Le Conseil fédéral vient d’annoncer qu’il estime réaliste de prolonger jusqu’à 80 ans l’activité des centrales nucléaires de Gösgen et de Leibstadt. La logique voudrait qu’il s’assure de pouvoir remplacer rapidement leur production avec des énergies renouvelables, comme la population l’a demandé en votation.

Commentaire de Lukas Bühler, expert des questions énergétiques pour Greenpeace Suisse:

“Prolonger l’activité des centrales nucléaires est un jeu dangereux. Certains composants essentiels pour la sécurité, comme la cuve de pression du réacteur, subissent une usure qui affecte leur solidité et sont impossibles à remplacer. De plus, avec l’âge, les pannes et les arrêts s’accumulent.Tout réacteur nucléaire possède une date de péremption. C’est pourquoi nous devons nous assurer de remplacer rapidement la production d’électricité issue de l’atome.

Pour y parvenir, il faut miser sur le développement des modes de production d’énergie qui sont actuellement disponibles, c’est-à-dire sur les énergies renouvelables, et en tout premier lieu du solaire. Construire une nouvelle centrale nucléaire en Suisse prendra des décennies.

Le Conseil fédéral estime que le recours au nucléaire s’impose si l’essor des énergies renouvelables est trop lent pour couvrir nos besoins. Aujourd’hui, le contre-projet indirect à l’initiative pro-atome (“Stop au blackout”) est le principal obstacle vers la transition énergétique. En ralentissant le développement des renouvelables, ce projet augmente le risque nucléaire et menace la sécurité énergétique.”

Contacts:

  • Lukas Bühler, expert des questions énergétiques, Greenpeace Suisse, +41 76 406 70 23, [email protected]
  • Mathias Schlegel, porte-parole, Greenpeace Suisse, +41 79 794 61 23, [email protected]