Greenpeace dit OUI au Fonds climat, car investir dans la protection du climat est le meilleur moyen de protéger la Suisse contre les conséquences les plus graves du réchauffement climatique. Et en disant NON à l’initiative visant à affaiblir la SSR, nous renforçons la diversité des opinions et la démocratie.
OUI au Fonds climat
“Pour être honnête, j’ai des doutes quant à la capacité de la Suisse à atteindre ses objectifs climatiques d’ici 2030. Il faut des investissements supplémentaires”, déclarait en substance le conseiller fédéral Albert Rösti en décembre dernier. Le Fonds climat est un levier d’investissement central pour parvenir à la neutralité carbone de la Suisse en 2050. La Confédération peut jouer un rôle important et positif.
- Le plus cher, c’est de ne rien faire. Investir dans la protection du climat permet d’avoir une chance de protéger la Suisse des pires conséquences du réchauffement climatique dont les coûts financiers sont beaucoup plus élevés que ceux des investissements nécessaires pour atteindre nos objectifs climatiques.
- Investir dans le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la protection de la biodiversité et de la nature et les nouvelles technologies favorables au climat permet de créer beaucoup de valeur ajoutée pour notre pays. La dépense peut sembler élevée, mais elle permet de générer des milliers d’emplois et des retombées positives pour notre économie. La Suisse a beaucoup à y gagner.
- Actuellement, notre système énergétique nous rend dépendants des importations de pétrole, de gaz et d’uranium. Cela nous coûte des milliards de francs chaque année. En assurant notre approvisionnement énergétique avec des sources locales, le Fonds Climat nous permet de renforcer notre indépendance et notre souveraineté et d’investir en Suisse l’argent dépensé actuellement dans des pays tiers.
Retrouvez tous les arguments en faveur du OUI au Fonds climat
NON à l’initiative SSR
On l’observe de manière toujours plus spectaculaire et inquiétante: la désinformation ne cesse de gagner du terrain. Nous vivons aujourd’hui dans un monde où il est possible de gagner une élection présidentielle, dans une des plus anciennes démocraties du monde, tout en affirmant que le réchauffement climatique est un canular.
Parallèlement, de très grandes fortunes peuvent acquérir des médias importants et y imposer leur vision. Dans ce contexte, il est important de préserver la pluralité des médias et de garantir au grand public l’existence de sources d’informations fiables et indépendantes. C’est pourquoi nous estimons qu’il faut préserver le budget de la SSR et rejeter l’initiative.
- L’initiative aurait des conséquences négatives pour la diversité médiatique et la qualité de l’information disponible pour la population. Les moyens mis en œuvre au sein des rédactions pour couvrir les grandes évolutions de notre société ont drastiquement baissé ces dernières années. Couper les budgets de la SSR ne ferait qu’aggraver cette évolution. Les conséquences pour la pluralité médiatique, indispensable au débat démocratique, pourraient se révéler funestes et profiter avant tout à de grands groupes médiatiques étrangers.
- Grâce à la redevance publique, les médias de la SSR sont mieux protégés de la logique de marché. Alors que des médias privés sont contraints de produire des contenus clivants et chargés en émotion pour générer de l’audience et des clics, les chaînes de radio et de télévision de la SSR peuvent miser sur la qualité journalistique et la diversité – notamment en rendant ses émissions accessibles aux personnes en situation de handicap ou en renforçant l’information locale dans les différentes régions de notre pays. Tout le monde en profite, même les générations, même les plus jeunes.
- Les médias publics renforcent le débat démocratique. Au sein de la démocratie directe suisse, les contenus journalistiques proposés par la SSR permettent une formation de l’opinion libre et mieux protégée des influences de certains groupes de pression puissants, comme le lobby du nucléaire, des énergies fossiles ou les grandes entreprises du commerce de détail ou de l’agrobusiness. Dans un pays où les grandes décisions pour la protection de l’environnement et du climat prennent souvent la voie des urnes, c’est un atout qu’il est important de protéger.
Retrouvez tous les arguments en faveur du NON à l’initiative SSR
Investir dans la protection du climat et de la nature et dans une offre médiatique et culturelle libre et diversifiée nous aide à avancer vers un avenir écologique et durable pour tout le monde.
Le 8 mars votez, et poussez vos ami·es et vos proches à voter également!


