Le 11 mars prochain, date du 15ème anniversaire de la catastrophe de Fukushima, doit se tenir le débat du Conseil des Etats sur le contre-projet indirect du Conseil fédéral à l’initiative pro-atome (“Initiative Stop aux Blackout”), qui propose un retour en arrière sur l’interdiction de construire de nouveaux réacteurs nucléaires en Suisse. 23’008 personnes expriment leur désaccord avec ce projet. Dans une pétition, elles demandent aux Parlementaires de clore le chapitre du nucléaire en Suisse et d’axer la politique énergétique sur les énergies renouvelables.
“Nous sommes 23’000 citoyen·nes à appeler les Parlementaires à ne pas prêter l’oreilles aux vaines promesses du lobby nucléaire”, déclare Lukas Bühler, expert des questions énergétiques pour Greenpeace Suisse, évoquant une pétition nationale remise par Greenpeace à la Chancellerie fédérale vendredi 27 février dernier.
“Lors de la session parlementaire qui s’ouvre aujourd’hui, le Conseil des Etats se prononcera pour ou contre la levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires. Le fait que le débat ait lieu exactement le jour du 15e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima relève d’un cynisme sans pareil.”
Les 23’000 signataires de la pétition remise par Greenpeace appellent les parlementaires des deux chambres à refuser le contre-projet indirect proposé en août 2024 par le Conseil fédéral en réponse à l’initiative pro-atome (initiative “Stop au blackout”). Les signataires demandent au Parlement de maintenir le cap fixé et approuvé en votation par la Stratégie énergétique 2050 et la loi sur l’électricité et d’orienter la Suisse vers un approvisionnement énergétique entièrement basé sur les énergies renouvelables.
« La semaine dernière, le Conseil fédéral a décidé la mise en œuvre, à partir d’avril 2026, du décret visant à accélérer la construction de grandes installations de production d’énergie renouvelable. Le contre-projet indirect visant à lever l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires est en totale contradiction avec cette décision et n’a aucun sens », conclut Lukas Bühler.
Contacts:
- Lukas Bühler, expert des questions énergétiques, Greenpeace Suisse, +41 76 406 70 23, [email protected]
- Mathias Schlegel, porte-parole, Greenpeace Suisse, +41 79 794 61 23, [email protected]


