quittent l\u2019\u00e9table que le jour de leur abattage.<\/p><\/div>\n<p>Pour Donaldson et Kymlicka, les refuges sont actuellement les lieux les plus appropri\u00e9s pour mettre en oeuvre leur id\u00e9e d\u2019une zoopolis. Le refuge Tante Martha est tr\u00e8s proche de cet id\u00e9al. Quelque deux cents animaux vivent aujourd\u2019hui dans cette ferme de Romont, o\u00f9 l\u2019on \u00e9levait jadis des cerfs. Seuls le vaste domaine et la for\u00eat sont entour\u00e9s d\u2019une cl\u00f4ture. Sinon, les animaux entrent et sortent \u00e0 leur gr\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_59239\" style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-59239\" class=\"wp-image-59239\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/lebenshof-7297-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" \/><p id=\"caption-attachment-59239\" class=\"wp-caption-text\">Chaque animal a sa propre vie, sa propre histoire. Comme Bertrand le Beau, un des habitants du refuge Hof Narr, qui garde les poules.<\/p><\/div>\n<p>De nombreux animaux se partagent l\u2019\u00e9table \u2013 moutons, poules, bovins et alpagas \u2013 et il n\u2019est pas rare que, l\u00e0 o\u00f9 des gens s\u00e9journent, on trouve aussi des animaux, et vice versa. L\u2019\u00e9levage industriel, source de tous les maux pour le mouvement de d\u00e9fense des droits de l\u2019animal comme pour les responsables de nombreux refuges, les programmes d\u2019\u00e9levage industriel sont \u00e0 l\u2019origine de l\u2019exploitation \u00e9hont\u00e9e des animaux de rente et c\u2019est \u00e0 cette forme d\u2019\u00e9levage qu\u2019il faut mettre un terme. \u00abS\u2019il n\u2019y avait Plus les animaux nous sont proches, plus nous voyons en eux des individus, des personnalit\u00e9s, des compagnons. pas d\u2019\u00e9levage intensif, ni d\u2019abattoirs, on n\u2019aurait plus besoin de ces refuges\u00bb, explique Samar Grandjean. Sarah Heiligtag est du m\u00eame avis: \u00abNous devons cesser de produire des animaux de rente surperformants.\u00bb Et de fait, la soci\u00e9t\u00e9 actuelle commence tout juste \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir aux moyens de r\u00e9int\u00e9grer les animaux en son sein. Non pas comme des objets que l\u2019on utilise pour ses propres besoins, mais comme des membres \u00e0 part enti\u00e8re d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 mixte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>KLAUS PETRUS a enseign\u00e9 la philosophie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Berne jusqu\u2019en 2012. Depuis, il travaille comme photographe et journaliste ind\u00e9pendant. Ses photos et ses articles traitent de la protection des animaux, des mouvements de contestation et des troubles sociaux. Co-auteur du livre \u00ab\u00a0Darf Mensch Tiere nutzen?\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"background-color: #ecf1f7; color: black; padding: 25px;\"><strong>Greenpeace Suisse<\/strong> soutient l\u2019initiative contre l\u2019\u00e9levage intensif en Suisse par Philippe Schenkel, responsable de la campagne Agriculture de Greenpeace Suisse \u00abGlobalement, l\u2019\u00e9levage d\u2019animaux de rente est responsable de plus de 14% des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. Il est la principale cause de la d\u00e9forestation tropicale et des zones mortes dans les mers du globe. En Suisse, l\u2019\u00e9levage intensif, avec ses fourrages import\u00e9s, conduit \u00e0 une acidification des sols. Notre avenir r\u00e9side dans un \u00e9levage adapt\u00e9 au site, dans lequel on n\u2019\u00e9l\u00e8vera pas plus d\u2019animaux que les ressources locales ne le permettent. Cela doit aller de pair avec une r\u00e9duction de la consommation de viande. Il y aura davantage d\u2019espace naturel, ce qui permettra aux animaux de vivre mieux et sera b\u00e9n\u00e9fique pour notre sant\u00e9.\u00bb Pour des informations d\u00e9taill\u00e9es, voir la campagne <a href=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/themes\/moins-viande-plus-vie\/\">Moins mais mieux<\/a> de Greenpeace.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand on choisit de regarder ailleurs, on facilite les machinations, scandales, irr\u00e9gularit\u00e9s et autres magouilles.<\/p>\n","protected":false},"author":23,"featured_media":28600,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_planet4_optimize_post_is_variant":false,"_planet4_optimize_experiment_name":"","_planet4_optimize_variant_name":"","ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[103,104,78],"tags":[60],"p4-page-type":[80],"gpch-article-type":[],"class_list":["post-28596","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-essaipublications","category-magazinesociete-essaipublications","category-publications","tag-qui-sommes-nous","p4-page-type-article-de-magazine"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28596","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/23"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=28596"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28596\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/28600"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=28596"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=28596"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=28596"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=28596"},{"taxonomy":"gpch-article-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/gpch-article-type?post=28596"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}