ll y a plusieurs mois Greenpeace avait rendu attentives les autorités allemandes que du bois tropical illégal de la République démocratique du Congo (RDC ) a été retrouvé sur le terrain d’une scierie à Gütersloh (Allemagne).

ll y a plusieurs mois Greenpeace avait rendu attentives les autorités allemandes que du bois tropical illégal de la République démocratique du Congo (RDC ) a été retrouvé sur le terrain d’une scierie à Gütersloh (Allemagne).

Cela pourrait créer un précédent, si l’on considère les nouvelles lois sur le commerce du bois dans l’Union européenne: les États membres sont priés à l’avenir de cesser tout commerce prospère issu du bois illégal. Maintenant, le ministère fédéral allemand de l’Alimentation , de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs (BMELV) a confirmé l’illégalité du bois et l’a confisqué.

La société BAM, qui a importé le bois vers l’Europe, est une société enregistrée en Suisse. Il a été constaté que ce fait complique énormément ce cas, car jusqu’ici la loi européenne sur le bois ne peut poursuivre que les entreprises de l’UE afin que les acteurs prennent leurs responsabilités.

Que fait la Suisse? La Suisse est à la traîne et se trouve un pas en arrière. Contrairement à l’Union européenne, il y a un vide juridique en ce qui concerne l’importation de bois illégal. Il est donc difficile pour les autorités de l’UE de coopérer avec les autorités suisses au sujet d’une enquête de cas dans lesquels les entreprises suisses sont impliquées. Comme cela peut prendre trois à quatre ans avant qu’une base juridique soit établie, la Suisse doit immédiatement élaborer un règlement transitoire et exiger d’avoir une autorité compétente. Celle-ci servirait de point de convergence  pour les autorités européennes et aussi de lieu ou l’on peut faire part de ses soupçons.

Asti Roesle est Chargée de campagne Forêts chez Greenpeace Suisse

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