La majorité du Conseil national a décidé de renvoyer le texte au Conseil fédéral afin d’examiner la question du financement d’éventuels nouveaux réacteurs. S’il est positif de voir les parlementaires s’inquiéter du financement, force est de constater que bien des questions restent sans réponses, notamment celles liées à l’augmentation du volume des déchets ou celles concernant l’impact sur le développement des énergies renouvelables.
Commentaire de Florian Kasser, expert des questions liées au nucléaire pour Greenpeace Suisse:
“La majorité des parlementaires veulent savoir qui prendra en charge les coûts exorbitants d’une nouvelle centrale et quel sera l’impact sur les finances publiques et le budget des ménages. C’est une décision qui permet de clarifier les choses pour la population.”
“Il y a toutefois d’autres aspects tout aussi importants que le Conseil fédéral doit clarifier. C’est notamment le cas de la gestion des masses supplémentaires de déchets hautement radioactifs ou de l’impact sur le développement des énergies renouvelables. Avec les réponses à ces questions, l’absurdité d’un retour au nucléaire apparaîtra au grand jour.”
“La meilleure manière de se préserver du risque nucléaire consiste à renoncer à l’énergie atomique. Le Conseil fédéral doit respecter la volonté populaire et accélérer la transition énergétique.”
“Nous nous battrons jusqu’au bout contre de nouvelles centrales; un retour en arrière inutile, dangereux et coûteux.”
Contact:
- Florian Kasser, expert des questions liées au nucléaire, Greenpeace Suisse, +41 76 345 26 55, [email protected]
- Mathias Schlegel, porte-parole, Greenpeace Suisse, +41 79 794 61 23, [email protected]

