{"id":28633,"date":"2019-05-27T00:00:00","date_gmt":"2019-05-26T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/magazin-article-fr\/28633\/quelle-est-la-valeur-de-nos-aliments\/"},"modified":"2019-08-27T10:12:45","modified_gmt":"2019-08-27T08:12:45","slug":"quelle-est-la-valeur-de-nos-aliments","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/article-de-magazine\/28633\/quelle-est-la-valeur-de-nos-aliments\/","title":{"rendered":"Quelle est la valeur de nos aliments?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>R\u00e9duire la consommation de viande \u00e0 un quart, \u00e9tablir une agriculture biologique en Suisse tout en garantissant des conditions de travail attractives aux agriculteurs: la vision Greenpeace pour l\u2019agriculture suisse \u00e0 l\u2019horizon 2050 est ambitieuse. Entretien avec Martin Rufer, responsable de la production, des march\u00e9s et de l\u2019\u00e9cologie \u00e0 l\u2019Union suisse des paysans, et Philippe Schenkel, expert Greenpeace en agriculture durable.<\/strong><\/p>\n\n<p><em>Interview: Pieter Poldervaart<\/em><\/p>\n\n<p><em>Philippe Schenkel, votre vision \u00abL\u2019agriculture de l\u2019avenir\u00bb pr\u00e9tend que l\u2019agriculture suisse est ax\u00e9e sur une production maximale, et doit changer de cap. Or la production biologique est en plein essor, et les normes suisses en mati\u00e8re de protection des animaux sont \u00e0 la pointe mondiale. Le changement radical propos\u00e9 par Greenpeace n\u2019est-il pas un peu exag\u00e9r\u00e9?<\/em><\/p>\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-63032\"><figure class=\"alignright\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2019\/05\/22b01cd4-22b01cd4-philippe-2018-shirt-smile-small-300x224.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-63032\"\/><figcaption>Philippe Schenkel, expert Greenpeace en agriculture durable<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel:<\/strong> il est vrai qu\u2019il y a des \u00e9volutions positives. Le nombre des exploitations biologiques est en augmentation, et certaines se tournent m\u00eame vers la permaculture. Il y a beaucoup d\u2019agricultrices et d\u2019agriculteurs qui s\u2019engagent pour l\u2019avenir. Mais il est impossible d\u2019atteindre les \u00abobjectifs environnementaux pour l\u2019agriculture\u00bb de la Conf\u00e9d\u00e9ration dans le cadre de la politique agricole actuelle. Les probl\u00e8mes sont r\u00e9els. Il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 voir le d\u00e9clin des insectes, ou les r\u00e9sidus de pesticides dans l\u2019eau potable. Les petites am\u00e9liorations ne suffisent pas. Il faut un vrai changement de cap.<\/p>\n\n<p><em>Martin Rufer, l\u2019Union suisse des paysans mentionne sept objectifs dans son document \u00abAgriculture 2050\u00bb, notamment des \u00absurfaces agricoles maximales\u00bb. Pourquoi continuez-vous \u00e0 miser sur la superficie?<\/em><\/p>\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-63034\"><figure class=\"alignleft\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2019\/05\/dc46c314-dc46c314-rufer_martin_600x800-225x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-63034\"\/><figcaption>Martin Rufer, responsable de la production, des march\u00e9s et de l\u2019\u00e9cologie \u00e0 l\u2019Union suisse des paysans<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n<p><strong>Martin Rufer:<\/strong> cette citation n\u2019est pas correcte. Nous ne voulons pas un maximum de surfaces agricoles, mais simplement pr\u00e9server les terres cultiv\u00e9es existantes. La Suisse continue de b\u00e9tonner pr\u00e8s d\u2019un m\u00e8tre carr\u00e9 de sol par seconde. L\u2019Union suisse des paysans s\u2019engage pour une protection stricte de la zone agricole, qui est notre base de production. C\u2019est l\u00e0 un point commun que nous avons avec les associations environnementales.<\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel:<\/strong> nous sommes apparemment d\u2019accord sur la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer l\u2019am\u00e9nagement du territoire. Ce sont les nouvelles zones industrielles et les maisons individuelles qui font reculer les terres cultiv\u00e9es, surtout sur le plateau suisse, avec ses terres arables fertiles. Il faut prot\u00e9ger et pr\u00e9server ces sols cultiv\u00e9s.<\/p>\n\n<p><em>Philippe Schenkel, un \u00e9l\u00e9ment central de votre vision est une r\u00e9duction de 70% de la production de viande en Suisse. Cela va favoriser les importations de volaille et de viande de porc, alors que les normes d\u2019\u00e9levage sont encore pires dans les autres pays\u2026 N\u2019est-ce pas l\u00e0 un auto-goal?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel<\/strong>: il ne s\u2019agit \u00e9videmment pas d\u2019augmenter les importations de viande. Notre vision est ambitieuse: la consommation de viande devrait passer de 50&nbsp;\u00e0 15&nbsp;kilogrammes par an et par habitant. Mais la tendance g\u00e9n\u00e9rale va d\u00e9j\u00e0 dans le bon sens: la consommation de viande diminue d\u2019environ un kilo par ann\u00e9e et par personne. Un changement social est en cours. Greenpeace ne demande pas un monde v\u00e9gane. Mais de nombreuses personnes se remettent actuellement en question et changent leurs habitudes alimentaires.<\/p>\n\n<p><strong>Martin Rufer:<\/strong> je ne le vois pas les choses de cette mani\u00e8re. Prenons l\u2019exemple de la volaille. La consommation de douze kilogrammes par habitant et par an est en forte hausse. La vision Greenpeace parle de 400 grammes de volaille suisse par habitant. Ceci implique que 96% de la volaille consomm\u00e9e devra \u00eatre import\u00e9e. La perspective que vous proposez va \u00eatre applaudie surtout par les importateurs de viande\u2026 L\u2019Union suisse des paysans ne rejette pas la tendance \u00e0 consommer moins de viande, de production plus durable. Nous sommes tr\u00e8s favorables aux fourrages produits de mani\u00e8re responsable, aux poules \u00e0 double usage ou \u00e0 la valorisation int\u00e9grale de l\u2019animal (\u00abFrom Nose to Tail\u00bb). Par contre en cas de r\u00e9duction massive de la production suisse, je ne crois pas que l\u2019on puisse \u00e9viter une augmentation des importations de viande produite dans des conditions douteuses. Nous n\u2019arrivons m\u00eame pas \u00e0 interdire l\u2019importation d\u2019\u0153ufs de batterie ou de viandes aux hormones\u2026 En fin de compte, c\u2019est l\u2019agriculture qui est perdante, tandis que les importateurs profitent.<\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel:<\/strong> mais la situation actuelle est intenable: les \u00e9levages hors-sols suisses sont tout sauf durables, avec 20&nbsp;000 poulets de chair engraiss\u00e9s en 35 jours au fourrage import\u00e9, avant d\u2019\u00eatre abattus. Et cette production n\u2019a pas grand-chose de sp\u00e9cifiquement suisse.<\/p>\n\n<p><em>Pour r\u00e9duire la consommation de viande \u00e0 un quart du niveau actuel, les consommateurs ont besoin d\u2019alternatives valables. Martin Rufer, les agriculteurs suisses sont-ils pr\u00eats \u00e0 passer \u00e0 des produits de niche comme le quinoa?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Martin Rufer:<\/strong> je me r\u00e9jouis de chaque agriculteur qui trouve un cr\u00e9neau de march\u00e9. Si la demande existe, l\u2019offre suit presque automatiquement. Le quinoa est un bon exemple: les c\u00e9r\u00e9ales qui viennent d\u2019ailleurs peuvent tr\u00e8s bien \u00eatre cultiv\u00e9es de mani\u00e8re \u00e9cologique en Suisse, et leur production pourrait m\u00eame \u00eatre socialement plus acceptable que dans la r\u00e9gion d\u2019origine.<\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel<\/strong>: il y a d\u2019autres exemples int\u00e9ressants, comme les patates douces ou le gingembre, cultiv\u00e9s depuis peu en Suisse. Ces nouveaux produits permettent de d\u00e9gager des marges attractives. R\u00e9duire la consommation de viande de 75% est \u00e9videmment une proposition forte. Avec d\u2019autres organisations, nous pr\u00e9parons donc le terrain social et politique pour ce changement de cap. Nous sommes convaincus de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une tournant radical.<\/p>\n\n<p><em>Comment r\u00e9ussir ce tournant?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel: <\/strong>il est important de sensibiliser les consommatrices et les consommateurs \u00e0 la fa\u00e7on dont les aliments sont actuellement produits. Greenpeace organise des conf\u00e9rences et produit des brochures et des outils en ligne \u00e0 ce sujet. Mais le consommateur ne peut pas tout faire. La politique doit s\u2019engager davantage pour orienter la production vers la durabilit\u00e9.<\/p>\n\n<p><em>L\u2019Union suisse des paysans soutiendrait-elle un engagement plus marqu\u00e9 de la part des responsables politiques?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Martin Rufer:<\/strong> nous avons nos r\u00e9serves \u00e0 ce sujet. Selon notre exp\u00e9rience, les autorit\u00e9s r\u00e9gulent volontiers l\u2019agriculture, mais les consommateurs ne suivent pas forc\u00e9ment. Et alors les \u00e9missions sont simplement d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Toutefois l\u2019Union suisse des paysans est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 mieux faire conna\u00eetre les conditions de production des aliments. Nous soutenons \u00e9galement la sensibilisation de la population aux questions alimentaires, et favorisons la transparence en mati\u00e8re de d\u00e9claration.<\/p>\n\n<p><em>Reste que la population suisse devrait diminuer sa consommation de viande de trois quarts. Est-il r\u00e9aliste de demander aux gens de renoncer, tout en payant plus cher les aliments qui viennent remplacer la viande?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel:<\/strong> tout d&rsquo;abord, en r\u00e9duisant sa consommation de viande, on \u00e9conomise beaucoup d\u2019argent. Les produits d\u2019origine animale repr\u00e9sentent la plus grande part des d\u00e9penses alimentaires moyennes. Manger moins de produits animaliers, c\u2019est avoir plus d\u2019argent pour les aliments v\u00e9g\u00e9taux. Je suis convaincu que beaucoup de gens sont pr\u00eats \u00e0 payer un prix \u00e9quitable pour leur nourriture. Il existe \u00e9galement un potentiel concernant les marges des d\u00e9taillants et de l\u2019industrie de transformation alimentaire.<\/p>\n\n<p><strong>Martin Rufer: <\/strong>aujourd\u2019hui, un m\u00e9nage moyen ne consacre que 6,3% de son revenu aux boissons et aux aliments. Et un tiers de la nourriture finit \u00e0 la poubelle. Beaucoup de gens ne reconnaissent plus la valeur des aliments. S\u2019il \u00e9tait possible de r\u00e9duire quelque peu ce gaspillage alimentaire, on pourrait diminuer la production et les importations, m\u00eame sans changement majeur des habitudes de consommation.<\/p>\n\n<p><em>Le taux d\u2019auto-approvisionnement de la Suisse en mati\u00e8re d\u2019alimentation s\u2019\u00e9l\u00e8ve aujourd\u2019hui \u00e0 un peu plus de 50%. Ce niveau d\u00e9j\u00e0 relativement faible n\u2019est-il pas menac\u00e9 par la vision Greenpeace pour l\u2019agriculture en 2050?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel:<\/strong> la signification de ce chiffre est discutable. L\u2019essentiel est que les agriculteurs gagnent correctement leur vie, que le bien-\u00eatre animal soit respect\u00e9, que l\u2019environnement soit pr\u00e9serv\u00e9 et que les aliments produits soient sains et correspondent \u00e0 la demande. Le taux exact d\u2019auto-approvisionnement est secondaire. Notre vision pourrait accro\u00eetre les importations de certains aliments comme le sucre. Par contre nos besoins en produits comme le diesel, les engrais min\u00e9raux, les semences et les pesticides, qui n\u2019apparaissent pas dans les statistiques actuelles sur les importations en agriculture, seraient nettement moindres.<\/p>\n\n<p><em>Mais comment s\u2019assurer que les importations de sucre ne proviennent pas de monocultures europ\u00e9ennes, mais de cultures biologiques de canne \u00e0 sucre en Am\u00e9rique du Sud?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel:<\/strong> il y a de nombreuses options, notamment celles d\u00e9velopp\u00e9es dans le cadre de l\u2019initiative pour des aliments \u00e9quitables. L\u2019objectif doit \u00eatre de garantir que les importations r\u00e9pondent aux exigences minimales suisses en mati\u00e8re de production, tout en respectant les r\u00e8gles de l\u2019OMC.<\/p>\n\n<p><strong>Martin Rufer:<\/strong> je suis d\u2019accord sur ce point. Si le m\u00eame niveau d\u2019exigences vaut \u00e9galement pour les importations, l\u2019\u00e9cart de prix entre les marchandises import\u00e9es et suisses se r\u00e9duit. Cela rejoint les pr\u00e9occupations des agriculteurs suisse. Il serait d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s utile d\u2019avoir un \u00e9tiquetage correct pour les produits import\u00e9s.<\/p>\n\n<p><em>Il s\u2019agit de r\u00e9duire notre consommation de viande, mais aussi de produits laitiers. Les substituts comme le soja, le riz ou les amandes sont en plein essor. Comment se fait-il que la Suisse n\u2019en produise pas davantage?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Martin Rufer:<\/strong> la production de l\u00e9gumineuses est en effet une strat\u00e9gie importante. La Suisse poss\u00e8de des cultivars int\u00e9ressants, notamment pour le soja. Le sol serait id\u00e9al pour ce type de cultures. Ce qui manque, c\u2019est la demande de soja produit en Suisse, c\u2019est-\u00e0-dire la volont\u00e9 de payer un prix correct au producteur. Nous nous engageons pour obtenir de bonnes conditions cadre au niveau politique. Mais s\u2019il n\u2019y a pas de demande, tout ceci ne sert \u00e0 rien. Si le prix des produits suisses est trop \u00e9lev\u00e9, la pr\u00e9f\u00e9rence ira aux importations.<\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel: <\/strong>il est vrai que les d\u00e9bouch\u00e9s pour le soja suisse sont encore insuffisants. Les grands distributeurs doivent se tourner davantage vers les l\u00e9gumineuses de production suisse.<\/p>\n\n<p><em>Martin Rufer, quelle est votre vision pour l\u2019agriculture suisse \u00e0 l\u2019horizon 2050?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Martin Rufer:<\/strong> mon souhait serait que l\u2019agriculture paysanne structur\u00e9e en petites exploitations soit pr\u00e9serv\u00e9e. Les agriculteurs devraient obtenir une valeur ajout\u00e9e suffisante pour leurs produits. Ce sont les consommateurs qui d\u00e9cident quels seront ces produits.<\/p>\n\n<p><em>Philippe Schenkel, dans quelle mesure votre vision sera-t-elle r\u00e9alis\u00e9e d\u2019ici 2050?<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel: <\/strong>j\u2019esp\u00e8re que d\u2019ici l\u00e0, nous aurons atteint quelques objectifs cl\u00e9s: une agriculture sans engrais min\u00e9raux et pesticides de synth\u00e8se, avec une biodiversit\u00e9 plus riche. Une agriculture plus diversifi\u00e9e, tant pour les produits que pour les types d\u2019exploitations. Et je souhaiterais qu\u2019un grand nombre croissant de personnes changent leurs habitudes de consommation, mangent moins de viande et consacrent une part plus importante de leur budget \u00e0 l\u2019alimentation.<\/p>\n\n<p><strong>Martin Rufer:<\/strong> je vous rejoint sur ce point: la reconnaissance de l\u2019importance de l\u2019agriculture et la cr\u00e9ation de valeur vont de pair. En fin de compte, c\u2019est le march\u00e9 qui tranche.<\/p>\n\n<p><strong>Philippe Schenkel:<\/strong> c\u2019est vrai, le march\u00e9 a son importance. Mais les milieux politiques sont en mesure de donner un cadre d\u2019orientation. Or actuellement, les politiciens n\u2019ont souvent pas le courage de le faire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand on choisit de regarder ailleurs, on facilite les machinations, scandales, irr\u00e9gularit\u00e9s et autres magouilles.<\/p>\n","protected":false},"author":23,"featured_media":28636,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_planet4_optimize_post_is_variant":false,"_planet4_optimize_experiment_name":"","_planet4_optimize_variant_name":"","ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[108,109,110],"tags":[113],"p4-page-type":[80],"gpch-article-type":[],"class_list":["post-28633","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-consommationpublications","category-essaipublications-consommationpublications","category-magazinesociete-essaipublications-consommationpublications","tag-alimentation","p4-page-type-article-de-magazine"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28633","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/23"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=28633"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28633\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/28636"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=28633"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=28633"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=28633"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=28633"},{"taxonomy":"gpch-article-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/gpch-article-type?post=28633"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}