Lundi 9 mars dernier, des bénévoles Greenpeace du groupe régional de Winterthur ont remis une pétition contre la fracturation hydraulique dotée de plus de 2000 signatures au Grand Conseil zurichois. Un petit apéro accompagné de biscuits faits maison en forme de tours de forage a en outre été offert aux députés pendant la pause.

Le Grand Conseil zurichois se prononcera ces prochaines semaines sur une intervention des Verts demandant d’interdire la fracturation hydraulique dans tout le canton. Une dizaine de bénévoles Greenpeace du groupe régional de Winterthur leur ont expliqué que la population soutient aussi cette demande.

Si le Grand Conseil zurichois ne prend pas les bonnes décisions, ce sont des tours de forage en acier et pas en biscuit qui pourraient être installées dans le Weinland zurichois. La Seag (Aktiengesellschaft für schweizerisches Erdöl) veut extraire du gaz par fracturation hydraulique près de Humlikon. Pour ce faire, elle est prête à prendre le risque de polluer les eaux souterraines et nuire à la santé de la population.

La fracturation hydraulique est en effet une méthode brutale. Elle consiste à injecter dans le sol un mélange de produits chimiques, d’eau et de sable à haute pression. Les fissures ainsi formées dans la roche permettent d’en extraire le pétrole ou le gaz. Cela risque de polluer les eaux souterraines et provoquer l’émanation de méthane qui est un puissant gaz à effet de serre. Et en ce qui concerne le climat, il vaudrait mieux que le pétrole et le gaz qui se trouve encore dans le sol y restent pour ne pas réchauffer encore plus le climat de note planète. Il faut espérer que les député zurichois le comprennent et interdisent la fracturation hydraulique.

Marco Pfister est expert en question énergétique pour Greenpeace Suisse

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