Plus d’un an après que des fissures aient été découvertes sur les cuves de pression de deux réacteurs nucléaires belges , l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire  (IFSN) a aujourd’hui ordonné un examen des réacteurs des centrales de Beznau et de Gösgen. Mais au regard des délais très larges et des exceptions dont bénéficient les exploitants de centrales nucléaires, les vérification seront vraisemblablement incomplètes.Il est irresponsable que les exploitants obtiennent des délais de trois ans alors que le contrôle des cuves de pression des réacteurs est incontournable pour la sécurité technique des centrales nucléaires. Les procédures de secours actuelles ne permettent pas de maîtriser une défaillance sur une cuve de pression. Un tel incident pourrait donc très facilement entraîner un accident nucléaire grave.Il est tout aussi incompréhensible que la centrale de Leibstadt ne soit pas soumise à une telle procédure. S’il faut envisager l’apparition de fissures sur les cuves de pression des réacteurs de Mühleberg, de Beznau et de Gösgen alors il faut également le faire pour le réacteur de Leibstadt. La cuve de cette installation provient de la même forge que celles présentant des fissures en Belgique.Il est enfin particulièrement inquiétant de voir Mühleberg échapper à cette inspection. L’an dernier, seul 5% de la cuve avait été soumis à une vérification. L’IFSN refuse d’ailleurs toujours de communiquer les conclusions de ce contrôle. Greenpeace Suisse exige  que les cuves de pression des réacteurs nucléaires du pays soient tous soumis à un examen par ultrason dans les trois prochains mois. Les résultats de ces inspections doivent également être rendus publics.

Centrale nucléaire de Gösgen, près d'Olten.Plus d’un an après que des fissures aient été découvertes sur les cuves de pression de deux réacteurs nucléaires belges , l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire  (IFSN) a aujourd’hui ordonné un examen des réacteurs des centrales de Beznau et de Gösgen. Mais au regard des délais très larges et des exceptions dont bénéficient les exploitants de centrales nucléaires, les vérification seront vraisemblablement incomplètes.

Il est irresponsable que les exploitants obtiennent des délais de trois ans alors que le contrôle des cuves de pression des réacteurs est incontournable pour la sécurité technique des centrales nucléaires. Les procédures de secours actuelles ne permettent pas de maîtriser une défaillance sur une cuve de pression. Un tel incident pourrait donc très facilement entraîner un accident nucléaire grave.

Il est tout aussi incompréhensible que la centrale de Leibstadt ne soit pas soumise à une telle procédure. S’il faut envisager l’apparition de fissures sur les cuves de pression des réacteurs de Mühleberg, de Beznau et de Gösgen alors il faut également le faire pour le réacteur de Leibstadt. La cuve de cette installation provient de la même forge que celles présentant des fissures en Belgique.

Il est enfin particulièrement inquiétant de voir Mühleberg échapper à cette inspection. L’an dernier, seul 5% de la cuve avait été soumis à une vérification. L’IFSN refuse d’ailleurs toujours de communiquer les conclusions de ce contrôle. Greenpeace Suisse exige  que les cuves de pression des réacteurs nucléaires du pays soient tous soumis à un examen par ultrason dans les trois prochains mois. Les résultats de ces inspections doivent également être rendus publics.

Florian Kasser est en charge de la campagne nucléaire de Greenpeace Suisse

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