{"id":8143,"date":"2016-11-20T00:00:00","date_gmt":"2016-11-19T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/master.greenpeace.ch\/press-release-fr\/8143\/nouvelle-etude-de-greenpeace-les-valeurs-limites-des-pesticides-ne-garantissent-aucune-securite\/"},"modified":"2019-05-30T08:45:29","modified_gmt":"2019-05-30T06:45:29","slug":"nouvelle-etude-de-greenpeace-les-valeurs-limites-des-pesticides-ne-garantissent-aucune-securite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.ch\/fr\/communique-de-presse\/8143\/nouvelle-etude-de-greenpeace-les-valeurs-limites-des-pesticides-ne-garantissent-aucune-securite\/","title":{"rendered":"Nouvelle \u00e9tude de Greenpeace: les valeurs limites des pesticides ne garantissent aucune s\u00e9curit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><b>\u00ab\u00a0Aucune valeur limite n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9e.\u00a0\u00bb On retrouve cette phrase dans presque toutes les \u00e9tudes sur les pesticides dans l\u2019alimentation. D\u00e8s lors, n\u2019y aurait-il donc aucun probl\u00e8me? Une nouvelle \u00e9tude de Greenpeace Suisse r\u00e9v\u00e8le le contraire. En r\u00e9alit\u00e9, m\u00eame si les limites fix\u00e9es sont rarement d\u00e9pass\u00e9es, les risques \u00e9ventuels sur la sant\u00e9 des consommateurs existent et sont masqu\u00e9s \u00e0 plusieurs niveaux. Greenpeace exige donc un changement de paradigme qui tienne compte de la valeur limite combin\u00e9e de toutes les substances nocives.<\/b><\/p>\n<div>\n<p>La maladie de Parkinson, les maladies auto-immunes, le lymphome, la scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique (SLA) sont des exemples de maladies notamment li\u00e9es aux pesticides. Des limites pour les pesticides dans les aliments doivent \u00eatre fix\u00e9es de telle sorte que la sant\u00e9 des consommateurs soit assur\u00e9e. En pratique, cela est tout autre. Dans l&rsquo;\u00e9tude \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2019\/05\/b04d4736-b04d4736-2016_agriculture_etude_limitespesticides.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Pesticides : des valeurs limites suffisantes pour notre assiette?<\/a>\u00a0\u00bb Greenpeace Suisse montre que les valeurs limites basses servent avant tout \u00e0 prot\u00e9ger les int\u00e9r\u00eats des agrochimiques que la sant\u00e9 des consommateurs.<\/p>\n<p><strong>Une grande ignorance<\/strong><br \/>\nLa dose journali\u00e8re admissible (DJA) ressemble \u00e0 un jeu de devinettes. Elle est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9termin\u00e9e sur la base de l&rsquo;exp\u00e9rimentation animale avec des souris et \/ou des rats. On recherche le seuil de dose sans effet toxique (DSET). Cette valeur est tout simplement divis\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralement par 100 pour obtenir la DJA pour l&rsquo;homme et ne se base sur aucun fondement scientifique. Car la sensibilit\u00e9 entre divers types de rats peut diff\u00e9rer d\u2019un facteur de 1 \u00e0 plus de 800. Les \u00eatres humains aussi peuvent r\u00e9agir de mani\u00e8re tr\u00e8s diverse, surtout les groupes les plus vuln\u00e9rables, en particulier les b\u00e9b\u00e9s, pas suffisamment prot\u00e9g\u00e9s. En outre, la DJA ne tient donc pas compte du fait que les substances qui agissent sur le m\u00eame organisme peuvent s\u2019additionner ou m\u00eame multiplier leur effet par interaction. De plus, l\u2019effet des additifs ne fait l\u2019objet d\u2019aucune \u00e9tude.<\/p>\n<p><strong>La pire pratique comme r\u00e9f\u00e9rence<\/strong><br \/>\nLa proc\u00e9dure pour \u00e9tablir la valeur limite des pesticides dans les aliments est tout aussi discutable. Ainsi, le requ\u00e9rant (dans la plupart des cas le producteur de pesticides) doit mener huit \u00e0 douze essais en plein champ dans diff\u00e9rentes r\u00e9gions g\u00e9ographiques sur une certaine culture avec le pesticide en question. La valeur mesur\u00e9e la plus \u00e9lev\u00e9e de r\u00e9sidus sert ensuite de base pour d\u00e9terminer la valeur limite. C\u2019est ensuite la m\u00e9diane des r\u00e9sidus mesur\u00e9s lors des tests en champ et non la valeur limite qui fait foi. Or, la m\u00e9diane omet la moiti\u00e9 des valeurs mesur\u00e9es et atteint en moyenne une valeur sept fois inf\u00e9rieure par rapport \u00e0 la valeur limite, avec pour effet que la DJA peut \u00eatre nettement d\u00e9pass\u00e9e pour certains groupes de la population.<\/p>\n<p><strong>Ajustements conformes aux souhaits de l&rsquo;industrie<\/strong><br \/>\nIl est \u00e9galement \u00e9tonnant de constater l\u2019adaptation fr\u00e9quente des valeurs limites. Depuis juin 2014, l\u2019Union europ\u00e9enne (UE) a adapt\u00e9 42 fois des valeurs limites. Certaines valeurs ont \u00e9t\u00e9 abaiss\u00e9es, suite \u00e0 une sous-estimation de la toxicit\u00e9 (comme par exemple le chlorpyrifos). Mais dans la majorit\u00e9 des cas, les valeurs limites ont \u00e9t\u00e9 revues \u00e0 la hausse sur demande des producteurs, car la valeur limite en vigueur \u00e9tait trop souvent d\u00e9pass\u00e9e en raison de mauvaises pratiques agricoles. Cela prouve \u00e0 l\u2019\u00e9vidence que les d\u00e9sirs de l\u2019industrie et de l\u2019agriculture priment sur les objectifs de sant\u00e9 publique.<\/p>\n<p>Et Philippe Schenkel, charg\u00e9 de campagne Agriculture de Greenpeace de souligner: \u00abL&rsquo;\u00e9valuation des risques et la fixation de valeur limites ne prennent pas en compte le mode de vie de la population. Chacun de nous est expos\u00e9 aux pesticides et \u00e0 d&rsquo;autres substances chimiques qui peuvent interagir sur le m\u00eame syst\u00e8me\u00a0\u00bb. La majorit\u00e9 de la population ing\u00e8re par exemple davantage de plomb que ce qui est recommand\u00e9. L\u2019\u00e9valuation des risques suppose qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autre source de pollution additionnelle. Un changement de paradigme est n\u00e9cessaire: la r\u00e9duction de la charge de pollution totale devrait \u00eatre \u00e9rig\u00e9e en priorit\u00e9.<\/p>\n<p>La politique agricole devrait \u00eatre orient\u00e9e vers de meilleures pratiques et non pas en fonction des quantit\u00e9s de substances toxiques, que la majorit\u00e9 des producteurs est en mesure de respecter ou qu\u2019ils acceptent. Pour les pesticides, une limite globale de 0,01 mg \/ kg devait \u00eatre introduite, car il est tout \u00e0 fait possible de produire des aliments sans pesticides.<\/p>\n<div class=\"listings items\">\n<h3 title=\"Plus d'informations\">Plus d&rsquo;informations<\/h3>\n<div class=\"\">\n<ul>\n<li class=\"ccsnlink\"><a title=\"Etude: &quot;Pesticides: des valeurs limites suffisantes pour notre assiette?&quot;\" href=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2019\/05\/b04d4736-b04d4736-2016_agriculture_etude_limitespesticides.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Etude: \u00ab\u00a0Pesticides: des valeurs limites suffisantes pour notre assiette?\u00a0\u00bb<\/a><br \/>\n<span class=\"contenttype\">Document<\/span><\/li>\n<li class=\"ccsnlink\"><a title=\"Site: &quot;Sans poison&quot;\" href=\"https:\/\/sanspoison.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Site: \u00ab\u00a0Sans poison\u00a0\u00bb<\/a><br \/>\n<span class=\"contenttype\">Lien externe<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n<p style=\"color: #000000; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: auto; text-align: left; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 1; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px;\"><strong>Contact m\u00e9dias<\/strong><\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" style=\"margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: left;\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2019\/05\/f7d758f3-f7d758f3-francoise.jpg\" alt=\"\" width=\"65\" \/>Fran\u00e7oise Debons Minarro<br \/>\n<\/strong>Porte-parole<br \/>\nLigne directe +41 22 907 72 77<br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"obfimg Eoi_1\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.ch\/static\/planet4-switzerland-stateless\/2019\/05\/28b51ada-28b51ada-d69888254b660f2944cceef4a38fcd8d.png\" alt=\"\" \/><script type=\"text\/javascript\"><!-- document.write(dc('Eoi_1', 'CC_F2_AD_E3_F0_AB_BE_A3_E2_A9_AF_AD_A9_BC_A2_A9_A9_BE_AB_8C_A3_BE_BE_AD_A2_A5_A1_E2_A9_BF_A5_A3_AF_A2_AD_BE_AA_F2_EE_AB_BE_A3_E2_A9_AF_AD_A9_BC_A2_A9_A9_BE_AB_8C_A3_BE_BE_AD_A2_A5_A1_E2_A9_BF_A5_A3_AF_A2_AD_BE_AA_F6_A3_B8_A0_A5_AD_A1_EE_F1_AA_A9_BE_A4_EC_AD_F0'));\/\/--><\/script><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8220;Aucune valeur limite n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9e.&#8221; On retrouve cette phrase dans presque toutes les \u00e9tudes sur les pesticides dans l\u2019alimentation. 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