{"id":66892,"date":"2021-04-26T15:49:40","date_gmt":"2021-04-26T13:49:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/?p=66892"},"modified":"2021-04-26T16:13:12","modified_gmt":"2021-04-26T14:13:12","slug":"35-ans-tchernobyl","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/story-fr\/66892\/35-ans-tchernobyl\/","title":{"rendered":"35 ans de Tchernobyl: L&rsquo;histoire sans fin"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Il y a 35 ans, le 26 avril 1986, la pire catastrophe nucl\u00e9aire jamais connue s&rsquo;est d\u00e9clench\u00e9e \u00e0 Tchernobyl. Aujourd&rsquo;hui encore, les autorit\u00e9s sont confront\u00e9es \u00e0 des probl\u00e8mes insolubles.<\/strong><\/p>\n\n<p>Environ cinq millions de personnes en Ukraine, au Belarus et en Russie habitent toujours dans des zones officiellement consid\u00e9r\u00e9es comme contamin\u00e9es. Les personnes qui y vivent re\u00e7oivent constamment de nouvelles doses de radiation, comme le montre une <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/wayback.archive-it.org\/9650\/20200409062940\/http:\/\/p3-raw.greenpeace.org\/international\/Global\/international\/publications\/nuclear\/2016\/Nuclear_Scars.pdf\" target=\"_blank\">\u00e9tude<\/a> conjointe de Greenpeace et de scientifiques ukrainiens. Mais la Suisse, loin de Tchernobyl, est \u00e9galement touch\u00e9e par les retomb\u00e9es radioactives, selon un <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.ippnw.ch\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Hintergrundbericht-T35_DE.pdf\" target=\"_blank\">d\u00e9claration commune<\/a> de la Fondation suisse de l&rsquo;\u00e9nergie (SES) et des M\u00e9decins pour la responsabilit\u00e9 sociale et la pr\u00e9vention de la guerre nucl\u00e9aire (PSR\/IPPNW Suisse). Les d\u00e9c\u00e8s par cancer, les maladies et l&rsquo;augmentation de la mortalit\u00e9 infantile en sont les cons\u00e9quences.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le danger des incendies<\/h3>\n\n<p><br>De nombreux probl\u00e8mes demeurent non r\u00e9solus. Par exemple, il n&rsquo;existe aucune technologie pour traiter le combustible radioactif restant dans le r\u00e9acteur. Un nouveau sarcophage a \u00e9t\u00e9 construit en 2016 pour gagner du temps et d\u00e9velopper de nouvelles approches. De temps en temps, Tchernobyl nous rappelle que le danger est toujours l\u00e0. En 35 ans, des incendies ont \u00e9clat\u00e9 plus de 1500 fois dans la zone d&rsquo;exclusion. Ils \u00e9taient particuli\u00e8rement grave l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, lorsque par endroits, il n&rsquo;y avait qu&rsquo;un kilom\u00e8tre entre la v\u00e9g\u00e9tation en feu et le r\u00e9acteur accident\u00e9. Des panaches de fum\u00e9e provenant de l&rsquo;incendie ont parcouru des dizaines de kilom\u00e8tres, atteignant m\u00eame la capitale ukrainienne, Kiev, alimentant les craintes que les particules de fum\u00e9e n&rsquo;augmentent la radioactivit\u00e9 dans la ville. Heureusement, cela ne s&rsquo;est pas produit, et les niveaux de radiation \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de la zone d&rsquo;exclusion n&rsquo;ont pas pris l&rsquo;ascenseur.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les pompiers en premi\u00e8re ligne<\/h3>\n\n<p><br>Les pompiers ont d\u00fb travailler dans les zones les plus contamin\u00e9es de la zone, o\u00f9 les niveaux de radiation d\u00e9passaient de 16 fois les niveaux du rayonnement de fond. \u00ab\u00a0Malheureusement, nous disposons de tr\u00e8s peu d&rsquo;informations sur les risques radiologiques li\u00e9s aux incendies dans les zones contamin\u00e9es par la radioactivit\u00e9\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Valery Kashparov, directeur de l&rsquo;Institut ukrainien de recherche en radiologie agricole. \u00ab\u00a0Pour les pompiers, le danger est plus grand, notamment en raison de l&rsquo;absorption de radionucl\u00e9ides dans les poumons.\u00a0\u00bb Les pompiers doivent disposer d&rsquo;informations compl\u00e8tes sur les risques de radiation avant de se rendre dans des zones contamin\u00e9es. La derni\u00e8re \u00e9tude sur ce sujet a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e il y a 20 ans, et les conditions naturelles ont chang\u00e9 depuis. La crise climatique entra\u00eene des s\u00e9cheresses plus fr\u00e9quentes, les \u00e9cosyst\u00e8mes ont chang\u00e9, et chaque incendie a un impact sur l&rsquo;environnement local.<\/p>\n\n<p>Cette ann\u00e9e, si les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques le permettent, l&rsquo;institut, avec le soutien de Greenpeace, \u00e9tudiera une s\u00e9rie de param\u00e8tres qui influent sur la dose de radiation lors des incendies. \u00ab\u00a0L&rsquo;objectif est d&rsquo;estimer les doses attendues pour les pompiers. Nous proposerons ensuite des recommandations pour minimiser le risque\u00a0\u00bb, explique le professeur Kashparov.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La fin du risque nucl\u00e9aire?<\/h3>\n\n<p><br>Un grand nombre de pays qui ont eu \u00e0 subir les cons\u00e9quences de cette catastrophe continuent de s&rsquo;accrocher \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire. C&rsquo;est le cas de la Suisse, o\u00f9 se trouve le plus vieux r\u00e9acteur nucl\u00e9aire en activit\u00e9, le r\u00e9acteur 1 de la centrale nucl\u00e9aire de Beznau. Il est impossible de d\u00e9terminer quand les cons\u00e9quences de la catastrophe seront enti\u00e8rement ma\u00eetris\u00e9es, m\u00eame 35 ans apr\u00e8s l&rsquo;explosion du r\u00e9acteur 4 de Tchernobyl. Il est donc important de s&rsquo;assurer de r\u00e9duire au maximum les risques pour la population. La seule fa\u00e7on d&rsquo;y parvenir est de supprimer le recours \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire dans notre approvisionnement et de r\u00e9former le secteur \u00e9nerg\u00e9tique en maitrisant notre consommation et en basant la production sur les \u00e9nergies renouvelables. Le plus t\u00f4t sera le mieux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a 35 ans, le 26 avril 1986, la pire catastrophe nucl\u00e9aire jamais connue s&rsquo;est d\u00e9clench\u00e9e \u00e0 Tchernobyl. 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