Le Conseil des États a accepté aujourd’hui le contre-projet indirect du Conseil fédéral à l’initiative pro-atome (“Stop au blackout”) qui vise à autoriser la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Cette décision tombe le jour du 15ème anniversaire de la catastrophe de Fukushima.
“Assister à ce débat du Conseil des États au Palais fédéral m’a bouleversé”, explique Lukas Bühler, expert des questions énergétiques pour Greenpeace Suisse. “La population a confirmé à plusieurs reprises dans les urnes sa volonté de passer aux énergies renouvelables, mais le Conseil des États va à l’encontre de la volonté populaire et ouvre la voie au retour du nucléaire, une énergie sale, coûteuse et dangereuse. Il est important de trouver les solutions pour électrifier le système énergétique et garantir notre autonomie. Les conseiller·ères aux États auraient dû avoir le courage de refuser le retour de l’atome qui nous expose à de nombreux risques sans résoudre les défis que notre système énergétique doit surmonter dans le futur. Malheureusement, aujourd’hui ce sont les intérêts particuliers du lobby nucléaire qui se sont imposés dans la chambre haute de notre parlement.”
“En acceptant un retour du nucléaire le jour de l’anniversaire de Fukushima, les conseiller·ères aux États démontrent qu’ils n’ont tiré aucune leçon du désastre industriel et humain auquel fait face le Japon depuis 15 ans”, ajoute Lukas Bühler. “Nous exposer davantage au risque nucléaire est particulièrement contre-productif dans un pays où les énergies renouvelables peuvent couvrir l’ensemble de nos besoins. Il faut au contraire accompagner et soutenir la transition énergétique afin de remplacer rapidement la production des réacteurs actuellement en service et assurer notre souveraineté dans ce domaine. Le contre-projet indirect proposé par le Conseil fédéral ne fait que saboter cet essor. Mon espoir c’est que le Conseil national saura corriger le tir en s’opposant au Conseil fédéral et en imposant le respect de la volonté populaire.”
Contacts:
- Lukas Bühler, expert des questions énergétiques, Greenpeace Suisse, +41 76 406 70 23, [email protected]
- Mathias Schlegel, porte-parole, Greenpeace Suisse, +41 79 794 61 23, [email protected]


