{"id":41935,"date":"2019-01-31T11:34:56","date_gmt":"2019-01-31T09:34:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/?p=41935"},"modified":"2020-03-05T11:02:31","modified_gmt":"2020-03-05T09:02:31","slug":"banques-financent-emissions-massives","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/communique-de-presse\/41935\/banques-financent-emissions-massives\/","title":{"rendered":"Les grandes banques suisses financent des \u00e9missions massives de gaz \u00e0 effet de serre"},"content":{"rendered":"\n<p>Gen\u00e8ve, le 31 janvier 2019<\/p>\n\n<p><strong>Un rapport mandat\u00e9 par Greenpeace Suisse montre quelles quantit\u00e9s d\u2019\u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre rel\u00e8vent de la responsabilit\u00e9 de Credit Suisse et UBS entre 2015 et 2017. En finan\u00e7ant des entreprises actives dans le domaine particuli\u00e8rement sale des combustibles fossiles qualifi\u00e9s d\u2019extr\u00eames, ces deux banques sont responsables de l\u2019\u00e9mission de 182.9 millions de tonnes de gaz \u00e0 effet de serre. Rien qu\u2019en 2017, Credit Suisse et UBS ont financ\u00e9 93.9 millions de tonnes d\u2019\u00e9missions d\u2019\u00e9quivalent CO2&nbsp;\u2013&nbsp;soit le double de ce que la Suisse \u00e9met en une ann\u00e9e. La majeure partie de ces \u00e9missions est \u00e0 mettre sur le compte de Credit Suisse.<\/strong><\/p>\n\n<p>Credit Suisse et UBS restent fortement impliqu\u00e9es dans des affaires avec des entreprises actives dans les combustibles fossiles. Comme le montre un rapport mandat\u00e9 par Greenpeace Suisse l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e d\u00e9j\u00e0, entre 2015 et 2017, les deux grandes banques ont mis \u00e0 disposition USD 12.3 milliards pour 47 entreprises exploitant des combustibles fossiles particuli\u00e8rement sales au point d\u2019\u00eatre qualifi\u00e9s d\u2019extr\u00eames [1]. En font partie le charbon, le p\u00e9trole extrait de sables bitumineux, de l\u2019Arctique et des fonds marins profonds, ainsi que le gaz naturel liquide (LNG) [2].<\/p>\n\n<p>Greenpeace Suisse a demand\u00e9 \u00e0 ISS-Ethix \u00e0 Zurich de calculer les \u00e9missions r\u00e9sultant de ces financements et \u00e0 l\u2019entreprise right.based on science&nbsp;de Francfort de les \u00e9valuer. Le rapport montre qu\u2019en 2015, 2016 et 2017, les deux grandes banques ont financ\u00e9 l\u2019\u00e9mission de 182.9 millions de tonnes de gaz \u00e0 effet de serre au moyen de USD 12.3 milliards. Credit Suisse est responsable de plus de deux tiers de ces \u00e9missions. Entre 2015 et 2017, elle a tripl\u00e9 les \u00e9missions qu\u2019elle finance&nbsp;\u2013&nbsp;surtout en soutenant en particulier le charbon. Chez UBS, on constate un recul r\u00e9gulier des \u00e9missions financ\u00e9es.<\/p>\n\n<p>Durant la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e, 2017 a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement nocive pour le climat. Deux ans apr\u00e8s l\u2019adoption de l\u2019Accord de Paris sur le climat, les deux grandes banques ont financ\u00e9 l\u2019\u00e9mission de 93.9 millions de tonnes de gaz \u00e0 effet de serre \u00e0 travers les 47 entreprises \u00e9tudi\u00e9es. C\u2019est environ le double des \u00e9missions de la Suisse en une ann\u00e9e [3]. Avec 82.6 millions de tonnes, c\u2019est Credit Suisse qui a le plus particip\u00e9 \u00e0 ces affaires nuisibles pour le climat.<\/p>\n\n<p>Il faut tenir compte du fait qu\u2019entre 2015 et 2017, l\u2019empreinte \u00e9cologique des deux banques devait \u00eatre bien plus \u00e9lev\u00e9e que montr\u00e9 dans le pr\u00e9sent rapport. Ce dernier tient en effet uniquement compte des effets sur le climat du financement de 47 entreprises actives dans le domaine des \u00e9nergies fossiles extr\u00eames. Il faut donc tenir compte d\u2019importantes \u00e9missions financ\u00e9es par des montants qui n\u2019apparaissent pas.<\/p>\n\n<p>Onze des entreprises financ\u00e9es par Credit Suisse et UBS sont connues pour \u00eatre active dans le lobby climatosceptique dont le but est d\u2019emp\u00eacher ou entraver des l\u00e9gislations de protection du climat. On y trouve entre autres&nbsp;: Duke Energy, BP, American Electric Power et RWE.<\/p>\n\n<p><strong>Risques pour les entreprises et les banques<\/strong><\/p>\n\n<p>Par leurs financements, les banques ne nuisent pas seulement au climat, elles prennent elles-m\u00eames des risques \u00e9lev\u00e9s. Pour le rapport, on a analys\u00e9 dans quelle mesure 34 des 47 entreprises sont soumises \u00e0 des risques physiques li\u00e9s au climat&nbsp;\u2013&nbsp;p. ex. ces \u00e9v\u00e9nements m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames comme de fortes pr\u00e9cipitations, des temp\u00eates et des vagues de chaleur&nbsp;\u2013&nbsp;et \u00e0 quelle \u00e9ch\u00e9ance ces risques peuvent survenir. On constate entre autres que par rapport \u00e0 UBS, Credit Suisse met clairement plus de moyens \u00e0 dispositions d\u2019entreprises soumises \u00e0 des risques climatiques \u00e9lev\u00e9s \u00e0 court terme (d\u00e9lai de trois ans). \u00ab&nbsp;Lorsque les risques climatiques deviennent r\u00e9alit\u00e9&nbsp;\u2013&nbsp;d\u2019un point de vue physique ou r\u00e9glementaire&nbsp;\u2013&nbsp;les banques risquent de perdre une bonne partie de leurs investissements. C\u2019est la raison pour laquelle de plus en plus d\u2019investisseurs et de banques consid\u00e8rent que le changement climatique est un risque financier et pas seulement un risque pour leur r\u00e9putation,&nbsp;\u00bb explique Katya Nikitenko, sp\u00e9cialiste finances chez Greenpeace Suisse.<\/p>\n\n<p>Katya Nikitenko ajoute&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le pr\u00e9sent rapport montre une fois de plus que Credit Suisse et UBS attisent le changement climatique. Alors qu\u2019elles pourraient jouer un r\u00f4le actif et de pointe dans la transition vers une \u00e9conomie pauvre en carbone.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n<p>Greenpeace appelle les deux grandes banques \u00e0 montrer au public de fa\u00e7on convaincante comment elles entendent accorder leurs flux financiers avec les objectifs de l\u2019Accord de Paris sur le climat. Il faut en outre une sortie imm\u00e9diate du financement des entreprises qui font des affaires avec le charbon et les sables bitumineux.<\/p>\n\n<p><strong>Pour plus d\u2019informations, veuillez contacter<\/strong><\/p>\n\n<p>Rapport en anglais<a href=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2020\/03\/d003fe76-20181217_report_right._excl._legal.pdf\"> ICI<\/a><\/p>\n\n<p>Rapport en allemand <a href=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2020\/03\/0c04abe5-20190109_report_right._german_excl._legal.pdf\">ICI<\/a><\/p>\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2020\/02\/a01cb718-gpch-rapportsurlesgrandesbanquessuisses_factsheet.pdf\">Factsheet (Annexe au rapport de Greenpeace)<\/a><\/p>\n\n<p><strong>Contacts<\/strong><\/p>\n\n<p>Katya Nikitenko, sp\u00e9cialiste finances chez Greenpeace Suisse, +41 79 937 63 83, katya.nikitenko@greenpeace.org (en anglais)<\/p>\n\n<p><strong>Contact m\u00e9dias<\/strong><\/p>\n\n<p>Mathias Schlegel<br>Porte-parole Greenpeace Suisse romande <br>+41 79 794 61 23<br>&nbsp;<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"mailto:mathias.schlegel@greenpeace.org\" target=\"_blank\">mathias.schlegel@greenpeace.org<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gen\u00e8ve, le 31 janvier 2019 Un rapport mandat\u00e9 par Greenpeace Suisse montre quelles quantit\u00e9s d\u2019\u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre rel\u00e8vent de la responsabilit\u00e9 de Credit Suisse et UBS.<\/p>\n","protected":false},"author":38,"featured_media":9397,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_planet4_optimize_post_is_variant":false,"_planet4_optimize_experiment_name":"","_planet4_optimize_variant_name":"","ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"not set","p4_local_project":"","p4_basket_name":"not set","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[22],"tags":[],"p4-page-type":[73],"gpch-article-type":[],"class_list":["post-41935","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classifiee","p4-page-type-communique-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/41935","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=41935"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/41935\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9397"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=41935"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=41935"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=41935"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=41935"},{"taxonomy":"gpch-article-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/gpch-article-type?post=41935"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}