Premier soulagement pour les organisateurs des piquets monitoires organisés depuis la catastrophe de Fukushima devant le siège de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) à Brugg, dans le canton d’Argovie: les autorités de la ville ont décidé qu’ils n’avaient pas besoin d’autorisations pour se rassembler. Pourtant la décision de la ville est entachée de requêtes assez inquiétantes. Le combat pour la liberté d’expression et de réunion continue.

Le but des veilles antinucléaires est d’exiger la fermeture de la centrale de Beznau et de rappeler à l’autorité de surveillance que la catastrophe de Fukushima est toujours en cours. Les organisateurs ont donc le droit de tenir leurs piquets monitoires, mais à condition que ceux-ci ne rassemblent pas plus de 6 personnes et que le nombre de panneaux ou de drapeaux soit limité à 2. On ne sait pas encore si les organisateurs vont déposer plainte contre ces limitations absurdes.

Un autre problème demeure: le propriétaire du bâtiment qui abrite l’IFSN a obtenu une interdiction judiciaire des veilles antinucléaire. La semaine dernière, près de 800 recours contre cette interdiction ont été déposées au tribunal de district de Brugg. La situation ne sera complètement clarifiée qu’une fois que le dossier aura été traité. Mais d’ici là les veilles antinucléaires pourront avoir lieu sans problème.

Mathias Schlegel est porte-parole Climat & Energie pour Greenpeace Suisse


800ème veille antinucléaire devant l’IFSN à l’occasion de l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

Le 11 mars 2015 marquera le quatrième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Ce jour-là, la 800ème manifestation silencieuse aura lieu devant l’IFSN. Elle sera l’occasion de donner un signal fort contre l’énergie nucléaire. Nous espérons donc une forte participation. Durée: de 16h à 18h. Lieu de rencontre: arrêt de bus, en face du siège de l’IFSN, Industriestrasse 19, 5200 Brugg

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