La décision du Conseil d’Etat est une bonne nouvelle. Les autorités du canton ont pris une position ferme. Greenpeace déplore toutefois que celle-ci ne soit pas définitive. De plus, il est regrettable que cette suspension ne concerne que le gaz de schiste et laisse la porte ouverte à la recherche d’autres formes d’hydrocarbures.

La décision du Conseil d’Etat est une bonne nouvelle. Les autorités du canton ont pris une position ferme. Greenpeace déplore toutefois que celle-ci ne soit pas définitive. De plus, il est regrettable que cette suspension ne concerne que le gaz de schiste et laisse la porte ouverte à la recherche d’autres formes d’hydrocarbures.

Les deux objectifs prioritaires du canton en matière d’énergie sont le développement des énergies renouvelables et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte, l’exploitation de nouvelles ressources énergétiques fossiles ne devrait même plus être une option.

Le 9 septembre dernier le Conseil d’Etat vaudois a donc annoncé avoir suspendu jusqu’à nouvel ordre toutes « les autorisations de recherches de gaz de schiste dans le canton ». Cette décision aboutit au rejet de la demande de prospection en surface déposée par la société américano-suisse Schuepbach Energy, basée à Zoug.

L’exploitation des ressources de gaz de schiste pose deux types de problèmes environnementaux. D’une part, il s’agit d’une ressource (le méthane) dont l’impact sur l’effet de serre est 25 fois plus élevé que le CO2. D’autre part, la technique utilisée pour l’extraction du gaz, la fracturation hydraulique, est particulièrement sale. Elle consiste à forer horizontalement en injectant sous très haute pression un mélange d’eau et de produits chimiques dans le sol.

Cette pollution du sous-sol et notamment des eaux souterraines est très dommageable pour la faune et la flore. Elle peut également gravement mettre en péril la santé des populations. Enfin, il faut savoir qu’en moyenne seul 20% du gaz en sous-sol est récupéré, le reste risque fortement de remonter en surface, de polluer l’air et de contribuer au réchauffement climatique.

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