Le Parlement a adopté aujourd’hui le programme d’allègement budgétaire 2027. Cette politique d’austérité décidée au détriment des personnes et de l’environnement reste inacceptable.
Les organisations environnementales, dont Greenpeace Suisse, se sont opposées dès le début aux mesures d’austérité prévues par le Conseil fédéral dans les domaines de l’environnement, des transports publics, de l’éducation, de la recherche et de la protection sociale.
Avec le paquet de mesures adopté par le Parlement, il apparaît que la pression des organisations écologiques a partiellement porté ses fruits. Dans le secteur de l’environnement, le pire a été évité.
Cela se vérifie notamment dans le Programme Bâtiments. Le Conseil fédéral voulait réduire de 400 millions de francs les dépenses consacrées à la rénovation énergétique. La majorité du Parlement a jugé cela excessif. La réduction décidée par la Confédération est maintenant de 200 millions de francs. Cela signifie aussi que les cantons ont désormais davantage de responsabilités.
Une évolution similaire concerne les contributions de l’Office fédéral de l’environnement aux organisations internationales. Le Conseil des États souhaitait les réduire de 4 millions de francs. Finalement, les Chambres se sont mises d’accord sur une réduction de 2 millions de francs, comme proposé par le Conseil fédéral. C’est au moins un succès partiel et un signe relativement positif pour le canton de Genève, siège de l’ONU, ainsi que pour le multilatéralisme et le processus de ratification du traité international de protection de la haute mer.
Ces coupes budgétaires, touchant l’environnement, les transports, l’éducation, la recherche et la protection sociale, constituent une erreur stratégique pour l’avenir. La priorité doit être de supprimer les subventions nocives pour le climat et l’environnement et de taxer les pollueurs selon le principe du pollueur-payeur, en particulier les grandes fortunes.
Le mode de vie des personnes ultra-riches nuit considérablement au climat et à l’environnement. L’heure est venue de se pencher sur la question de la justice fiscale, de supprimer les règles spéciales dont bénéficient les grandes fortunes à l’échelle mondiale et d’éliminer les niches fiscales.
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- Juliette Wyss, responsable politique, Greenpeace Suisse, +41 76 518 79 01, [email protected] (réponse en allemand et en anglais uniquement)
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