{"id":76155,"date":"2021-11-08T18:11:40","date_gmt":"2021-11-08T17:11:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/article-de-magazine\/76155\/wenn-worte-das-klima-retten-wuerden\/"},"modified":"2021-11-09T14:19:49","modified_gmt":"2021-11-09T13:19:49","slug":"si-mots-sauver-climat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/story-fr\/76155\/si-mots-sauver-climat\/","title":{"rendered":"Si les mots pouvaient sauver le climat"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><strong>Les conf\u00e9rences sur le climat ont quelque chose d&rsquo;irr\u00e9el. Depuis pr\u00e8s d&rsquo;un demi-si\u00e8cle, les conf\u00e9rences internationales discutent de la protection de l&rsquo;environnement et du climat au niveau mondial, alors que les \u00e9missions n\u00e9fastes pour le climat continuent d&rsquo;augmenter.<\/strong><\/strong><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p>La premi\u00e8re conf\u00e9rence mondiale des Nations unies sur l&rsquo;environnement, qui s&rsquo;est tenue en 1972, a mentionn\u00e9 le probl\u00e8me du climat. Vingt ans plus tard \u00e0 Rio, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie, sous la banni\u00e8re de laquelle la premi\u00e8re conf\u00e9rence des parties ou COP s&rsquo;est tenue en 1995. Aujourd&rsquo;hui, \u00e0 Glasgow, nous avons atteint la 26e COP.&nbsp;<\/p>\n\n<p>Les COP ont toujours \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre de grands discours et de d\u00e9clarations d&rsquo;intention. Nous avons d\u00e9j\u00e0 entendu beaucoup de grandes annonces, mais trop d&rsquo;engagements sont volontaires et il y a trop souvent des \u00e9chappatoires. De plus, la d\u00e9l\u00e9gation suisse ma\u00eetrise g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s bien le jeu et aime se mettre en sc\u00e8ne en tant que championne et meneuse de jeu.<\/p>\n\n<p>Mais le bilan de la Suisse n&rsquo;est pas bon. M\u00eame apr\u00e8s plus de 25 ans de COP, nous, en Suisse, ne pouvons afficher que des r\u00e9ductions marginales des \u00e9missions nationales. Et nous ne les devons pas \u00e0 un r\u00f4le de pionnier en mati\u00e8re de protection du climat, mais en grande partie \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution technique et \u00e0 la d\u00e9localisation \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger des industries \u00e0 forte intensit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique. Si l&rsquo;on consid\u00e8re nos \u00e9missions par habitant, y compris les \u00e9missions caus\u00e9es dans d&rsquo;autres pays pour la production de nos biens de consommation, nous n&rsquo;avons obtenu aucune r\u00e9duction des \u00e9missions en 25 ans.&nbsp;<\/p>\n\n<p>Bien s\u00fbr, il est possible de consid\u00e9rer tout cela comme un progr\u00e8s si, par exemple, nous faisons des comparaisons relatives avec un d\u00e9veloppement possible sans mesures ou si nous nous comparons \u00e0 des pays qui ont des \u00e9missions par production \u00e9conomique nettement plus \u00e9lev\u00e9es. Lorsque cela se produit, les mots nuisent au climat plus qu&rsquo;ils ne l&rsquo;aident. Les paroles de notre gouvernement et de notre minist\u00e8re de l&rsquo;environnement qui veulent nous faire croire que nous sommes sur la bonne voie. Ils nous disent que la r\u00e9duction de nos propres \u00e9missions \u00e0 un niveau net nul d&rsquo;ici 2050 est suffisante pour \u00e9viter un r\u00e9chauffement catastrophique de plus de 1,5\u00b0C.&nbsp;<\/p>\n\n<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une tentative de pr\u00e9tendre que la Suisse prosp\u00e8re peut s&rsquo;orienter vers la moyenne mondiale afin de faire partie de la solution. Une tentative grotesque, si l&rsquo;on consid\u00e8re que nous avons b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 massivement de la surexploitation de l&rsquo;atmosph\u00e8re et que nous ne sommes satisfaits de la moyenne mondiale dans aucun autre domaine. Imaginez : des universit\u00e9s moyennes au niveau mondial, des imp\u00f4ts moyens pour les entreprises, une m\u00e9decine moyenne, des infrastructures moyennes avec des voitures moyennes &#8211; la liste est sans fin.&nbsp;<\/p>\n\n<p>Alors pourquoi devrions-nous nous contenter de la moyenne mondiale lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la plus grande menace pour notre avenir ? Un regard sur tous les pays qui n&rsquo;ont pratiquement pas contribu\u00e9 au probl\u00e8me, mais qui subissent d\u00e9j\u00e0 de graves cons\u00e9quences en raison de s\u00e9cheresses ou d&rsquo;\u00e9normes temp\u00eates, montre \u00e0 quel point parler de moyenne est injuste.<\/p>\n\n<p>Si nous voulons garantir un climat digne d&rsquo;\u00eatre v\u00e9cu, nous devons nous d\u00e9barrasser de toutes les \u00e9missions le plus rapidement possible, tant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de nos fronti\u00e8res.<\/p>\n\n<p>Greenpeace est pr\u00e9sente \u00e0 la COP26 avec un petit groupe de personnes pour rappeler que les pays riches doivent prendre leurs responsabilit\u00e9s. Nous rappelons que nous ne pouvons pas r\u00e9soudre le probl\u00e8me avec des astuces comptables et en d\u00e9pla\u00e7ant les responsabilit\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n<p>Les paroles de la COP26 ne sauveront pas le climat. Mais peut-\u00eatre que les nombreuses paroles prononc\u00e9es lors de la COP inciteront davantage de personnes \u00e0 s&rsquo;engager pour que leurs pays \u00e9tablissent enfin des r\u00e8gles pour une protection efficace du climat. Nous aurions alors fait un pas de plus, car ce sont les actions, et non les mots, qui nous font avancer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les conf\u00e9rences sur le climat ont quelque chose d&rsquo;irr\u00e9el. 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